Guide de traitement des plaintes | Commission nationale des droits de l’homme – Liban
Commission nationale des droits de l’homme incluant le Comité pour la prévention de la torture

Guide de traitement des plaintes

Version française complète couvrant la réception, l’évaluation, l’enquête, la médiation, le renvoi, les garanties de protection et l’ensemble des annexes.

Établi par: Fadi Gerges, Bassam Al Kantar, Ali Youssef, Mervat Rishmawi, Karim El Mufti Relecture: Ghassan Makarem Illustration : Alhadi Taha Photos: Abbas Selman Titre : La Commission nationale des droits de l'homme, y compris le Comité pour la prévention de la torture (CNDH-CPT) Guide de traitement des plaintes ISBN : 978-9953-0-5687-6 Première édition : 2022 Éditeur : La Commission nationale des droits de l'homme, y compris le Comité pour la prévention de la torture (CNDH-CPT) Adresse : Centre international des clés, 3e étage, rue Jisr El Basha, Hazmieh, Mont Liban Courriel : contact@nhrclb.org Site web: https://nhrclb.org P.O. Encadré: 11-8452, Riad El Solh, Beyrouth, Liban Ligne d'urgence : 0096139234567 http://fb.nhrclb.org http://insta.nhrclb.org http://twitter.nhrclb.org http://yt.nhrclb.org

La Commission nationale des droits de l'homme, y compris le Comité pour la prévention de la torture - Liban (CNDH-CPT) 2022

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Avec l'appui du projet «Promouvoir la police communautaire au Liban», financé par l'Union européenne et mis en œuvre par la Fondation internationale et ibéro-américaine pour l'administration et les politiques publiques - FIIAPP et CIVIVOL.

Table des matières

Liste des abréviations .................................................................................................................................. 5

Résumé................................................................................................................................................................... 7

Règles générales .................................................................................................................................................................. 15

Autorités compétentes habilitées à recevoir et à traiter les plaintes ............................................................... 21

Cas exigeant que la Commission nationale des droits de l'homme-CPT agisse sans recevoir de plaintes... 25

Formulaire de présentation de la plainte et libellé utilisé pour la présentation .................................. 27

Conditions d'acceptation des plaintes .................................................................................................. 31

Processus normalisé de traitement et de renvoi des plaintes .................................................. 35 au ministère public et au contentieux

Le maintien d'une plainte et la fin des travaux sur celle-ci.................................................. 45

Conseils juridiques et demandes de renseignements .................................................................................................................................. Autres produits

Arrêts définitifs .................................................................................................................................................................... 51

Annexes * Annexe 1 : Le rôle du CPT en ce qui concerne les plaintes................................... 53 * Appendice 2 : Compétences de l'équipe de la Commission des plaintes ......... 57 * Appendice 3 : Notes supplémentaires sur les plaintes concernant des enfants ...... 61 * Appendice 4 : Notes supplémentaires sur les plaintes concernant .................................................... 67 à la traite des êtres humains

* Appendice 5 : Notes complémentaires sur les plaintes relatives................................................... 71

aux droits des femmes et des filles * Annexe 6 : Notes complémentaires sur les plaintes relatives................................................... 77 aux personnes handicapées * Annexe 7 : Procédures de réception d'une plainte .................................................. 81 * Appendice 8 : Entreprendre des enquêtes efficaces................................................... 85 * Appendice 9 : Liste des lieux de privation de liberté .................................. 99 au Liban sous le mandat du Comité pour la prévention de la torture (CPT) * Annexe 10 : Glossaire................................................................................................................................................... 103

Liste des abréviations EU FIIAPP

Union européenne Fondation internationale et ibéro-américaine pour l'administration et les politiques publiques CNDH-CPT Commission nationale des droits de l'homme, y compris le Comité pour la prévention de la torture NPM National Preventive Mechanism UNHRC United Nations Human Rights Council NHRIs National Human Rights Institutes Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants OPCAT Facultatif Protocole à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants SPT Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture GANHRI Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'homme Déclaration universelle des droits de l'homme Convention relative aux droits de l'enfant Convention relative aux droits de l'enfant Convention relative aux droits des personnes handicapées Examen périodique universel Commissaire aux droits de l'homme OSC Organisations de la société civile

Résumé

Résumé (1) Les institutions nationales des droits de l'homme peuvent traiter les plaintes relatives à des violations des droits de l'homme d'une manière quelque peu semblable mais différente des tribunaux. Le traitement des plaintes par les institutions nationales de défense des droits de l'homme suit généralement des étapes semblables, notamment la réception, l'évaluation initiale, l'enquête, la conciliation et le renvoi ou la présentation de rapports. De nombreuses institutions nationales mènent leurs propres enquêtes sur les violations des droits de l’homme, et plusieurs peuvent traiter les plaintes de manière semi-judiciaire, c ' est-à-dire de manière similaire à la fonction des tribunaux. Les tribunaux reçoivent et identifient les plaintes et rendent des ordonnances exécutoires. Ils se conforment au processus judiciaire. Toutefois, il convient de souligner que les institutions nationales ne sont pas des tribunaux, car elles ne rendent généralement pas de décisions contraignantes et exécutoires. Toutefois, contrairement aux tribunaux, les institutions nationales peuvent recevoir des plaintes. Par conséquent, ils peuvent demander des preuves et obtenir des preuves fournies par les parties à la plainte. De nombreuses institutions nationales de défense des droits de l’homme sont tenues par la loi de tenter de régler les différends par l ' intervention et la conciliation. Toutefois, les institutions nationales de défense des droits de l'homme peuvent renvoyer la plainte au tribunal pour qu'il soit jugé et rendu une décision finale si le différend n'est pas réglé. Parfois, le (1) Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF) a appuyé la préparation de la première ébauche de ce guide.

l'aiguillage est accompagné des conclusions des INDH concernant les faits et les recommandations concernant leur traitement. Pour traiter les plaintes, les institutions nationales doivent appliquer les règles de justice. Bien qu'ils soient des défenseurs des droits de la personne, ils doivent être impartiaux dans le traitement des plaintes. Les institutions nationales jouent un rôle vital dans le traitement des plaintes pour violation des droits de l’homme. Ils sont plus accessibles et plus souples que les tribunaux, ce qui est particulièrement important pour les personnes qui peuvent être pauvres, vulnérables ou marginalisées. Pour beaucoup, les institutions nationales de défense des droits de l’homme peuvent être la seule option pour obtenir justice. Selon la loi 62/2016, la Commission nationale des droits de l'homme au Liban (CNDH-CPT) peut suivre la réalité des droits de l'homme et du droit international humanitaire au Liban. Elle comprend la réception, le suivi et le traitement des plaintes relatives à des violations de tous les droits et libertés garantis par la Constitution libanaise et la législation nationale ou par les obligations du Liban en vertu du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire. La CNDH-CPT traite des rôles et responsabilités liés à la protection, qui constituent un aspect essentiel des responsabilités des institutions nationales conformément aux Principes de Paris. Elle reçoit les plaintes, négocie, sert de médiateur et demande réparation par l'intermédiaire du ministère public ou des tribunaux. La CNDH-CPT a créé une commission des plaintes selon son système interne pour faciliter la réception et le suivi des plaintes. Il a également créé trois comités permanents (sur quatre), outre le Comité pour la prévention de la torture (CPT), qui a le pouvoir de recevoir et de traiter les plaintes, à savoir :

• Comité des griefs pour les enfants victimes de violations des droits de l'enfant . Comité pour la protection des droits des personnes handicapées . Comité de lutte contre la traite des êtres humains En outre, le CPT peut recevoir des plaintes lors de visites dans les lieux de

la détention. Les plaintes sont traitées conformément à la section pertinente du présent manuel. Toutefois, le CPT ne reçoit, ne suit ni ne traite aucune plainte en dehors du cadre de ses visites dans les lieux de détention et les lieux de privation de liberté.

1) La Sous-commission d'accréditation du Comité international de coordination des institutions nationales (observations générales 2.10 adoptées par la Sous-Commission de l'accréditation à Genève en mai 2013) a indiqué que les institutions nationales qui traitent les plaintes ont besoin de «fonctions et pouvoirs appropriés pour s'acquitter de leur mandat». Ces pouvoirs/autorités et fonctions peuvent comprendre:

• la possibilité de recevoir des plaintes contre des organismes publics et privés relevant de sa juridiction;

• la possibilité de recevoir des plaintes de personnes au nom des victimes présumées lorsque le consentement est donné;

  • • la capacité d'engager des procédures de plainte de sa propre initiative;
  • la capacité d'enquêter sur les plaintes, y compris le pouvoir d'exiger la présentation de preuves et de témoins et de se rendre dans les lieux de privation de liberté;

• la capacité de protéger les plaignants (plaignants) contre les représailles pour avoir déposé une plainte;

• la capacité de protéger les témoins de toute représailles pour avoir fourni des éléments de preuve dans le cadre de la plainte;

• la possibilité de rechercher un règlement amiable et confidentiel de la plainte par un autre processus de règlement des différends;

• la capacité de régler les plaintes en prenant une décision contraignante; (1) Source: Répertoire des institutions nationales des droits de l’homme, Forum Asie-Pacifique.

la possibilité de soumettre ses conclusions aux tribunaux ou aux organes judiciaires compétents pour décision; la capacité de soumettre des plaintes en dehors de sa juridiction ou dans le cadre d'une juridiction concurrente à l'organe décisionnel approprié; la capacité de rechercher, par l'intermédiaire du système judiciaire, l'exécution de ses décisions concernant le règlement des plaintes; la capacité de suivre et de surveiller la mise en œuvre de ses décisions relatives au règlement des plaintes; La capacité de transmettre ses conclusions au gouvernement dans les cas où la plainte fournit la preuve d'une violation généralisée ou systématique des droits de la personne.

En conséquence, la Commission nationale des droits de l’homme et le Comité pour la prévention de la torture doivent suivre les étapes successives du traitement des plaintes :

Réception de la plainte

Admission, triage et renvoi

Examen et enquête

Négociation et médiation

Déclaration des résultats ou renvoi

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-CPT) s ' efforce de parvenir à un accord avec les autorités publiques pour s ' assurer qu ' elles reçoivent une réponse en cas de plaintes dans un délai de deux semaines, conformément à la loi portant création de la Commission. Par conséquent, dans toute sa correspondance et dans toutes ses interventions, la Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme demande aux autorités publiques de répondre dans ce délai. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-CPT) cherche à permettre à ses membres et à son personnel spécialisé de recevoir les plaintes et de procéder à une évaluation initiale et à un suivi, en utilisant leur expérience en matière de législation nationale et internationale relative aux droits de l’homme et de techniques de traitement des plaintes. C'est pourquoi la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme (CNDH-CPT) vise à assurer une formation continue à toutes les personnes concernées (voir annexes).

Organisation des plaintes conformément à la loi de la Commission nationale des droits de l’homme

Conformément à la loi no 62/2016 régissant les travaux de la Commission nationale des droits de l'homme, qui comprend le Comité pour la prévention de la torture, les pouvoirs de la Commission nationale des droits de l'homme pour la prévention de la torture sont les suivants :

Le présent règlement entre en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne. Demande de renseignements La Commission nationale des droits de l'homme et le CPT peuvent contacter les autorités et organismes libanais ou étrangers et leur demander de fournir des documents ou des renseignements qu'ils jugent utiles pour l'exercice de leurs fonctions. Les autorités et organismes libanais concernés doivent répondre sans délai à cette demande.

Article 15: Définition des tâches de la Commission nationale des droits de l'homme et du CPT A. La Commission nationale des droits de l’homme et le CPT doivent protéger et promouvoir les droits de l’homme au Liban conformément aux normes énoncées dans la Constitution libanaise, la Déclaration universelle des droits de l’homme, les conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme et les lois libanaises conformes à ces normes, en plus de s ' acquitter des tâches spéciales énoncées dans la présente loi. À cet égard, elle peut communiquer de manière indépendante avec les organes internationaux et locaux s ' occupant des droits de l’homme. B. En particulier, la Commission nationale des droits de l’homme-CPT est chargée des tâches suivantes: 4. L'Agence européenne pour l'environnement Recevoir les plaintes et les rapports relatifs aux violations des droits de la personne et contribuer à les traiter par la négociation, la médiation ou le contentieux. C. Le rôle de l'Union européenne Le CPT au sein de la Commission nationale des droits de l'homme s'efforce de protéger les droits des personnes détenues et privées de liberté conformément aux dispositions de cette loi et aux obligations du Liban en vertu du Protocole facultatif se rapportant à la «Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants» (ci-après dénommée «Convention contre la torture»).

En vertu du Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, la Commission nationale des droits de l’homme et du Comité contre la torture assume les fonctions du Mécanisme national de prévention pour protéger les droits des personnes détenues et des personnes privées de liberté. Par conséquent, elle jouit d ' une personnalité juridique indépendante dans tout ce qui concerne la torture et la prévention. Article 17 : Recevoir des plaintes et contribuer à leur traitement La Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme reçoit des rapports et des plaintes concernant des violations des droits de l'homme commises au Liban par toute personne physique ou morale, libanaise ou non libanaise. Il peut enquêter sur des faits et des éléments de preuve connexes et contribuer à les traiter. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre. Règles régissant la présentation d'informations et de plaintes A. Le CPT-NHRC fixe les détails, les règles et les conditions de présentation des plaintes et des rapports dans son système interne. Elle assure la gravité de la plainte ou des nouvelles, la sécurité du plaignant ou de l'informateur et, le cas échéant, la confidentialité de la correspondance. B. Ni la Commission nationale des droits de l’homme ni aucun de ses membres ou employés n ' ont le droit de révéler le nom et l ' identité du requérant ou de l ' informateur sans son consentement écrit préalable, même après que l ' affaire a été portée devant les instances judiciaires ou disciplinaires compétentes. Article 19: enquête A. La Commission nationale des droits de l’homme et du terrorisme désigne l ' un de ses membres après avoir reçu la plainte ou informé un ou plusieurs rapporteurs de mener et de superviser les enquêtes et de compléter les informations annoncées par tous les moyens disponibles. B. Les rapporteurs sont autorisés à recueillir toutes les informations disponibles et la coopération des autorités exécutives, administratives et judiciaires compétentes est assurée sur demande. Résumé

Si les autorités concernées ne coopèrent pas dans un délai maximal de deux semaines à compter de la date de notification, les rapporteurs peuvent renvoyer la question aux autorités compétentes pour qu'elles prennent les mesures appropriées.

