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Le Comité libanais pour la prévention de la torture renforce sa coopération avec le Groupe de travail sur la prévention de la torture

Dans le cadre de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, les membres du Comité libanais pour la prévention de la torture (CPT) ont tenu une réunion de coordination avec les représentants du Groupe de travail sur la prévention de la torture (WGTP) dans les locaux de la Commission nationale des droits de l’homme du Liban, y compris le Comité pour la prévention de la torture (NHRC-CPT) à Beyrouth.

Cette rencontre s’inscrivait dans les activités nationales organisées à l’occasion de cette journée internationale et témoigne de l’engagement commun du mécanisme national de prévention et des organisations de la société civile à éradiquer la torture, à promouvoir la responsabilité et à garantir le respect de la dignité et des droits de toutes les personnes privées de liberté.

Les échanges ont porté sur l’état actuel de la prévention de la torture au Liban, les principaux défis auxquels est confronté le système national de prévention, ainsi que les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre le Comité et le Groupe de travail. Les participants ont notamment examiné les moyens de consolider les garanties juridiques et institutionnelles, d’améliorer le contrôle des lieux de privation de liberté et de renforcer les mécanismes de prévention de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Créé en 2007, le Groupe de travail sur la prévention de la torture (WGTP) constitue l’une des principales coalitions d’organisations libanaises de défense des droits humains. Il est né en réponse à la persistance de la torture et des mauvais traitements dans les lieux de détention, malgré la ratification par le Liban de la Convention des Nations Unies contre la torture en 2000 et de son Protocole facultatif (OPCAT) en 2008.

Le WGTP coordonne les actions de plaidoyer, la recherche, le suivi, la documentation, le renforcement des capacités et les formations entre les organisations membres afin de prévenir la torture, soutenir les survivants, promouvoir leur réadaptation et renforcer la responsabilité des auteurs. Au fil des années, il est devenu un acteur incontournable du paysage libanais des droits humains, collaborant étroitement avec les institutions nationales, les organisations internationales, les agences des Nations Unies et les partenaires internationaux pour renforcer les garanties juridiques, les mécanismes de contrôle et les réformes institutionnelles.

La coalition rassemble aujourd’hui ALEF – Act for Human Rights, le Restart Center for Rehabilitation of Victims of Violence and Torture, le Centre libanais des droits humains (CLDH), Proud Lebanon, AJEM, Caritas Liban et l’Institut des droits humains du Barreau de Tripoli.

Les participants ont souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les institutions nationales, la société civile et les partenaires internationaux afin d’améliorer les mécanismes de prévention de la torture, de développer les systèmes d’orientation et de réadaptation des survivants, de renforcer la documentation des violations et d’assurer l’application effective des garanties protégeant les personnes privées de liberté.

Ils ont également réaffirmé que la prévention efficace de la torture exige un contrôle indépendant et régulier des lieux de détention, des enquêtes rapides, impartiales et efficaces sur toutes les allégations de torture, la poursuite des responsables, ainsi que la mise à disposition de services complets d’assistance juridique, médicale, psychologique et de réadaptation pour les survivants.

À l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le Comité pour la prévention de la torture a renouvelé son appel au respect absolu de l’interdiction de la torture en toutes circonstances, à la conduite d’enquêtes indépendantes et efficaces sur toutes les allégations de torture et de mauvais traitements, ainsi qu’à la poursuite des auteurs conformément à la loi.

Le Comité a également appelé au renforcement des mécanismes de protection des survivants afin de garantir leur accès à la justice, à des recours effectifs, aux soins médicaux et psychologiques, à la réadaptation et à une réparation intégrale, conformément aux normes internationales relatives aux droits humains.

La réunion s’est conclue par la réaffirmation de la volonté commune du Comité pour la prévention de la torture et du Groupe de travail sur la prévention de la torture de poursuivre leur coopération afin de renforcer le système national de prévention de la torture, de protéger les droits des personnes privées de liberté et de promouvoir une société fondée sur la dignité humaine, la justice et l’État de droit.

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NHRCLB
NHRCLBhttps://nhrclb.org
مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).