Article 20: Procédures découlant de l'enquête En fonction des résultats de l'enquête, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-CPT) doit décider de fermer le dossier ou de régler la plainte par la négociation ou la médiation dans les affaires relatives aux droits individuels. Il peut également fournir des informations aux parquets, qui doivent informer le CNDH-CPT de l'état d'avancement de l'enquête et de ses résultats, ou aider le requérant à soumettre les examens nécessaires aux autorités compétentes. La Commission nationale des droits de l’homme-CPT doit maintenir le caractère confidentiel des enquêtes prévues par le Code de procédure pénale.

Règles générales

Règles générales Indépendance

La CNDH-CPT est indépendante du secteur des ONG et du gouvernement, qui devrait servir de base au traitement des plaintes, des nouvelles et de l'information. La Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme (CNDH-CPT) se distingue des ONG en ce qui concerne la manière de recevoir les plaintes et de trouver des faits: - Lorsqu ' elle traite des plaintes, la Commission nationale des droits de l’homme ne défend aucune des parties; - La CNDH-CPT ne reçoit aucun rapport ni frais importants de la part de ceux qui déposent des plaintes ou des renseignements ou en échange de conseils juridiques et d'interventions auprès de diverses parties. Approche fondée sur les droits

  • La CNDH-CPT adopte une approche fondée sur les droits de l'homme, à partir du premier contact avec le requérant. Les valeurs de l'approche fondée sur les droits de la personne peuvent être résumées dans les principes du PANEL :
  • Participation . Responsabilité . Non-discrimination Autonomisation . Légalité
  • Protection des plaignants, des victimes et de leurs données Les autorités libanaises assurent la protection du plaignant, des témoins et des fournisseurs d'information en termes de non-renonciation, de non-discrimination et d'interdiction de toute sanction ou mesure disciplinaire à leur encontre en rapport avec la présentation de la plainte ou des informations. La Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme (CNDH-CPT) s'engage à respecter le principe de «ne pas nuire» en toutes circonstances, notamment en ne mettant pas en danger la vie des victimes, des témoins ou de toute personne contactée dans l'exercice de ses fonctions, en protégeant leur intégrité physique et psychologique et leur liberté. Il ne peut pas les soumettre au harcèlement politique, à l'intimidation ou aux restrictions. En conséquence, la CNDH-CPT évite de causer des dommages :
  • la connaissance des risques potentiels de préjudice;
  • Exercer le bon jugement, la prudence et l'exactitude;
  • Prendre toutes les précautions possibles et les mesures appropriées pour protéger les victimes et les témoins. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-CPT) prend des mesures pour protéger les plaignants et les témoins, notamment en protégeant leur identité au besoin et en adoptant des techniques appropriées pour mener les entretiens. La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-CPT) adopte une confidentialité complète dans les renseignements à partir du moment où la plainte est reçue et tout au long de l'enquête et du traitement de la plainte. La CNDH-CPT doit traiter les plaignants avec dignité aux différentes étapes de la réception et du traitement des plaintes, quelles que soient ses décisions. Si le requérant, les témoins ou les fournisseurs d'informations sont victimes de harcèlement ou de représailles en raison de la plainte correspondante, la Commission nationale des droits de l'homme intervient auprès des autorités nationales compétentes et des organismes internationaux pour mettre fin aux mesures de représailles et à tout harcèlement après avoir obtenu le consentement exprès de la ou des personnes concernées (le requérant, le témoin ou le fournisseur d'informations). Règles générales

Les plaignants doivent être informés dès le début des types de résultats attendus du traitement de la plainte et des options disponibles. Si le plaignant peut choisir entre poursuivre l'affaire avec la CNDH-CPT ou par d'autres moyens, tels que le pouvoir judiciaire, la CNDH-CPT doit expliquer ces options dans leur intégralité. Elle explique en détail les avantages et les inconvénients de chaque option. Dans tous les cas, il est nécessaire d'informer clairement les plaignants des décisions du CNDH-CPT concernant la plainte, des mesures prises et des motifs qui les sous-tendent. Le CPT-NHRC informe les plaignants que les renseignements qu'ils fournissent peuvent être utilisés pour préparer le rapport d'enquête et qu'il peut ne pas être possible de protéger leur identité si l'affaire est portée devant le tribunal (sauf pour les affaires concernant des enfants - voir l'annexe).

La norme de preuve La norme de preuve que le tribunal utilise habituellement pour tirer ses conclusions est fondée sur le principe de «l'équilibre des probabilités» plutôt que sur «au-delà d'un doute raisonnable», qui est généralement utilisé dans les affaires pénales.

Indépendance du CPT Le CPT fonctionne au sein de la Commission nationale des droits de l'homme en tant qu'organisme de réglementation distinct et indépendant, doté de son propre personnel et de sa propre structure, et exerce son indépendance opérationnelle. Elle ne relève d'aucune autre direction au sein de la Commission nationale des droits de l'homme. Dans les cas où les victimes ne peuvent pas se prononcer ou déposer une plainte personnellement en raison de circonstances telles que le décès, des problèmes de sécurité, l'âge, les conditions physiques ou une déficience mentale, elles peuvent généralement être représentées par un parent, un tuteur ou une personne mandatée. De plus, les personnes ou les organisations qui ne sont pas des victimes directes peuvent déposer une plainte au nom des victimes. Par exemple, il peut y avoir des cas d'abus multiples ou systématiques lorsqu'une organisation est mieux placée pour parler et déposer des plaintes pour protéger

les victimes de représailles. Dans d'autres cas, la victime peut avoir disparu, être détenue ou isolée du monde extérieur.

Adoption de partenariats La CNRH-CPT cherche à conclure des ententes ou des protocoles d'entente avec des institutions, des organisations ou des fournisseurs de services afin de faciliter le processus d'aiguillage vers ces entités au besoin. Le traitement des plaintes par la CNDH-CPT ne donne pas lieu à un jugement ou une jurisprudence qui lie les autorités officielles compétentes. La CNDH-CPT ne remplace pas les fonctions de l'appareil judiciaire, mais elle sert de référence pour les enquêtes et les plaintes, et non pour les décisions ou la jurisprudence judiciaire. Par conséquent, les conclusions, les rapports et les renseignements découlant des plaintes soumises à la CNDH-CPT ne sont pas considérés comme un témoignage officiel final valable pour les procédures juridiques ou judiciaires. Toutefois, ils constituent une base ou un document consultatif qui pourrait être utilisé par le premier.

Gestion des attentes La CNRH-CPT s'efforce de gérer et de clarifier les attentes du public à l'égard des plaintes. À cette fin, le CPT-NHRC clarifie son mandat de réception et de traitement des plaintes ainsi que les restrictions et procédures suivies dans un langage clair et compréhensible sur son site Web et dans ses campagnes pour permettre au public d'accéder facilement. Il publie également des brochures destinées aux visiteurs et aux plaignants.

Autorités compétentes habilitées à recevoir et à traiter les plaintes

Autorités compétentes habilitées à recevoir les plaintes Les organismes suivants sont chargés de recevoir et de traiter les plaintes exclusivement: - Commission des plaintes au CPT - Comité des griefs pour les enfants victimes de violations des droits de l ' enfant - Comité pour la protection des droits des personnes handicapées - Comité de lutte contre la traite des êtres humains Si la Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme reçoit des plaintes dans le cadre des visites prévues dans ses travaux, elle suit les procédures décrites ci-après (voir l ' annexe relative aux plaintes reçues par la Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme et des droits de l’homme). Le travail du CNDP-CPT ne se limite pas à ces comités. D'autres comités, permanents ou temporaires, peuvent être créés pour traiter des plaintes portant sur des sujets ou des événements précis.

Réception et traitement des plaintes Les Parties qui déposent des plaintes La Commission nationale des droits de l'homme et du droit international humanitaire peut recevoir des plaintes concernant des violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire au Liban par l'une des personnes suivantes : - Toute personne physique ou morale, libanaise ou non libanaise; - Groupes ou groupes de personnes; - Des représentants légaux de particuliers ou de groupes; - Avocat; - les ONG, les syndicats ou les syndicats professionnels qui sont légalement représentatifs de particuliers ou de groupes; - Les plaintes peuvent être déposées directement auprès du Comité des griefs pour les enfants victimes de violations des droits de l ' enfant par les enfants victimes de violations ou par leur tuteur, représentant ou autre; - Les plaintes peuvent être présentées directement au Comité pour la protection des droits des personnes handicapées par les personnes handicapées victimes de violations, par leurs représentants ou par d ' autres personnes; - Des plaintes peuvent être déposées auprès du Comité de lutte contre la traite des êtres humains à propos de la traite des êtres humains par les victimes de la traite, leurs familles ou leurs représentants.

Parties pouvant fournir une notification La Commission nationale des droits de l'homme peut recevoir des nouvelles et des informations supplémentaires concernant des plaintes pour violation des droits de l'homme au Liban de la part de toute personne physique ou morale, d'une ONG ou d'une autorité compétente.

Qui peut faire l'objet d'une plainte? Les plaintes peuvent être déposées par tout organisme officiel ou non officiel et tout employé officiel ou non officiel qui commet des violations de l ' un quelconque des droits de l’homme et des libertés garantis par la Constitution ou les lois en vigueur au Liban ou par des accords internationaux que le Liban s ' engage à respecter. La Commission nationale des droits de l’homme peut recevoir des plaintes concernant des particuliers et des entreprises au sujet de leur rôle dans les violations des droits de l’homme.

Cas exigeant que la Commission nationale des droits de l’homme-CPT agisse sans recevoir de plaintes

Cas exigeant que la Commission nationale des droits de l'homme-CPT agisse sans recevoir de plaintes La Commission nationale des droits de l'homme-CPT peut agir automatiquement et sans plainte préalable dans les cas suivants, en se fondant sur les nouvelles reçues par la Commission nationale des droits de l'homme-CPT de tiers ou sur les renseignements recueillis et suivis par la Commission nationale des droits de l'homme-CPT : - Par l'intermédiaire du Comité des plaintes pour violation des droits de l'enfant, dans tous les cas de violation des droits de l'enfant recensés, que la plainte ait été déposée ou non; - Par l ' intermédiaire du Comité de lutte contre la traite des êtres humains, dans tous les cas de traite des personnes, assurer la protection des victimes et des témoins, qu ' une plainte soit déposée ou non; - Par l'intermédiaire du Comité des personnes handicapées, en cas de violation de leurs droits, à condition que les personnes ou les représentants légaux concernés soient informés et ne s'opposent pas à l'intervention de la Commission nationale des droits de l'homme-CPT; - Dans tous les cas de violations des droits de l’homme qui se produisent ou risquent de se produire rapidement, de mettre fin à la violation avant qu ' elle ne se produise; - Dans tous les cas de torture et de mauvais traitements identifiés par la Commission nationale des droits de l’homme ou le CPT.

Cas exigeant que le Comité agisse sans recevoir de plaintes

Formulaire de présentation de plainte et langue utilisée pour présenter la plainte

Formulaire de dépôt de plainte La plainte ou la notification doit être soumise à la Commission des plaintes. Elle est officiellement acceptée si les conditions suivantes sont remplies. Il peut être remis par écrit et remis personnellement ou par une personne ayant une capacité juridique. Il peut également être envoyé par télécopieur, courriel ou courrier sécurisé. Si cela n'est pas possible, les plaignants ou les représentants peuvent présenter la plainte oralement. L'agent responsable l'écrit sur un formulaire imprimé, l'enregistre et copie la personne concernée. Le commissaire ou son représentant remet au plaignant un reçu contenant les renseignements suivants: - Le numéro de la plainte et la date d ' enregistrement; - Le numéro de téléphone et le courriel de la Commission - le plaignant est également informé du nom du rapporteur chargé de la documentation, du contrôle et du traitement de la plainte. La présentation d'une plainte n'interrompt pas ou ne suspend pas le délai pour les procédures prévues par la loi ou les procédures civiles ou pénales. Les plaignants ou les représentants peuvent présenter la plainte verbalement, y compris par téléphone ou par message vocal. Dans ces cas, les plaintes doivent contenir une méthode de communication avec les plaignants ou les représentants pour compléter les procédures et les renseignements. Le personnel responsable de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-CPT) l'écrit et le fait signer par les plaignants ou les représentants. S'il n'est pas possible pour le plaignant ou le représentant d'atteindre la Commission nationale des droits de l'homme28

CPT pour signer la plainte, la CNDH-CPT peut renoncer à l'obligation de faciliter l'accès des victimes à la justice. Il peut également être facilité par l'accès du personnel de la CNDH-CPT au plaignant par la communication sur le terrain.

Langue utilisée pour présenter des plaintes -

Les plaintes sont généralement reçues et écrites en arabe.

Les plaintes présentées dans une langue autre que l'arabe peuvent être acceptées si elles sont traduites par des traducteurs publics accrédités.

Si les documents sont présentés dans une langue autre que l'arabe, la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme fournit une traduction et prend en charge ses frais.

Conditions d'acceptation des plaintes

Conditions formelles d'acceptation des plaintes Les plaintes sont acceptables si elles satisfont aux exigences formelles suivantes : - Être signé par le ou les plaignants ou leur représentant légal; - être accompagnés de preuves, de pièces justificatives ou de présomptions; il peut comprendre des photographies et des enregistrements audio, vidéo ou électroniques lorsqu'ils sont disponibles; - Inclure, le cas échéant, les efforts déployés par le ou les plaignants auprès des autorités compétentes.

Autres conditions d'acceptation de la plainte La plainte est acceptée si les conditions suivantes sont remplies : - Si un an au plus s'est écoulé depuis que la violation a été commise et que le requérant en a pris conscience, sauf dans les cas de violations graves et persistantes. Cette restriction garantit que le CNRH-CPT ne traite pas des cas où les preuves ont disparu ou où les souvenirs ont disparu. Toutefois, la CNRH-CPT se réserve une marge de discrétion pour accepter les plaintes en dehors de ce délai, si des renseignements suffisants sont disponibles; - Si l'objet de la plainte n'a pas été précédemment présenté au CPT-NHRC, et que le CPT-NHRC a refusé de l'examiner à moins que de nouveaux renseignements et éléments de preuve ne se dégagent. Les plaintes émanant de sources anonymes ne sont généralement pas acceptées car, en l'espèce, la Commission nationale des droits de l'homme ne peut vérifier la validité de la plainte et ne peut donner suite à une demande de réparation pour une victime connue. Toutefois, les plaintes anonymes sont renvoyées à d'autres sections de la Commission nationale des droits de l'homme pour enquête sur leur contenu, en particulier lorsqu'il s'agit d'allégations de violations graves des droits de l'homme. Les plaintes qui manquent d'informations ou de motifs suffisants, sont fondées sur des malentendus, manquent de substance ou sont «infondées», «malicieuses» ou faites «de mauvaise foi» ne sont pas acceptées.

Processus normalisé de traitement des plaintes et renvoi au ministère public et au contentieux

Processus normalisé de traitement des plaintes Réception de la plainte et enregistrement de la preuve Les autorités compétentes de la CPT-NHRC reçoivent la plainte et consignent tous les détails à l'aide des formulaires et des modèles préparés à l'avance par la CPT-NHRC. La Commission des plaintes, le CPT et les comités compétents partagent une base de données et des informations communes pour l'enregistrement et le suivi des plaintes. Le plaignant peut remplir sa plainte. Dans ce cas, le destinataire de la plainte de la CNDH-CPT l'examinera pour s'assurer que tous les renseignements sont disponibles et rempliront les parties manquantes. Si le plaignant est une personne morale, la personne légalement autorisée à déposer la plainte doit présenter la demande et signer le formulaire pertinent. Si le plaignant est analphabète, le destinataire de la plainte du CNDH-CPT doit prendre les informations et remplir le formulaire de plainte en se fondant sur les réponses du plaignant aux questions soulevées par le plaignant dans le domaine de la plainte; les réponses sont écrites. Ensuite, l'information est lue au plaignant, et l'approbation est obtenue par empreintes digitales. Dans tous les cas, on doit demander aux plaignants pourquoi ils ont refusé de déclarer leur nom dans les suivis et les rapports publiés par la CNDH-CPT. Ces informations sont fixées sur le formulaire de plainte et explicitement signées par le plaignant sur le formulaire désigné. Avant la signature, des renseignements complets doivent être fournis sur la façon dont la CNRH-CPT peut utiliser les noms et les conséquences qui peuvent survenir.

Processus standard de traitement des plaintes...

À la fin de l'étape de la prise d'information, le plaignant reçoit une carte d'examen contenant des renseignements clairs, y compris le numéro de plainte, les numéros de téléphone de la CNDP-CPT et la période qui doit s'écouler pour que le plaignant ait le droit d'examiner.

Admission, sélection et renvoi

En se fondant sur les renseignements fournis à l'étape initiale, la CNRH-CPT détermine si la plainte relève de sa compétence ou si elle doit être renvoyée à une autre institution, en particulier si la plainte ne relève pas de la compétence de la CNRH-CPT ou si une autre institution fournit des services spécialisés. Le renvoi se fait par lettre au plaignant, à l'institution à laquelle la plainte est adressée, ou aux deux. À ce stade, le triage doit également être effectué pour déterminer dans quelle mesure la plainte est considérée comme une urgence qui doit être traitée immédiatement et de façon appropriée. Les plaintes qui ne relèvent pas de la compétence de la CNRH-CPT ou qui ne satisfont pas aux conditions formelles et objectives d'acceptation peuvent être rejetées à ce stade. La CNDP-CPT doit informer le plaignant de la décision.

Enregistrement

Après la présentation, les plaintes doivent être enregistrées et suivies à l'aide d'une base de données. Toutes les étapes et décisions relatives à la plainte sont consignées, y compris si elles ont été rejetées, acceptées ou renvoyées. L'information relative aux plaintes est clairement indiquée dans la base de données de la CNDH-CPT, y compris la nature de la plainte, les questions relatives aux droits de la personne en question et l'institution ou l'organisation à laquelle la plainte a été renvoyée (si la plainte a donné lieu à un renvoi).

Enquête et collecte d'informations

Pour déterminer les étapes suivantes à adopter par la Commission nationale des droits de la personne et ses comités spécialisés en ce qui a trait à la réception des plaintes, le processus normalisé de traitement des plaintes...

Les plaintes doivent être menées et examinées sans délai. Le CNDH-CPT envoie une lettre initiale aux autorités concernées dans les 14 jours suivant la réception de la plainte, leur demandant de fournir au CNDH-CPT des informations sur les allégations. Les autorités concernées doivent répondre à la lettre du CNDH-CPT dans un délai de deux semaines et sont tenues par la loi de coopérer avec le CNDH-CPT dans le cadre de ses enquêtes. Le CNDP-CPT envoie un rappel au bout de deux semaines s'il ne reçoit pas de réponse. Si la CNDH-CPT n'obtient pas de réponse satisfaisante, elle examine les autorités compétentes de la partie visée par la plainte. Les plaintes font l'objet d'une enquête : •

Recueillir des preuves;

Analyser les éléments de preuve pour formuler une opinion;

Élaboration d'un rapport préliminaire interne pour faciliter la prise de décisions fondées sur ces éléments de preuve.

Trois types de preuves peuvent être recueillies dans le cadre d'enquêtes sur des plaintes pour violation des droits de l'homme : •

Physique;

Documentaire (documents physiques et informations numériques);

Information fondée sur la certification.

Les preuves sont recueillies de différentes manières, principalement : •

Interroger les victimes et les témoins;

Recueillir des témoignages même par des personnes placées en détention;

l'obtention de documents et d'informations;

Entrer dans les locaux et effectuer des inspections;

Appel d'experts pour appuyer les enquêtes (garantissant que les experts travaillent de manière indépendante).

La Commission nationale des droits de l’homme examine toutes les parties concernées, sans exception

Processus standard de traitement des plaintes...

les interrogatoires et les enquêtes. Elle s ' engage également à préserver le caractère confidentiel des enquêtes et des informations prévues par le Code de procédure pénale. À la lumière de la collecte de renseignements préliminaires, la CNDP-CPT peut sauvegarder le dossier de la plainte et ne pas prendre de mesures à la lumière de la plainte qui ne remplit pas les conditions de forme ou de fond pour accepter les plaintes. Après

enquête

des

plainte

et

Rassemblement

des preuves,

d ' un

interne

Le rapport préliminaire est établi. Elle comprend les éléments suivants: •

Résumé de la plainte;

Faits et éléments de preuve;

Les

pertinent

humains

droits de l’homme

(intérieur)

les lois,

constitutionnelle

droits,

les instruments internationaux) faisant l'objet de la plainte; •

Principales conclusions;

Description des éléments de preuve physiques, documentaires et fondés sur des témoignages dans le cas pertinent;

Analyse des éléments de preuve permettant d'établir la véracité de la réclamation;

Conclusion fondée strictement sur l'analyse des éléments de preuve;

Soumettre une recommandation concernant les mesures à prendre par les autorités compétentes pour donner suite à la plainte.

Renvoi La Commission nationale des droits de l'homme-CPT peut renvoyer des plaintes à des organismes quasi gouvernementaux, à des organisations de la société civile, aux barreaux de Beyrouth ou de Tripoli ou à d'autres institutions spécialisées. En l'espèce, la CNRH-CPT ne traite pas de la plainte. Toutefois, elle suit périodiquement les plaintes déposées auprès des organes auxquels elle les avait adressées et veille à ce que le plaignant soit au courant de l ' évolution de la situation. Pour faciliter l'examen de la question, la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme tient un registre précis de la situation.

Processus standard de traitement des plaintes...

les plaintes renvoyées. Elle indique les informations relatives à la plainte, à la partie à laquelle la plainte a été adressée et à la date du transfert. Elle enregistre également l'état d'avancement de la plainte chaque fois que l'entité de renvoi est examinée.

Négociation et médiation La CNDH cherche tout d'abord à régler la plainte par la négociation et la médiation avec les autorités compétentes. La médiation se fait par l ' envoi d ' une correspondance aux autorités compétentes ou par l ' organisation d ' entretiens directs avec les autorités responsables. Une lettre est également envoyée aux autorités compétentes, accompagnée des informations essentielles, des conclusions et des recommandations contenues dans le rapport interne issu de l'enquête. La personne directement responsable de l'accusé ou de l'instance contre laquelle l'accusé est accusé doit être adressée. Dans la correspondance, les renseignements sur la plainte sont présentés en points clairs et concis (sous forme d'allégations ou de déclarations). Sur le plan du style, la Commission nationale des droits de l’homme et du terrorisme utilise un langage diplomatique clair et évite les attaques, la diffamation ou les accusations. La langue ne doit pas être biaisée en faveur du plaignant. La revendication centrale et les éléments de preuve justificatifs sont précisés dans la correspondance. L'allégation est étayée par des preuves juridiques, des documents ou des témoignages. La lettre indique également si le CNDH-CPT a ouvert une enquête sur la violation. Les autorités compétentes doivent répondre à des questions claires et précises, ou la plainte doit être traitée directement. Les correspondances doivent rechercher l'une des réponses suivantes: Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Enquêter sur la validité de l'allégation de la partie plaignante, par exemple, examiner les faits, expliquer les motifs, demander l'examen de la plainte ou demander d'obtenir les résultats de l'enquête.

2.

Exiger une réponse appropriée de la part de l'organisme concerné s'il existe

Processus standard de traitement des plaintes...

des preuves concluantes de la violation (par exemple, libérer une personne détenue arbitrairement, mettre fin aux mauvais traitements, permettre à un avocat de visiter le lieu de détention). Elle fait référence à des correspondances antérieures sur le même sujet. Si la réponse n'est pas reçue dans les 14 jours, la CNRH-CPT doit envoyer un rappel et demander une réponse dans les 14 jours supplémentaires. Dans les cas où aucune réponse n'est reçue, la question peut être soumise à des autorités supérieures à celles de l'organe de renvoi. Si la plainte est urgente, l'état d'urgence est examiné. Ensuite, l'intervention sera entreprise et une solution sera trouvée le plus tôt possible. L'étape du dépistage permet d'identifier ces cas urgents. Les communications contiennent des références à des dispositions du droit interne qui ont été violées et qui sont renforcées par des textes pertinents du droit international. Certains cas de violation des droits de l’homme ne sont pas susceptibles de régler les différends par la médiation ou la négociation et peuvent nécessiter une intervention immédiate (par exemple, les cas de torture ou de disparition forcée, les cas de sévices sexuels et la violence sexiste).

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Renvoi des plaintes ou des renseignements au ministère public La Commission nationale des droits de l'homme peut soumettre des renseignements au ministère public directement avant la négociation ou la médiation. Le chef de la Commission, en consultation avec le chef de la Commission des plaintes ou le comité concerné, consulte l'employé responsable de la prise de cette décision. En cas d'échec des négociations ou de la médiation, la commission peut également soumettre des informations au ministère public. Le chef de la CNDH-CPT, en collaboration avec le chef de la commission des plaintes ou du comité concerné, doit consulter l'employé responsable de la décision. Dans tous les cas où la Commission nationale des droits de l’homme et le CPT communiquent des informations au Procureur général, elle assure un suivi périodique de la question afin de recueillir des informations sur les enquêtes et leurs résultats. La CNDH-CPT informe ensuite les plaignants des progrès accomplis et peut également aider le plaignant à soumettre les examens nécessaires au Procureur général.

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Litige Par l'approbation du conseil du CNDH-CPT, le chef du CNDH-CPT peut recourir au pouvoir judiciaire directement ou par l'intermédiaire d'un avocat si le pouvoir judiciaire n'a pas déjà été saisi de l'affaire. La CNDH-CPT peut recourir à la justice dans les litiges stratégiques, dans le cas où la violation commise engendrerait un préjudice public, ou dans les recours collectifs dans l'intérêt public. La Commission nationale des droits de l’homme peut intenter des poursuites contre des personnes, des groupes, des organes et des institutions, que la nature de l ' action soit pénale ou civile, conformément aux dispositions des procédures civiles (procédures personnelles ou en nature) et des codes pénaux existants au Liban. Lorsqu'il reçoit une plainte et avant de prendre une décision, le Comité des plaintes pour enfants peut renvoyer l'affaire aux autorités judiciaires compétentes par l'intermédiaire du Conseil CNDH-CPT. Il demande que l ' affaire soit examinée d ' urgence, en prenant les mesures de protection temporaire nécessaires pour éviter tout préjudice qui pourrait être causé à l ' enfant, qui fait l ' objet de la plainte. Le Comité de lutte contre la traite des êtres humains peut également recevoir des plaintes et des notifications concernant la traite des personnes et les renvoyer aux autorités judiciaires compétentes.

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Rester une plainte et mettre fin aux travaux sur elle

Suspension d'une plainte Dans les cas suivants, la CNDP-CPT cessera de donner suite à la plainte. Le plaignant est informé de la décision d'arrêt et de ses motifs dans un délai d'une semaine à compter de la date de son adoption: •

Les plaintes jugées par la suite ne relèvent pas de la compétence de la CNRH-CPT.

Si le plaignant dépose des procédures relatives à la plainte devant un tribunal ou un comité judiciaire après avoir présenté la plainte au CNDP-CPT.

Si la plainte a été jugée illogique ou malveillante et n'a pas été présentée honnêtement.

Ne pas montrer suffisamment d'intérêt de la part de la personne dans sa plainte.

Défaut de fournir les éléments de preuve et les documents à l'appui exigés par la CNRH-CPT dans un délai raisonnable.

La réticence de la personne à poursuivre ses enquêtes sur sa plainte.

Rester une plainte et mettre fin aux travaux sur elle

Fin des travaux sur la plainte La CNRH-CPT cherche à terminer les travaux sur les plaintes et à fermer le dossier, à partir du moment où la plainte est acceptée pour enquête dans les délais suivants : - Les cas «complexes», tels que ceux liés à des violations systématiques ou à certains organes officiels et à des violations graves, doivent être résolus dans un délai de 90 jours; - Les cas ordinaires de plaintes qui ne sont ni complexes ni simples doivent être résolus dans un délai de 48 jours; - Les cas mineurs de violations manifestes qui ne nécessitent pas de collecte de preuves substantielles doivent être résolus dans un délai de 30 jours.

Rester une plainte et mettre fin aux travaux sur elle

Conseils et enquêtes juridiques

Conseils et demandes de renseignements juridiques La Commission des plaintes peut, sur la base des décisions rendues par le Conseil du CNDH-CPT, aviser les plaignants ou les informer de leurs droits et des recours disponibles et fournir des conseils juridiques pour faciliter la soumission de leur examen aux autorités compétentes. Si la CNDH-CPT met fin aux travaux sur la plainte et n'atteint pas de résultats satisfaisants pour le plaignant, elle peut suggérer la possibilité que le plaignant se rende à la justice ou à toute autre option disponible. Dans ce cas, le CNRH-CPT doit expliquer ces options dans leur intégralité, en illustrant en détail les avantages et les inconvénients de chaque option. Le CPT-NHRC informe également le plaignant du délai disponible pour traduire les affaires en justice ou assurer le suivi par le biais d'autres options fondées sur la législation nationale. La Commission des plaintes peut, en se fondant sur les décisions rendues par le conseil de la Commission, aviser les plaignants ou les informer de leurs droits. En outre, il aide les plaignants par le biais d ' avis juridiques de spécialistes afin de faciliter la présentation des réexamens devant le pouvoir judiciaire compétent.

Conseils et enquêtes juridiques

Arrêts définitifs

Jugements définitifs Les autorités législatives, exécutives, judiciaires et administratives compétentes et toutes les parties coopèrent avec la Commission nationale des droits de l'homme pour traiter les plaintes et faciliter ses travaux afin de l'aider à mener à bien ses tâches. Si les autorités compétentes perturbent les travaux de la Commission nationale des droits de l’homme et du Comité national contre la torture, ne coopèrent pas ou ne tardent pas à fournir les informations et les réponses requises, la Commission nationale des droits de l’homme et du Comité national contre la torture assure à nouveau le suivi de la question ou soulève la question devant les autorités supérieures ou le Parlement (en particulier la Commission parlementaire des droits de l’homme ou d ' autres commissions parlementaires, selon la situation). En cas d'échec de la médiation et d'absence de coopération de la part des autorités compétentes, le Conseil de la Commission peut déposer une notification ou une action publique auprès du ministère public chargé de la discrimination dans les cas autorisés par la loi. La CNDH-CPT transmet les demandes de conseils et d'aide juridiques en dehors du cadre de plaintes spécifiques aux autorités compétentes des deux barreaux, aux institutions de la société civile et aux autres autorités compétentes.

Annexe 1: Rôle du CPT en ce qui concerne les plaintes

  • Annexe 1: Le rôle du CPT en ce qui concerne les plaintes Préambule Comités nationaux pour la prévention de la torture, institué en vertu du Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, n'a pas pour objet d'enquêter sur les cas et les plaintes pour torture ou mauvais traitements dans les lieux de détention. Ils ne peuvent recevoir de plaintes et n ' ont donc pas pour but d ' enquêter sur les allégations de torture et de mauvais traitements commises par des institutions nationales en dehors de leurs visites. Les visites préventives régulières et soudaines prévues dans le Protocole facultatif diffèrent dans leurs objectifs, leur portée et leur méthodologie des visites qui peuvent être effectuées par d'autres départements ou comités ou par la Commission des plaintes de la Commission nationale des droits de l'homme afin de recueillir des informations sur les plaintes individuelles et de répondre à celles-ci:
  • Les visites effectuées par le CPT sont proactives. Ils se produisent avant qu ' un événement particulier ne se produise ou qu ' une plainte ne soit reçue d ' un détenu et non pas en réponse. Cela peut être fait à tout moment, même s'il n'y a pas de problème ou de plainte évident. Étant donné que ces visites ne visent pas à répondre à des cas individuels, elles visent essentiellement à analyser le système des lieux de détention et à évaluer tous les aspects liés à la privation de liberté;
  • Le CPT n ' effectue pas de visites pour enquêter sur les plaintes de torture ou de mauvais traitements dans divers lieux de détention qu ' il ou la Commission nationale des droits de l’homme peut consulter par l ' intermédiaire de la Commission des plaintes ou d ' autres organes de la Commission nationale des droits de l’homme;
  • Toutefois, lors de ses visites dans les lieux de détention, le CPT peut recevoir des plaintes ou des demandes d ' entretien concernant des cas de torture ou d ' autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de privation arbitraire de liberté;
  • La Commission nationale des droits de l’homme s ' efforce de régler les situations qui peuvent être résolues par les autorités compétentes de la prison ou du lieu de détention le plus tôt possible au cours de la visite. Dans ces cas, les plaintes reçues au cours des visites sont traitées sans se référer aux détails concernant les plaignants. Toutefois, des préoccupations peuvent être soulevées au sujet de la nourriture, de l'hygiène ou des traitements médicaux, selon le cas, avant la prison ou l'administration du lieu de détention, en demandant que ces préoccupations soient prises en compte. Le plaignant doit accepter le processus.
  • Si le CPT reçoit une plainte au cours de sa visite, il enquête et recueille des informations pour la résoudre après la fin de la visite. Dans ces cas: Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre. Le CPT doit enregistrer les plaintes au registre des plaintes dès que possible; 2. Dans les 24 heures suivant la réception de la plainte, le CPT doit fournir à la Commission des plaintes ou à un comité compétent du CNDH-CPT tous les renseignements relatifs à la plainte. Le plaignant doit s'entendre à l'avance et être informé des étapes suivantes; 3. Le Comité des droits de l'homme La Commission des plaintes ou le comité compétent de la Commission nationale des droits de l'homme assure le suivi des plaintes reçues par l'intermédiaire du CPT en suivant les étapes et mécanismes habituels suivis par la Commission des plaintes de la Commission nationale des droits de l'homme.
  • Le travail du CPT diffère de celui de la Commission des plaintes. Le travail de ce dernier consiste à répondre aux plaintes ou aux informations, à enquêter sur les faits, y compris par des visites, et à intervenir auprès des autorités compétentes pour traiter cette affaire. D'autre part, le CPT ne se rend pas pour enquêter sur les plaintes reçues à l'avance. •

Le mandat du CPT est axé sur la prévention des abus et l'action proactive en surveillant le traitement des personnes dans les lieux de détention. Il comprend également le suivi et l'analyse des lois, des politiques et des procédures qui ont une incidence sur ces lieux et les personnes privées de liberté. Il identifie les modèles et les risques systématiques de torture et d ' autres formes de mauvais traitements, suggérant des mesures possibles pour réduire les risques de torture et de mauvais traitements. D'autre part, le travail de la Commission des plaintes porte principalement sur les réactions et le traitement des plaintes après l'éventualité d'une violation. •

Annexe 2: Compétences du personnel de la Commission des plaintes

Annexe 2: Compétences du personnel de la Commission des plaintes L'équipe de la Commission des plaintes au sein de la CCDN se compose d'un groupe diversifié d'employés et de bénévoles et du soutien d'une équipe technique/d'information au sein de la CCDN-CPT. Parmi les expériences dont la Commission a besoin, mentionnons le rôle de l'enquêteur dans la réception des plaintes et de l'information et le traitement de celles-ci à ses diverses étapes. L'équipe de chercheurs doit comprendre l'expertise et les compétences suivantes : - Connaissance approfondie du droit international des droits de l’homme et connaissance spécifique de la législation nationale; - Compétences et expérience en matière de surveillance, de collecte et d'analyse de l'information, des données et du matériel, d'organisation d'entrevues et de réception de certificats; - Compétence et expérience en matière de collecte de preuves et d ' indices; - Au moins trois années d ' expérience dans le domaine de la diffusion, de la protection et de la défense des droits de l’homme au Liban ou à l ' échelle internationale; - Un employé de l ' équipe doit avoir de l ' expérience dans les enquêtes sur le terrain, en particulier dans les enquêtes sur les questions relatives aux droits de l’homme; - Respect des normes les plus élevées en matière de professionnalisme et de responsabilité, y compris le maintien de la confidentialité des dossiers et de l ' identité des victimes et des témoins.

La Commission nationale des droits de l’homme assure une formation spécialisée à l ' intention de son équipe sur la conduite d ' entretiens avec des groupes particuliers, notamment les victimes de violence et de violence sexuelle, les entretiens tenant compte des sexospécificités, les entretiens avec des enfants et les entretiens avec des victimes de la traite des êtres humains.

Annexe 3: Notes complémentaires sur les plaintes concernant des enfants

Annexe 3: Notes complémentaires sur les plaintes concernant des enfants Le travail de la Commission nationale des droits de l'enfant en matière de droits de l'enfant, y compris la réception et le suivi des plaintes émanant d'enfants ou concernant des enfants, est fondé sur la Convention relative aux droits de l'enfant. L'article 4 de la Convention dispose que les États parties doivent prendre «des mesures législatives, administratives et autres appropriées pour mettre en œuvre les droits reconnus dans la présente Convention». 2 sur la Convention en 2002, la Commission des droits de l'homme a souligné «le rôle des institutions nationales indépendantes de défense des droits de l'homme dans la promotion et la protection des droits de l'enfant». La Commission des droits de l'enfant demande instamment qu'il soit important d'attribuer aux institutions nationales des droits de l'homme les pouvoirs nécessaires pour leur permettre de s'acquitter de leurs tâches à cet effet, notamment: •

La CNDH-CPT doit écouter toute personne et obtenir les renseignements et les documents nécessaires pour évaluer les cas qui relèvent de sa compétence.

La Commission nationale des droits de l'homme et le CPT promeuvent et protègent les droits de l'enfant relevant de la juridiction de l'État partie et de toutes les administrations publiques et privées compétentes.

La CNDH-CPT examine les plaintes et les pétitions, y compris celles présentées au nom d'enfants ou directement par des enfants, et mène des enquêtes à leur sujet, en adoptant de larges pouvoirs, notamment: * Pouvoir de citation à comparaître et responsabilité des témoins; * accès aux preuves documentaires pertinentes;

*

l'accès aux lieux de détention, en particulier en matière de protection des mineurs;

*

Pouvoir de fournir des conseils indépendants et des procédures de défense et de déposer des plaintes concernant toute violation de leurs droits.

*

Le pouvoir de médiation et de conciliation, le cas échéant, de ces plaintes.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-CPT) soutient les enfants qui présentent des affaires devant les tribunaux en plaidant directement devant les organes judiciaires compétents pour obtenir réparation de l ' enfant.

La Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme est chargée d ' assurer l ' accès géographique et physique de tous les enfants, de leurs parents ou de leurs représentants à ses installations. Tous les enfants, en particulier les plus défavorisés et les plus vulnérables, tels que les enfants placés en institution ou en détention, les enfants handicapés, ceux qui vivent dans l ' extrême pauvreté, les enfants réfugiés et immigrants et les enfants des rues, quel que soit le statut légal de résidence, doivent être accessibles. Les mécanismes de réception des plaintes relatives à des violations des droits de l'enfant dans n'importe quelle section de la Commission nationale des droits de l'homme-CPT doivent tenir compte des principes internationaux dans le traitement des enfants, tels que définis par les normes internationales. En vertu de l'article 12, paragraphe 2, de la Convention relative aux droits de l'enfant, l'enfant a «la possibilité d'être entendu dans toute procédure judiciaire et administrative l'intéressant, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'un organe approprié, d'une manière conforme aux règles de procédure du droit national». La Commission nationale des droits de l'homme peut coordonner ses activités dans ce domaine avec le Conseil supérieur de l'enfance, affilié au Ministère des affaires sociales, et avec les organisations de la société civile spécialisées dans les droits de l'enfant.

En outre, la Commission nationale des droits de l'homme est autorisée à rendre compte directement, indépendamment et séparément des cas de violation des droits de l'enfant, que ce soit devant des organes publics ou des commissions parlementaires. Activités de la Commission nationale des droits de l'homme dans le domaine de la protection des droits de l'enfant

  • La Commission nationale des droits de l’homme-CPT exerce ses activités en vertu d ' un large éventail de pouvoirs qui lui permettent de mener les activités suivantes dans le domaine de la protection des droits de l ' enfant :
  • d) D'enquêter sur toute violation des droits de l'enfant, dans le cadre de plaintes ou de son initiative;
  • Fournir une aide juridique aux enfants dont les droits ont été violés;
  • Soutenir la participation effective des ONG s'occupant des droits de l'enfant;
  • Communiquer avec l'opinion publique, les citoyens et les résidents du Liban et les encourager à comprendre et à comprendre l'importance des droits des enfants et à recourir à la Commission nationale des droits de l'homme en cas de violations et de violations contre des enfants. Principes régissant le traitement des plaintes et des rapports concernant des enfants en violation de leurs droits

La Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme reçoit des plaintes émanant d ' enfants ou en leur nom dans un environnement favorable à l ' enfant, en tenant compte de leurs besoins et de leurs besoins. La Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'enfant adopte une approche de prise en charge et de protection fondée sur les droits de l'enfant, fondée sur le respect et la promotion de la dignité humaine et de l'intégrité psychologique et physique des enfants en premier lieu, en tant qu'individus ayant des droits, plutôt que de les traiter comme des «victimes». les intérêts et la vie privée. Lorsqu'elle reçoit des plaintes concernant des enfants, la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme adopte une série de mesures

Principes fondamentaux pour assurer la sûreté et la sécurité des enfants et respecter leurs droits:

Respecter : Cela repose principalement sur le respect de la dignité de l'enfant, y compris le respect de l'opinion de l'enfant, quelle qu'elle soit, et non sur la sous-estimation de son importance, en plus de respecter la diversité des expériences, des antécédents culturels et des points de vue de l'enfant. Il faut fournir aux enfants les informations dont ils ont besoin;

L'intérêt supérieur de l'enfant: Le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant est l'un des principes fondamentaux de la Convention relative aux droits de l'enfant, à laquelle la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'enfant est attachée. Il s'agit d'œuvrer à la promotion du bien-être et de l'intérêt supérieur de l'enfant dans toutes les mesures que la Commission prend. Pour garantir le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, il doit s'efforcer d'écouter l'enfant et les différents points de vue des autorités compétentes. Il est également nécessaire d ' examiner les différentes circonstances et situations pertinentes et d ' étudier la question sous différents angles, y compris l ' impact de toute décision sur les enfants;

Ne pas nuire: Veiller à ce que les actions ne causent aucun préjudice, que ce soit par un acte ou une omission, et mettre en place des mesures visant à atténuer tout préjudice potentiel pour les plaignants et les titulaires de droits, en particulier les enfants;

Justice : Accommoder le fardeau des procédures dans une plainte et ses avantages pour assurer la justice aux enfants.

Non-discrimination : La Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme est attachée à la non-discrimination entre les enfants et leurs parents, quel qu ' en soit le motif. Il traite tous les enfants, leurs représentants et leurs tuteurs sur la base de l ' égalité. Elle garantit l'égalité d'accès au CPT-NHRC et à ses services sans préconceptions.

Participation des enfants: Les enfants doivent être impliqués, non seulement par

fournir de l'information, mais aussi en ce qui concerne le processus de plainte et les différentes solutions de rechange. À cette fin, les enfants doivent être entendus en termes de quand, comment et où ils seront entendus. Par conséquent, la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme élabore des mécanismes adaptés à l'âge, au niveau de développement et à la situation de l'enfant (y compris la langue, le sexe et le handicap). Le CNDH-CPT doit également mettre au point des outils pour parler, communiquer et traiter avec les enfants qui contribuent à éliminer la peur et à aider l'enfant à parler confortablement.

Annexe 4: Notes complémentaires sur les plaintes relatives à la traite des êtres humains

Annexe 4: Notes complémentaires sur les plaintes relatives à la traite des êtres humains Pour défendre les victimes de la traite des êtres humains, la Commission nationale des droits de l'homme travaille en vertu du Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. L'article 2 énonce l'objectif du Protocole de: C'est-à-dire qu'il s'agit d'un problème de santé. Prévenir et combattre la traite des personnes, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants; B.

Protéger et aider les victimes de cette traite, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux;

C. Le rôle de l'Union européenne

Renforcer la coopération entre les États parties pour atteindre ces objectifs.

Le Protocole demande instamment aux États parties, conformément à l'article VI, d'aider et de protéger les victimes de la traite des personnes. À la lumière de la création d'un comité permanent chargé de protéger les victimes de la traite des êtres humains, la Commission nationale des droits de l'homme s'emploie à atteindre les objectifs suivants:

Protéger l'intégrité personnelle, l'identité et la dignité des victimes de la traite;

Aider les victimes de la traite à suivre les procédures judiciaires et administratives pertinentes;

Aider les victimes de la traite à présenter leurs points de vue et leurs préoccupations et à les examiner aux stades appropriés de la criminalité.

les poursuites contre les auteurs, sans préjudice des droits de la défense. La Commission nationale des droits de l’homme fonde ses travaux sur le traitement des plaintes relatives à la traite des êtres humains sur la compréhension et l ' analyse des schémas suivants dans la pratique: •

Les objectifs communs de la traite sont généralement le travail forcé, la mendicité forcée, la servitude domestique, l'exploitation sexuelle à des fins commerciales et le mariage forcé.

Les personnes ayant besoin d'une protection internationale qui se déplacent irrégulièrement ou se trouvent dans des situations de réfugiés prolongées sont particulièrement vulnérables à la traite et peuvent ne pas être en mesure de demander l'aide des autorités de l'État pour échapper à une situation d'exploitation.

Bien que toutes les victimes de la traite ne soient pas des réfugiés, les circonstances dans lesquelles les victimes de la traite vivent peuvent parfois les qualifier de réfugiés. Les personnes victimes de la traite peuvent avoir besoin d ' une protection internationale en tant que réfugiés sur la base de cette expérience. Il est donc essentiel d'assurer une protection contre l'expulsion forcée et l'accès aux procédures permettant de déterminer si le statut de réfugié est accordé au lieu du retour.

Il existe souvent un lien entre la traite des personnes, l'esclavage sexuel et la servitude conjugale/le mariage forcé.

Les femmes et les hommes victimes de la traite peuvent être victimes de nombreux types de violence sexuelle pendant qu ' ils sont victimes de la traite, quel que soit le but de leur traite et l ' exploitation à laquelle ils sont exposés.

Dans le cadre de la réception des plaintes et des rapports, la Commission nationale des droits de l'homme s'efforce de parvenir à un ensemble de questions visant à protéger les victimes de la traite des êtres humains grâce à ses travaux, notamment: •

Adopter des mesures pour la réadaptation physique, psychologique et sociale des victimes de la traite des personnes, y compris, le cas échéant,

la coopération avec les organisations non gouvernementales, d'autres organisations compétentes et d'autres éléments de la société civile;

Porter une attention particulière aux femmes et aux filles victimes, en particulier les victimes de violence sexuelle, et traiter ces questions avec le plus grand soin, conformément aux normes internationales, pour les traiter.

Contribuer, en coordination avec les partenaires des organisations de la société civile, à répondre aux besoins suivants des victimes: C'est-à-dire qu'il s'agit d'un problème de santé. Un logement convenable; B. Conseils et informations, notamment en ce qui concerne leurs droits légaux, dans une langue que les victimes de la traite peuvent comprendre; C. Le rôle de l'Union européenne Assistance médicale, psychologique et matérielle; D. Assurer des possibilités d'emploi, d'éducation et de formation.

Contribuer à obtenir une indemnisation pour les dommages subis par les victimes.

Aider les victimes, en coordination avec les autorités compétentes, à récupérer leurs papiers d'identité en cas d'absence ou de perte, et leur permettre de prouver leur statut de nationalité pour éviter de devenir apatrides.

La Commission nationale des droits de l'homme peut contribuer au suivi des affaires des victimes afin d'assurer le bon déroulement des procédures visant à les protéger et à faciliter leur retour dans leur pays en toute sécurité et en toute hâte, en tenant dûment compte du principe du retour volontaire. Le mécanisme de plainte relatif à la lutte contre la traite des êtres humains adopte un ensemble de principes, notamment:

Indépendance de l ' enquête;

c) Prendre des mesures rapides pour recevoir des informations ou des plaintes concernant une victime de la traite des êtres humains;

Coopération obligatoire des organes officiels;

Responsabilité du public en cas de participation de membres et d'employés des services officiels au crime de traite des êtres humains.

Annexe 5: Notes complémentaires sur les plaintes relatives aux droits des femmes et des filles

  • Annexe 5: Des notes supplémentaires sur les plaintes relatives aux droits des femmes et des filles Les institutions nationales jouent un rôle important dans la lutte contre la discrimination à l'égard des femmes et dans la garantie de l'égalité entre les femmes et les filles. La Commission nationale des droits de l’homme et des droits de l’homme (CNDH-CPT) intervient sur de nombreux fronts, notamment par l ' intermédiaire de la Commission des plaintes, en intégrant la dimension de genre dans l ' ensemble de l ' affaire. La Commission nationale des droits de l’homme doit tenir compte de la spécificité des violations commises contre les femmes et les filles. La Commission nationale des droits de l'homme traite ses plaintes relatives aux droits des femmes et des filles au sujet de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et des interprétations du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, qui supervise la mise en œuvre de la Convention. Le Comité a souligné à maintes reprises le rôle essentiel et distinct des institutions nationales dans la promotion de la mise en œuvre de la Convention au niveau national, notamment la protection intégrale des droits des femmes, la prévention des violations, l'accès à la justice et la sensibilisation du public à la Convention. Ainsi, le traitement des plaintes par la CNDH-CPT joue un rôle important dans le respect de l'entente. La Déclaration et le Programme d ' action d ' Amman issus de la réunion de 2012 du Comité international de coordination des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme ont souligné l ' importance de l ' action menée par les institutions nationales pour défendre les droits des femmes et des filles, notamment dans les domaines suivants :
  • Soutenir et faciliter l'accès aux recours pour les femmes qui ont

ont été victimes de violations de leurs droits économiques, sociaux et culturels; promouvoir la justiciabilité des droits économiques, sociaux et culturels dans les pays, si nécessaire;

Encourager et aider à compiler la base de données (p. ex. données, enquêtes et recherches) sur la nature, l'étendue, les causes et les effets de toutes les formes de violence sexiste et l'efficacité des mesures de prévention et de traitement de la violence sexiste;

Aider les femmes et les filles victimes à accéder aux procédures de plainte et aux voies de recours, y compris l ' indemnisation, et veiller à ce que des pouvoirs de plaidoyer soient utilisés pour traiter les plaintes pour violence à l ' égard des femmes et des filles.

Élaborer et appuyer des mesures visant à lutter contre les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire auxquelles les femmes sont exposées dans les situations de conflit armé, en particulier de violence sexuelle, et tenir les auteurs de ces crimes responsables.

La Commission nationale des droits de l’homme et le CPT traitent des plaintes relatives au rôle du secteur public et du secteur privé et des plaintes relatives à des violations des droits des femmes et des filles commises par des particuliers dans la sphère privée. Les questions traitées par la Commission nationale des droits de l’homme dans le cadre de plaintes portent notamment sur la violence à l ' égard des femmes et des filles, y compris la violence sexuelle, ainsi que la violence physique, psychologique et économique, la discrimination dans l ' emploi et le travail, la discrimination dans l ' accès à la justice, y compris l ' incapacité des autorités publiques d ' enquêter sur les agressions sexuelles et la violence familiale, y compris la violence conjugale, et d ' engager des poursuites à leur encontre, obstacles institutionnels et procéduraux, pratiques discriminatoires, mariages d ' enfants et mariages forcés, traite des êtres humains, discrimination dans le domaine de l ' éducation, droits en matière de procréation, discrimination en matière d ' accès aux ressources, discrimination et entrave à l ' accès aux services, et violations complexes des droits des femmes et des filles handicapées et discrimination raciale. La Commission nationale des droits de l’homme peut agir seule pour porter plainte contre des violations des droits des femmes et des filles. Le travail de la Commission nationale des droits de l'homme dans ce domaine est particulièrement important compte tenu de la possibilité que les femmes et les filles soient

hésitation à déposer des plaintes pour diverses raisons, notamment pour des raisons sociales et culturelles, méconnaissance de la possibilité de porter plainte et crainte de vengeance et de stigmatisation sociale. Voici quelques-unes des mesures que la Commission nationale des droits de l'homme s'emploie à prendre en compte et à faire en sorte que ses travaux portent sur le traitement des plaintes dans les cas de discrimination fondée sur le sexe ou de violation des droits des femmes et des filles : •

Les employés du CNDH-CPT possèdent des compétences spécialisées et une formation pour travailler avec les victimes de harcèlement sexuel, de discrimination, de traite d'êtres humains ou de toute forme de violence à l'égard des femmes et des filles et comment les interroger.

Faciliter l'élaboration de programmes de protection des plaignants et des témoins.

Adopter un système d'aiguillage transparent qui respecte la confidentialité, le choix éclairé des plaintes, la protection et la sécurité. Il faut consulter les organisations de la société civile et d'autres organismes quasi gouvernementaux spécialisés.

Comprendre les relations et les chevauchements entre les diverses et multiples formes de discrimination qui conduisent à la discrimination.

Comprendre les stéréotypes et les images traditionnelles des femmes et des filles et les rôles des sexes.

Compréhension complète des risques potentiels pour la personne interrogée et l'employée de la CNRH-CPT.

Une explication complète, claire et détaillée de ce que la CNDH peut faire et ce que les autres parties peuvent faire, en discutant des possibilités et des options avec le plaignant, et en faisant participer le plaignant à la prise de décisions relatives à la plainte, y compris le lieu de l'entrevue, qui mène l'entrevue, la date de l'entrevue et les mesures prises après l'entrevue.

Lors de l ' entretien, observer les règles de base dans les entretiens tenant compte des sexospécificités, en particulier les entretiens spécialisés avec les survivants de la violence, y compris la violence sexuelle.

La Commission nationale des droits de l'homme et du Comité pour la prévention de la torture s'emploie à adopter des mécanismes visant à faciliter la présentation de plaintes par les femmes et les filles, y compris le transfert des employés de la Commission nationale des droits de l'homme et du Comité pour la prévention de la torture vers les lieux d'affectation en fonction du choix des plaignants afin de faciliter l'accès à l'information et le suivi

Dans toutes les plaintes concernant des femmes et des filles ou présentées par elles, la Commission nationale des droits de l'homme propose d'interroger et de recueillir des renseignements par l'intermédiaire d'une employée de l'équipe de la Commission nationale des droits de l'homme. De manière générale, la Commission nationale des droits de l’homme et le CPT assurent la participation égale des femmes et des hommes à son travail. En élaborant ses méthodes de travail internes et ses mécanismes de traitement des plaintes en général, y compris les plaintes relatives aux droits des femmes et des filles, la Commission nationale des droits de l'homme consulte périodiquement les organisations de la société civile qui s'occupent des droits des femmes. La Commission nationale des droits de l'homme doit sensibiliser le public à l'importance de porter plainte pour violation des droits des femmes et des filles et au rôle de la Commission nationale des droits de l'homme et d'autres organes.

Annexe 6: Notes supplémentaires sur les plaintes relatives aux personnes handicapées

Annexe 6: Notes supplémentaires sur les plaintes relatives aux personnes handicapées La Commission nationale des droits de l'homme fonde son travail sur les plaintes déposées par des personnes ayant une déficience physique ou intellectuelle ou concernant ces personnes sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées. La CNDH-CPT traite les plaintes relatives aux personnes handicapées en vertu de la loi 220/2000, permettant à la Commission nationale des droits des personnes handicapées de «demander ou d'interférer dans toute action en justice devant un organe judiciaire ordinaire ou exceptionnel sur tout sujet lié à son intérêt ou d'aider à la réaliser ou à défendre les personnes handicapées et leurs droits» (art. 7, al. 6). La Commission nationale des droits de l’homme fonde ses travaux sur une compréhension du handicap fondée sur les droits de l’homme. Il considère le handicap comme un concept social qui ne devrait pas être une raison de nier ou de restreindre les droits de l’homme. Le handicap n'est qu'un facteur déterminant de l'identité, et les lois et les politiques relatives au handicap doivent tenir compte de la diversité des groupes de personnes handicapées. Il reconnaît également que les droits de l’homme sont interdépendants, interdépendants et indivisibles. La CNDH-CPT encourage les personnes handicapées à présenter des plaintes en mettant au point des mécanismes et des informations pertinents. La Commission nationale des droits de l’homme et le Comité pour la prévention de la torture forment également son personnel au droit à l ' égalité et à la nondiscrimination pour les personnes handicapées et à ce que cela signifie pour les mesures concrètes qui leur permettent de traiter les plaintes reçues de manière adéquate de personnes handicapées dans le plein respect de leur dignité.

Dans ses travaux sur les plaintes reçues de personnes handicapées ou concernant ces personnes, la Commission nationale des droits de l’homme souligne ce qui suit: •

Les plaintes déposées par ou concernant des personnes handicapées portent sur les pratiques d'exclusion et d'isolement des personnes handicapées et sur leur exposition à la discrimination et à la violence, l'accent étant mis sur l'interconnexion et la discrimination multiforme, ainsi que sur l'absence d'accommodement raisonnable qui constitue une discrimination.

La CNRH-CPT respecte et prête attention à consulter les personnes handicapées pour prendre des décisions connexes.

Sur le plan logistique, en cas d'obstacles ou d'obstacles empêchant les personnes handicapées de déposer leur plainte, le CNDH-CPT doit trouver les moyens et mesures appropriés pour permettre aux plaignants de déposer leur plainte. À cet égard, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-CPT) tient compte de tous les types de handicap, en assurant l ' accès à son siège, au mécanisme de plaintes et à l ' information pertinente. De plus, le CPT-NHRC prend les mesures appropriées, y compris le transfert d'un membre de l'équipe de travail du CPT-NHRC pour rencontrer le plaignant si celui-ci ne peut pas se rendre au Centre de la Commission des plaintes. De plus, il peut avoir recours à des experts ou des professionnels spécialisés et à des traducteurs publics accrédités ou utiliser d'autres mécanismes, outils ou langues pour faciliter la présentation de plaintes ou d'informations émanant de personnes handicapées.

La CNDH-CPT veille également à ce que les personnes handicapées aient accès à l'information, notamment par d'autres moyens de communication et de communication.

La Commission nationale des droits de l’homme et le CPT coordonnent son action avec les autorités compétentes, notamment la Commission nationale des droits des personnes handicapées et les organisations de la société civile.

La Commission nationale des droits de l’homme accorde une attention particulière aux femmes handicapées et aux enfants handicapés, et elle doit intégrer la vie privée de ces groupes dans le mécanisme de réception des plaintes, conformément aux sections précédentes sur les femmes et les enfants.

Annexe 7: Procédures de réception d'une plainte

Annexe 7: Procédures de réception d'une plainte (1) Lorsque l'employé de la CCDN-CPT reçoit une plainte, les règles et les points suivants doivent être observés : Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre. Définition: Commencez par vous présenter avant d'expliquer le rôle et les pouvoirs du CNDH-CPT. 2. Questions courantes d'abord: Commencez d'abord par les questions courantes, en plaçant le plaignant dans une position confortable. 3. Le Comité des droits de l'homme Être plus spécifique: Rendre vos questions plus spécifiques et mieux ciblées au fur et à mesure que la réunion se développe. 4. L'Agence européenne pour l'environnement Essayez de ne pas interrompre le plaignant. Toutefois, continuez à diriger la réunion en mettant l'accent sur la question et en utilisant des questions directes pour renforcer votre connaissance de sujets précis, comme les noms des personnes impliquées dans l'agression ou la violation et la date et l'heure où elle s'est produite, en enregistrant l'information la plus pertinente fournie par le plaignant. 5. Évitez de poser des questions endoctrines dont les réponses peuvent être oui ou non, sauf si l'on insiste sur un point précis. Posez des questions dont la fin et les réponses sont ouvertes, comme «Pouvez-vous décrire?» ou «Dis-moi pourquoi?» pour encourager le plaignant à prendre la parole. (1) Information extraite du Manuel de la Commission indépendante des droits de la personne «Le Conseil des griefs»/Palestine, Guide des plaintes, 2016.

6.

Écoutez les réponses et réfléchissez aux plaignants en vous assurant de bien comprendre leurs réponses et ce qu'ils ont dit.

7.

Pour confirmer que vous avez compris les réponses, résumez les réponses de façon semi-continue, par exemple en disant : «Si je vous ai bien compris, les raisons pour lesquelles l'accusé vous a renvoyé du travail étaient politiques.»

8.

Poser des questions de suivi : Posez des questions de suivi telles que : «Y a-t-il d'autres raisons de votre licenciement en plus de votre handicap? Pourquoi pensez-vous cela?»

9.

Écrire les noms des documents et des témoins : Tant que le plaignant répond à vos questions sans les noms des documents, vous devrez peut-être examiner les noms des témoins que vous souhaitez interroger.

10. Conclusion de l'entrevue : Conclure l'entrevue en décrivant les prochaines étapes de l'enquête et du suivi et offrir la possibilité d'autres communications et examens des documents versés au dossier. 11. Déterminer le temps prévu pour l'affaire et informer le plaignant du temps et de la procédure à suivre. 12. Le Conseil de sécurité des Nations Unies Demandez si le plaignant a des questions et s'il y a quelque chose à ajouter.

Annexe 8: Entreprendre des enquêtes efficaces

Annexe 8: Mener des enquêtes efficaces (1) La conduite d'enquêtes est une fonction essentielle des institutions nationales de défense des droits de l'homme, car elles ne peuvent généralement ordonner à quiconque de faire quoi que ce soit. Ils doivent convaincre leurs parties prenantes et, par conséquent, leurs recommandations doivent être fondées sur des bases solides et factuelles. Leurs enquêtes doivent être solides, équitables et approfondies - et être considérées comme telles. Si leurs enquêtes ne répondent pas à ces normes, la crédibilité de l ' INDH en pâtira. Pour mener des enquêtes fondées sur des normes qui peuvent résister à l'examen, il faut une approche structurée, une planification minutieuse, des ressources appropriées et des enquêteurs compétents. Les enquêtes sur les droits de l'homme peuvent être particulièrement difficiles. Ils peuvent impliquer des questions complexes et nuancées. La collecte de preuves pourrait également être extrêmement difficile, en particulier dans les situations de conflit ou lorsqu'il existe un déséquilibre important entre les pouvoirs et les ressources de l'INDH et ceux qu'ils enquêtent. Voici quelques-uns des principes essentiels des enquêtes CNDH-CPT : - L'importance de bien mener les enquêtes, en mettant l'accent sur la rigueur et l'objectivité. - La crédibilité du CNDH-CPT repose, en partie, sur la capacité de démontrer qu'il a un bon processus d'enquête en place. (1) La compilation de l'information est fondée sur «Engager des enquêtes efficaces: Un guide à l'intention des institutions nationales des droits de l'homme», Forum Asie-Pacifique des institutions nationales des droits de l'homme Juillet 2013.

Si la Commission nationale des droits de l'homme et des droits de l'homme n'obtient pas les faits correctement, ses conclusions et recommandations seront rejetées et sa crédibilité sera gravement compromise.

Huit principes d'excellente enquête : Les bonnes enquêtes reposent sur huit principes fondamentaux. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Les enquêteurs doivent être aussi indépendants que possible.

2.

Les enquêteurs doivent être formés et expérimentés.

3. Le Comité des droits de l'homme

Toutes les questions potentiellement pertinentes doivent être identifiées et, le cas échéant, poursuivies.

4. L'Agence européenne pour l'environnement

Les enquêtes doivent être suffisamment dotées en ressources.

5.

Toutes les preuves matérielles et numériques pertinentes doivent être identifiées, conservées, recueillies et examinées au besoin.

6.

Tous les documents pertinents doivent être conservés et examinés.

7.

Tous les témoins pertinents doivent être identifiés, séparés dans la mesure du possible et interrogés de façon approfondie.

8.

L'analyse de tous les éléments recueillis au cours de l'enquête doit être objective et se fonder uniquement sur les faits.

Quelles qualités les bons chercheurs possèdent-ils habituellement? Patience Les chercheurs doivent être patients. Ils ont besoin de la patience nécessaire pour trouver, recueillir et examiner des quantités substantielles de preuves. Ils ont besoin de patience pour faire face aux inévitables obstacles et défis qu'ils rencontreront au cours d'une enquête.

Curiosité Les bons enquêteurs ont tendance à être curieux. Ils veulent savoir ce qui s'est passé, quand, où, comment et pourquoi. Ils veulent connaître la vérité.

Suivre la preuve Les enquêteurs doivent commencer chaque enquête avec un esprit ouvert. Les bons enquêteurs n'imaginent rien. Ils sont prêts à tout pour émerger au fur et à mesure qu'ils commencent à enquêter. Ils n'acceptent ni ne rejettent aucune explication possible tant qu'ils n'ont pas la preuve.

Scepticisme Les bons enquêteurs n'acceptent pas nécessairement les preuves de quelqu'un qui a une valeur faciale. Au lieu de cela, ils cherchent la corroboration dans la mesure du possible.

Persistance Les enquêteurs compétents n'abandonnent jamais sans une excellente raison. Ils veulent arriver à la vérité et ne pas prendre non pour une réponse. S'il leur est dit que la preuve - par exemple, un document ou un fichier électronique - n'est pas disponible, ils voudront savoir pourquoi. Ils poursuivront la preuve à moins qu'il n'y ait une explication raisonnable pour les raisons pour lesquelles elle ne peut être fournie.

Capacité d'adaptation Les chercheurs doivent faire preuve de souplesse dans leur approche. Aucune enquête n'est la même, et toutes présentent des défis et des possibilités uniques. Les chercheurs devraient être en mesure d'identifier et d'élaborer des stratégies pour y faire face.

Empathy Un degré d'empathie aidera un chercheur à mieux communiquer avec les personnes qu'il étudie et à mieux comprendre les perspectives de celles-ci. L'empathie peut également aider à établir des rapports avec les parties à une plainte.

Résilience Personne n'aime être enquêté. Beaucoup de choses peuvent être en jeu, tant personnellement que professionnellement, et certaines parties à une enquête peuvent la prendre personnellement. Ceux qui sont coupables ou risquent d'être gênés par les résultats d'une enquête n'accueilleront pas un enquêteur et chercheront à le saper. Dans ce cas,

Ils peuvent prétendre que le processus d'enquête était entaché de lacunes. Une façon de le faire est d'attaquer la crédibilité, l'impartialité ou le professionnalisme des enquêteurs. Les enquêteurs doivent être résilients pour faire face aux critiques.

Courage La crainte d'un préjudice physique ou d'un châtiment est une préoccupation très valable pour certains membres et enquêteurs de l'INH. Il peut falloir beaucoup de courage personnel pour mener des enquêtes sur les droits de l'homme, en particulier dans les zones de conflit. Il peut également y avoir de graves conséquences pour les enquêteurs (et leurs employeurs) qui embarrassent les gens puissants avec des faits qu'ils n'aiment pas. Ces conséquences peuvent également s'étendre aux membres de la famille.

Jugement et bon sens Le bon jugement et le bon sens sont beaucoup sous-estimés. Les enquêteurs doivent parfois prendre des décisions difficiles, y compris les questions à étudier, les pistes d'enquête à suivre et dans quelle mesure. Comme mentionné au chapitre 6, ils doivent être en mesure de justifier pourquoi ils ont choisi d'interviewer quelqu'un ou de ne pas le faire. Cela exige un bon jugement fondé sur le bon sens.

Pensée stratégique Les chercheurs doivent être en mesure de penser à l'avenir et de penser stratégiquement. Ils doivent être en mesure de répondre à toute une série de questions délicates pour assurer une enquête efficace : •

Quelle approche fonctionnera le mieux?

Quels sont les obstacles possibles?

Comment traiter le défaut de coopération?

Est-il possible de résoudre ou d'éviter un problème potentiel avant qu'il ne se produise?

Comment la responsabilité du manque de coopération et des retards devrait-elle être prise en compte pour remédier aux difficultés rencontrées?

Modèle de plan d'enquête Qu'est-ce qui fait l'objet d'une enquête? La première étape d'un plan d'enquête consiste à définir précisément ce qui fait l'objet d'une enquête aussi précisément que possible. Il peut s'agir d'une allégation ou d'une série d'allégations précises. Il peut s'agir d'une question qui a été identifiée comme appropriée pour une enquête sur une «promotion propre» (suo moto). Il peut s'agir de plusieurs questions ou allégations interdépendantes. La question doit avoir une dimension des droits de l'homme. Cela devrait être clairement identifié et articulé. Si des problèmes systémiques apparents ont été identifiés, ces problèmes devraient être clairement définis et une indication devrait être donnée quant à la question de savoir s'ils feront l'objet d'une enquête. Ne rendez pas la portée de l'enquête plus grande qu'elle ne doit l'être. Gardez la ou les questions aussi étroites et ciblées que possible. Dans un souci de clarté, il peut être prudent de noter toute question connexe ou similaire qui n'est pas examinée. Quelle est l'approche globale de la collecte des preuves? Il faudrait préparer un bref aperçu de l'approche globale à adopter pour mener l'enquête. Quelle est la stratégie? Comment est-il prévu que l'enquête se déroule? Quelles mesures d'enquête seront prises et dans quel ordre? Décider, par exemple, si les entrevues avec les témoins doivent attendre que les documents aient été recueillis et examinés. Quand, dans la mesure du possible, les enquêteurs devraient-ils se rendre sur les lieux de l'enquête? Les témoins devraient-ils être interrogés dans un ordre particulier, si possible? Aucune enquête n'est exactement la même. Il y aura de nombreuses variations dans une stratégie globale.

Quelles sont les preuves ? Identifier à qui il faut s'adresser et à quel document, physique et numérique

des preuves doivent être recueillies. Les catégories suivantes peuvent être utiles au fur et à mesure que l'enquêteur procède à ce processus. Beaucoup sont liés. a)

Lois et normes Les enquêteurs doivent connaître les normes juridiques, réglementaires et éthiques qui s'appliquent à toute question faisant l'objet d'une enquête. Dans le cas des institutions nationales des droits de l’homme, cela signifie également les normes relatives aux droits de l’homme énoncées dans les pactes et conventions pertinents relatifs aux droits de l’homme. Ces normes fournissent à la fois le contexte et une base de référence pour l'enquête. Par exemple, si la Commission nationale des droits de l’homme enquête sur le traitement des détenus, il existe des normes internationalement reconnues qui prévoient le droit à la vie et à la sécurité et le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il peut également y avoir des dispositions similaires dans la Constitution nationale. Par conséquent, ils seront presque certainement directement pertinents au fur et à mesure que les éléments de preuve seront recueillis et évalués.

b)

Témoins Il faut dresser une liste des personnes à qui l'enquêteur voudra vraisemblablement s'adresser pendant l'enquête, y compris une raison d'une seule ligne pour expliquer pourquoi et où ces personnes se trouvent physiquement. Dans la mesure du possible, il faut déterminer la méthode à suivre pour mener les entrevues - en personne, par téléphone ou par d'autres moyens. Tout ordre d'entrevue préféré devrait être détaillé, expliquant pourquoi, au besoin. Par exemple, la première entrevue peut avoir lieu avec la victime présumée afin de recueillir plus de détails sur la plainte.

c)

Documents Quels documents peuvent être pertinents pour l'enquête? Qui les a ? Où sont-ils ? Combien d'entre eux sont susceptibles d'être ? Comment les obtenir le plus rapidement possible? Que fera-t-on pour s'assurer qu'ils font l'objet d'un examen approfondi une fois obtenus?

d) Preuves physiques et numériques Si la preuve physique est une considération, il sera nécessaire de déterminer où elle est, comment elle sera assurée, si une «chaîne de garde» doit être établie et si une assistance d'experts sera nécessaire pour la préserver et l'examiner. Si l'on s'attend à ce que des preuves numériques soient recueillies, les mêmes questions doivent être posées au sujet de l'obtention de ces preuves. Par exemple, est-il probable qu'il y ait des preuves sur YouTube? Dans l'affirmative, comment le trouver et le conserver? Peut-il y avoir une vidéo de téléphone mobile qui doit encore être téléchargée quelque part? La vidéosurveillance aurait-elle été enregistrée à l'endroit où l'incident s'est produit? Y a-t-il quelque chose sur un disque dur qui pourrait être important ?

Quels problèmes pourraient se poser pendant l'enquête?

Les enquêteurs devraient tenter de déterminer les difficultés qui pourraient survenir au cours de l'enquête en fonction de leur connaissance du cas ou de l'expérience passée. Ensuite, il faudrait élaborer des solutions possibles pour les éviter ou pour surmonter ces obstacles s'ils surgissent. a) Manque de coopération Lorsqu'une organisation ou une personne participant à l'enquête est susceptible de ne pas coopérer, il faut réfléchir à des moyens de prévenir ou de contourner le problème lorsqu'elle planifie une enquête. Il n'est jamais facile pour un enquêteur de traiter avec une agence ou une personne obstructive, mais les choses peuvent être simplifiées s'ils ont une stratégie en place. Par exemple, cette information pourrait-elle être obtenue auprès d'autres sources? Serait-il utile de préciser à toutes les parties prenantes qu'une coopération pleine et entière est nécessaire et attendue lorsque l'enquête est lancée? S'il est presque inévitable que tout pouvoir juridique dont dispose la Commission nationale des droits de l'homme doive être utilisé - par exemple une citation à comparaître ou un pouvoir d'entrée -, il faut l'intégrer dans le plan. b) La peur des représailles La peur des représailles peut être une préoccupation importante dans de nombreuses enquêtes.

L'intimidation, la coercition ou tout simplement le refus de s'impliquer peuvent empêcher les témoins de se présenter et entraver l'enquête. Il peut y avoir des choses qui peuvent être faites à mesure que l'enquête est prévue pour encourager les témoins à se présenter. Des messages efficaces constitueront un élément essentiel de ce processus Il peut y avoir des mesures qui peuvent être prises pour assurer un certain degré de protection à ceux qui se présentent, y compris l'utilisation de la loi no. 83, en date du 10 octobre 2018, sur la protection des dénonciateurs d'alerte. c)

Culture et langue Les questions culturelles, linguistiques ou autres doivent-elles être examinées au cours de l'enquête? Y a-t-il quelque chose qui puisse être fait pour régler ces problèmes avant le début de l'enquête? Si un traducteur est nécessaire, il devrait être organisé au début de l'enquête. De même, les enquêteurs peuvent avoir besoin d'aide et de conseils pour comprendre la culture et les protocoles d'un groupe qui fera partie de l'enquête. Il y a plusieurs questions pratiques à examiner. Par exemple, les dirigeants communautaires qui participent à l'enquête s'attendent-ils à ce que les témoins soient contactés par l'entremise de ces derniers? Ou est-il approprié que l'enquêteur communique directement avec les témoins?

d)

Accès aux sources de preuve L'accès aux sources de preuve est essentiel. Il n'est pas facile de faire une enquête approfondie sinon. Au fur et à mesure que le plan d'enquête est élaboré, il faut envisager d'éventuels obstacles à l'accès à ces preuves. Par exemple, sur la base de l'expérience, est-il possible ou probable qu'un témoin clé soit transféré de l'autre côté du pays une fois qu'on sait qu'il sera requis pour une entrevue? D'autres témoins ne seront-ils pas disponibles? Y aura-t-il des «délais inévitables» dans une organisation fournissant les documents qui ont été demandés? L'organisation s'attendra-t-elle à ce que l'enquête soit menée par l'intermédiaire d'un «point de contact» désigné plutôt que d'aller directement à la source?

e)

Destruction ou manipulation d'éléments de preuve Y a-t-il des motifs de soupçonner la destruction ou l'altération d'éléments de preuve avant qu'ils ne puissent être obtenus? Dans l'affirmative, planifier ce qui peut être fait pour préserver les preuves. Par exemple, l'enquêteur peut informer quiconque a la garde de cette preuve que son existence est connue et lui confier la responsabilité de la préserver. À défaut, l'enquêteur peut vouloir utiliser tous les pouvoirs dont il dispose, y compris tout pouvoir légal d'entrée sans préavis, pour recueillir ces preuves avant qu'elles ne disparaissent ou ne soient modifiées.

f)

Nécessité d'utiliser les pouvoirs Il se peut que la Commission nationale des droits de l'homme soit tenue d'utiliser les pouvoirs juridiques dont elle dispose, tels que les pouvoirs d'entrée ou de convocation, au cours de l'enquête. Par exemple, lorsqu'ils enquêtent sur des allégations de torture ou de mauvais traitements dans un centre de détention, les enquêteurs peuvent effectuer une visite inopinée dans cet établissement et interroger les détenus et le personnel. Cela nécessitera une coordination, des ressources et une planification. Il sera également nécessaire de déterminer comment cette visite sera coordonnée et exécutée dans ce segment du plan d'enquête. Par exemple, si l'on enquête sur une plainte de surpeuplement carcéral, il serait préférable de procéder à l'inspection tôt le matin, lorsque les détenus sont dans leur cellule.

g)

Collision entre témoins S'il y a des raisons de penser que les témoins s'allient ou font obstacle à l'enquête, examinez s'il y a quelque chose qui peut être fait pour minimiser cette possibilité. Par exemple, cela pourrait inclure la tenue d'entretiens avec des témoins simultanément ou immédiatement après l'autre. Toutefois, le plan d'enquête doit prévoir un nombre suffisant d'enquêteurs.

«Issue flap» «Issue flap» est le moment où des questions nouvelles mais quelque peu liées émergent après le début de l'enquête. Quelque chose est découvert qui semble mériter un examen plus approfondi, et les directions de l'enquête sont différentes au fur et à mesure qu'elles sont menées. Il faut éviter le fluage des problèmes chaque fois que c'est possible. Dans la plupart des cas, évitez de traiter de nouvelles questions. Il ne vaut tout simplement pas la peine de les poursuivre, du moins pas à ce stade. Il va presque certainement faire dérailler l'enquête en cours. Davantage de ressources seront nécessaires. S'ils ne sont pas disponibles, cela augmentera inévitablement le temps qu'il faut pour mener à bien l'enquête, et le retard n'est généralement pas une bonne chose pour un organisme d'enquête. Par exemple, envisagez une enquête sur la façon dont un organisme gouvernemental administre le processus de prise en charge des adultes gravement handicapés lorsque les aidants naturels, comme les parents, ne peuvent plus s'occuper d'eux. Les enquêteurs peuvent recevoir des allégations au sujet du mauvais traitement des résidents d'une maison de groupe où vivent certains de ces adultes. Il peut être tentant d'enquêter sur ces allégations spécifiques. Toutefois, cela devrait être évité car il ne s'agit pas directement de l'objet principal de l'enquête. Si possible, demandez à quelqu'un d'autre à la Commission de déterminer si une telle enquête est justifiée. Si nécessaire, revenez l'examiner, mais faites-le une fois l'enquête terminée. Dans certaines circonstances, il peut y avoir une raison impérieuse de traiter la nouvelle question maintenant plutôt que plus tard. Si tel est le cas, modifier le plan d'enquête et fournir des ressources supplémentaires. De plus, la Commission devra expliquer aux intervenants pourquoi l'enquête initiale prendra plus de temps que prévu.

L'intégration de l'égalité entre les sexes dans les enquêtes de la Commission nationale des droits de l'homme L'égalité entre les sexes est une exigence fondamentale du droit international des droits de l'homme, et les institutions nationales de défense des droits de l'homme doivent être proactives pour répondre à cette exigence dans leur travail et dans la manière dont elles le font.

L'intégration de la problématique hommes-femmes est une stratégie essentielle pour parvenir à l'égalité entre les femmes et les hommes. La Commission nationale des droits de l'homme définit l'intégration de la problématique hommes-femmes comme un «processus d'évaluation et de mise en œuvre des implications pour les femmes et les hommes de toute action, activité, conseils, politiques, programmes et budgets prévus dans le cadre de ses activités». Cela a des répercussions évidentes sur la façon dont les INDH choisissent et entreprennent ensuite des enquêtes. Les enquêtes visent à lutter contre les violations des droits de l'homme et à éliminer les injustices. Par conséquent, de nombreuses enquêtes menées par les INDH auront des incidences spécifiques sur les droits fondamentaux des femmes et des filles. Lorsque ces questions sont découvertes, l'équipe d'enquête doit posséder les connaissances et les compétences nécessaires pour les aborder adéquatement au moyen d'entrevues, d'évaluations de preuves, de rédaction de rapports et de formulation de recommandations. Les étapes suivantes décrivent les moyens pratiques que les CNDH peuvent prendre en compte dans le processus d'enquête. Examen de la pratique actuelle La Commission nationale des droits de la personne devrait examiner toutes les enquêtes entreprises et réfléchir à la façon dont celles-ci se rapportent au sexe - ce qu'elle enquête et pourquoi. S'il ne l'a pas déjà fait, la Commission nationale des droits de l'homme devrait élaborer des stratégies visant à mobiliser les femmes, notamment en communiquant clairement et sans équivoque qu'elle est là pour protéger les droits fondamentaux des femmes et qu'elle veut entendre les femmes. En outre, la Commission nationale des droits de l’homme devra peut-être envisager de mener des enquêtes visant spécifiquement à remédier aux disparités entre les femmes et les filles.

Appliquer une lentille de genre

Une fois que la Commission nationale des droits de l'homme a décidé d'enquêter sur une question particulière, l'équipe d'enquête devrait évaluer comment et pourquoi les différences entre les sexes sont pertinentes pour le sujet à l'étude. Le processus d'enquête pourrait-il avoir des répercussions différentes sur les femmes et les hommes? Pourrait-elle promouvoir l'inégalité entre les sexes en ne reconnaissant pas les désavantages structurels, historiques et sociaux des femmes? L'équipe devrait déterminer où il y a des possibilités de réduire ces inégalités ou d'atténuer les préjudices potentiels.

Faire en sorte que les femmes soient équitablement représentées dans les fonctions de direction et d'enquête est une première étape essentielle vers l'intégration de la problématique hommes-femmes. La visibilité des femmes parmi les dirigeants et le personnel de la Commission donne un message initial et puissant que l'organisation est inclusive et valorise les connaissances, l'expérience et l'expertise des femmes. Inclure les femmes dans la conception des enquêtes Toutes les phases du processus d'enquête devraient être conçues avec la participation des femmes, y compris, le cas échéant, des intervenants externes. Cette approche peut aider à cerner et à éliminer les obstacles à la participation des femmes à l'INH et à ses enquêtes. Par exemple, les femmes peuvent donner des conseils sur la meilleure façon d'établir un rapport avec les victimes et les témoins qu'elles interrogeront, en fournissant un soutien et des mécanismes d'orientation adéquats aux victimes et aux témoins, et en identifiant toute autre question sexospécifique qui pourrait avoir été négligée. S'attaquer aux obstacles culturels à la participation des femmes La Commission nationale des droits de la personne devrait déterminer quels obstacles culturels, religieux ou autres ont une incidence sur la participation des femmes. Les enquêteurs doivent y réfléchir dès le départ, surtout en ce qui concerne les communautés minoritaires ou autochtones qui pourraient se méfier d'une organisation associée au gouvernement. De plus, il peut être très utile de parler avec des femmes de diverses communautés dans le cadre de la conception de l'enquête.

  • Équipes d'enquête de forme qui reflètent la communauté Les Principes de Paris exigent qu'une Commission nationale des droits de l'homme reflète la composition de la société qu'elle dessert, y compris en termes de sexe et d'ethnicité. Ceci est particulièrement important pour les enquêtes de première ligne menées par l'INH. Dans la mesure du possible, les femmes devraient être représentées dans toutes les équipes d'enquête. Toutefois, il est crucial d'enquêter sur une question qui nécessitera probablement des entretiens avec des femmes et des filles. Inclure le genre dans le rapport d'enquête Il est essentiel que le rapport d'enquête - comme pour tous les aspects de l'enquête - tienne compte des dimensions sexospécifiques de la question. Le rapport devrait également préciser la manière dont l'enquête a été menée en vue de l'intégration d'une perspective sexospécifique. Il devrait utiliser un langage qui tienne compte de la problématique hommes-femmes tout au long de la vie, et il faudrait veiller à la façon dont les femmes sont représentées dans toutes les images utilisées. Les expériences des femmes doivent être pleinement prises en compte dans la façon dont le rapport est rédigé et dans la façon dont les recommandations sont formulées. Interroger les victimes de la violence sexiste L'enquête sur tous les aspects de la violence sexiste présente un risque réel de retraumatiser les victimes. C'est particulièrement le cas lorsque l'on interroge les victimes. La principale considération est «tout d'abord, ne pas nuire». Les meilleures pratiques pour l'entrevue axée sur les traumatismes comprennent:
  • Donner plus de contrôle sur le processus à la personne interrogée que ce ne serait habituellement le cas dans d'autres entrevues . Comprendre que la compassion et le respect sont cruciaux à chaque étape du processus . Être conscient que le traumatisme peut entraîner une perte de mémoire. Déterminer quel soutien peut être disponible pour la personne interrogée pendant et après l'entrevue.

Annexe 9: Liste des lieux de privation de liberté au Liban relevant du mandat du Comité pour la prévention de la torture (CPT)

Annexe 9: Liste des lieux de privation de liberté au Liban relevant du mandat du Comité pour la prévention de la torture (CPT) 1- Lieu de privation de liberté relevant de la Direction générale des forces de sécurité intérieure du Ministère de l'intérieur. 1) Elle comprend les prisons, les centres de détention provisoire, les postes de police, les centres disciplinaires pour mineurs, les centres de détention temporaire sur les passages frontaliers, les aéroports et les ports maritimes, et les centres d ' enquête du Département de l ' information de la FSI. 2- Les lieux de privation de liberté placés sous l'autorité de la Direction générale de la sécurité générale du Ministère de l'intérieur. Il comprend des centres de détention temporaire, des centres de détention pour réfugiés, des refuges et des refuges pour migrants et survivants de la traite des êtres humains, ainsi que des centres de détention temporaire sur les passages frontaliers, les aéroports et les ports maritimes. 3- Les lieux de privation de liberté placés sous l'autorité de la Direction générale de la sécurité de l'État, de la présidence du Conseil des ministres, y compris les centres de détention temporaire et d'enquête. 4- Lieux de privation de liberté placés sous l'autorité du général (1)

À transférer au Ministère de la justice en temps voulu (résolution du Cabinet No. 34, en date du 3/7/2012).

Direction des douanes, Ministère des finances, y compris les centres de détention temporaire sur les passages frontaliers, les aéroports et les ports maritimes. 5- Les lieux de privation de liberté placés sous l'autorité de l'armée libanaise et du Ministère de la défense nationale. Il s ' agit notamment des prisons, des centres de détention temporaire et des installations, y compris les casernes militaires, les centres de détention provisoire de la police militaire et les centres d ' enquête du renseignement militaire. 6- Lieux de privation et ou de restriction de liberté sous l'autorité des forces de sécurité du Parlement, comprenant la police du Parlement, la FSI et l'armée libanaise. Il s ' agit notamment de centres de détention temporaire et d ' enquêtes. 7- Les lieux de privation ou de restriction de liberté placés sous l'autorité d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, sous la supervision ou le statut contractuel du Ministère de la santé publique. Ils comprennent les hôpitaux et les établissements psychiatriques qui traitent les personnes atteintes de troubles mentaux, les lieux de quarantaine, les centres pour personnes âgées, y compris les patients atteints de démence, les centres de traitement de la toxicomanie, les centres de traitement de l'alcool et tout autre centre de traitement qui comprend la privation de liberté ou de restriction. 8- Les lieux de privation ou de restriction de liberté placés sous l'autorité d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, sous la supervision ou le statut contractuel du Ministère des affaires sociales. Il s ' agit notamment de centres et d ' associations d ' orphelinats, d ' internats pour personnes handicapées, de centres d ' accueil pour les victimes de violences sexistes, de centres d ' accueil pour les victimes de la traite des êtres humains, de centres d ' accueil pour les victimes de violences LGBTQÈ et de centres et refuges pour personnes âgées. 9- Lieux de privation ou de restriction de liberté relevant de l'autorité ou de la juridiction des missions diplomatiques au Liban. Il s ' agit de foyers pour travailleurs domestiques migrants, de victimes de violences sexistes, de victimes de la traite des êtres humains ou d ' autres foyers créés par des ambassades ou

les consulats des travailleurs domestiques migrants à l'intérieur ou à l'extérieur des locaux de l'ambassade et de la juridiction territoriale.

(1)

10- Les lieux de privation ou de restriction de liberté placés sous l'autorité d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, sous la supervision ou le statut contractuel du Ministère de l'éducation et de l'enseignement supérieur. Il s ' agit notamment de centres et d ' associations d ' orphelinats et d ' autres types d ' écoles d ' internat. 11- Les lieux de privation de liberté placés sous l'autorité du Ministère de la justice ou d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales. Il s ' agit notamment de centres de rééducation et de rééducation pour mineurs, de centres disciplinaires et de tous les autres moyens d ' intervention dans les établissements pour mineurs et pour mineurs. 12- Lieux de privation ou de restriction de liberté placés sous l'autorité d'acteurs non étatiques.

(1)

Prenant en considération les restrictions à l ' accessibilité à la lumière des dispositions pertinentes du droit international, et en particulier de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (effectuée à Vienne le 18 avril 1961) et de la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires (effectuée à Vienne le 24 avril 1963).

Annexe 10: Glossaire

Annexe 10: Glossaire Détention administrative Détention de liberté décidée par l'autorité administrative compétente d'un État, qu'elle fasse ou non l'objet d'un contrôle judiciaire. Solutions de rechange à la détention Toute législation, politique ou pratique, formelle ou informelle, visant à empêcher la détention inutile de personnes pour des raisons liées à leur statut migratoire. Asile L'octroi, par un État, d'une protection sur son territoire aux personnes en dehors de leur pays de nationalité ou de résidence habituelle qui fuient les persécutions ou les préjudices graves ou pour d'autres raisons. L'asile comprend divers éléments, dont le non-refoulement, l'autorisation de rester sur le territoire du pays d'asile, des normes de traitement humaines et, à terme, une solution durable. Intérêt supérieur de l'enfant Un triple concept : a) Un droit matériel : Le droit de l'enfant à ce que son intérêt supérieur soit évalué et pris en considération en premier lieu... et la garantie que ce droit sera mis en œuvre chaque fois qu'une décision sera prise concernant un enfant... b) Principe juridique fondamental et interprétatif : Si une disposition juridique est ouverte à plus d'une interprétation, l'interprétation qui sert le mieux l'intérêt supérieur de l'enfant devrait être choisie... c) Un règlement intérieur : Chaque fois qu'une décision doit être prise qui affectera... l ' enfant,

Le processus décisionnel doit comprendre une évaluation de l'impact possible (positif ou négatif) de la décision sur l'enfant ou les enfants concernés.

Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses protocoles facultatifs Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques est un traité multilatéral qui engage les États parties à respecter les droits civils et politiques des individus, y compris le droit à la vie, la liberté de religion, la liberté d'expression, la liberté de réunion, les droits électoraux et le droit à une procédure régulière et à un procès équitable. Le respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques est contrôlé par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, qui examine les rapports périodiques des États parties sur la manière dont ces droits sont appliqués. Les États doivent présenter un rapport un an après avoir adhéré au Pacte, puis chaque fois que le Comité le demande (habituellement tous les quatre ans). Le Comité se réunit normalement à l ' Office des Nations Unies à Genève (Suisse) et tient généralement trois sessions par an. Il existe deux Protocoles facultatifs se rapportant au Pacte. Le premier Protocole facultatif établit un mécanisme de plaintes individuelles, qui permet aux particuliers de porter plainte auprès du Comité des droits de l’homme au sujet de violations du Pacte. Il a conduit à la création d ' une jurisprudence complexe sur l ' interprétation et l ' application du Pacte. Le deuxième Protocole facultatif abolit la peine de mort; Toutefois, les pays sont autorisés à formuler une réserve autorisant l ' application de la peine de mort pour les crimes les plus graves de nature militaire commis en temps de guerre.

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et son Protocole facultatif Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est un traité multilatéral adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966. Elle engage ses parties à œuvrer pour

l'octroi de droits économiques, sociaux et culturels aux territoires non autonomes et aux territoires sous tutelle et aux particuliers, y compris les droits du travail, le droit à la santé, le droit à l'éducation et le droit à un niveau de vie suffisant. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels fait partie de la Charte internationale des droits de l’homme. Le Pacte est suivi par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies. Le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est un accord parallèle au Pacte, qui permet à ses parties de reconnaître la compétence du Comité des droits économiques, sociaux et culturels pour examiner les plaintes émanant de particuliers.

Convention relative au statut des réfugiés La Convention relative au statut des réfugiés, également connue sous le nom de Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, est un traité multilatéral des Nations Unies qui définit qui est un réfugié et énonce les droits des personnes ayant obtenu l'asile et les responsabilités des nations qui accordent l'asile. La Convention définit également les personnes qui ne sont pas considérées comme des réfugiés, comme les criminels de guerre. La Convention prévoit également un certain nombre de voyages sans visa pour les titulaires de documents de voyage de réfugiés délivrés en vertu de la Convention.

Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille est un traité multilatéral des Nations Unies régissant la protection des travailleurs migrants et des familles. Le Comité pour les travailleurs migrants (CMW) en assure le suivi. L'objectif principal de la Convention est de promouvoir le respect des droits de l'homme des migrants. Les migrants ne sont pas seulement des travailleurs; Ce sont aussi des êtres humains. La Convention ne crée pas de nouveaux droits pour les migrants. Toutefois, elle vise à garantir l'égalité de traitement et les mêmes conditions de travail, y compris en cas de travail temporaire, pour les migrants et les nationaux. La Convention innove parce qu'elle s'appuie sur la notion fondamentale que

Les migrants devraient avoir accès à un degré minimum de protection. La Convention reconnaît que les migrants réguliers ont la légitimité de revendiquer plus de droits que les immigrants irréguliers. Il souligne toutefois que les migrants en situation irrégulière doivent voir leurs droits fondamentaux respectés, comme tous les êtres humains.

La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et son Protocole facultatif La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est un instrument international relatif aux droits de l'homme examiné par l'Organisation des Nations Unies qui vise à prévenir la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants partout dans le monde. Le Comité contre la torture exige des États membres qu'ils prennent des mesures appropriées pour prévenir la torture sur tout territoire relevant de leur juridiction et interdit aux États membres de transporter des personnes vers tout pays où il y a des raisons de croire qu'elles seront torturées. Le Protocole facultatif est un traité qui établit un système international d'inspection des lieux de détention. Elle prévoit la mise en place d'un système de visites régulières effectuées par des organismes internationaux et nationaux indépendants dans les lieux où des personnes sont privées de liberté, afin de prévenir la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L'obligation de créer des mécanismes nationaux de prévention énoncée dans le Protocole facultatif modifie fondamentalement la manière dont la torture et les mauvais traitements sont contestés. et pris en charge. Il est reconnu depuis longtemps que l'examen impartial et indépendant du traitement des détenus joue un rôle vital dans cette fin, et que des mécanismes existent depuis longtemps dans diverses régions du monde et dans plusieurs États. Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et son protocole facultatif La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) est un traité international adopté en 1979 par les Nations Unies.

Assemblée générale des Nations Unies. La première partie (articles 1 à 6) porte sur la non-discrimination, les stéréotypes sexuels et la traite des êtres humains. La deuxième partie (articles 7 à 9) expose les droits des femmes dans la sphère publique, en mettant l'accent sur la vie politique, la représentation et les droits à la nationalité. La troisième partie (articles 10 à 14) décrit les droits économiques et sociaux des femmes, en particulier l'éducation, l'emploi et la santé. La troisième partie prévoit également des protections spéciales pour les femmes rurales et leurs problèmes. La quatrième partie (art. 15 et 16) décrit le droit des femmes à l'égalité dans le mariage et la vie familiale et le droit à l'égalité devant la loi. La partie V (articles 17 à 22) établit le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et la procédure d'établissement des rapports des États parties. Enfin, la sixième partie (articles 23 à 30) décrit les effets de la Convention sur d'autres traités, l'engagement des États parties et l'administration de la Convention. Le Protocole facultatif est un accord parallèle à la Convention sur l ' élimination de toutes les formes de discrimination à l ' égard des femmes, qui permet à ses parties de reconnaître la compétence du Comité pour l ' élimination de la discrimination à l ' égard des femmes pour examiner les plaintes émanant de particuliers.

La Convention relative aux droits de l'enfant et ses Protocoles facultatifs La Convention relative aux droits de l'enfant est un instrument international relatif aux droits de l'homme qui énonce les droits civils, politiques, économiques, sociaux, sanitaires et culturels des enfants. La Convention relative aux droits de l'enfant définit l'enfant comme tout être humain âgé de moins de 18 ans à moins que l'âge de la majorité ne soit atteint plus tôt en vertu de la législation nationale. Les particuliers peuvent saisir le Comité des droits de l ' enfant s ' ils estiment que les droits, selon la Convention, ont été violés. La troisième possibilité de suivre la mise en œuvre de la Convention est que le Comité des droits de l ' enfant puisse procéder de sa propre initiative s ' il dispose d’informations fiables qui lui permettent de croire qu ' un État membre a violé la Convention. Deux protocoles facultatifs ont été adoptés le 25 mai 2000. Le premier Protocole facultatif limite l ' implication d ' enfants dans les conflits militaires, et le deuxième Protocole facultatif interdit la vente d ' enfants, la prostitution des enfants, et

la pornographie impliquant des enfants. Un troisième protocole facultatif relatif à la communication des plaintes a été adopté en décembre 2011.

Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale La Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale est un instrument de troisième génération relatif aux droits de l'homme. La Convention internationale sur l ' élimination de toutes les formes de discrimination raciale engage ses membres à éliminer la discrimination raciale et à promouvoir la compréhension entre toutes les races. La Convention exige également des parties qu ' elles criminalisent les discours haineux et l ' appartenance à des organisations racistes. La Convention comporte également un mécanisme de plaintes individuelles, qui rend effectivement exécutoires les décisions prises à l'encontre de ses parties. La Convention est suivie par le Comité pour l ' élimination de la discrimination raciale.

Convention contre la criminalité transnationale organisée La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC, également appelée Convention de Palerme) est un traité multilatéral contre la criminalité transnationale organisée. Cette convention est la première convention internationale à lutter contre la criminalité transnationale organisée, la traite des êtres humains et le terrorisme. Les trois protocoles supplémentaires de l'UNTOC (protocoles de Palerme) sont les suivants: Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer. Protocole contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu. Ces quatre instruments contiennent des éléments du droit international actuel sur le trafic d'êtres humains, le trafic d'armes et le blanchiment d'argent. L ' Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est le dépositaire du Bureau et de ses protocoles.

Le Bureau est le principal instrument juridique international de lutte contre la criminalité organisée, mais son efficacité dépend de la capacité de chaque membre à mettre en œuvre son cadre.

Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées est un instrument international des Nations Unies relatif aux droits de l'homme qui vise à prévenir les disparitions forcées, définie en droit international comme des crimes contre l'humanité. La «disparition forcée» est définie à l'article 2 de la CIPPED comme étant l'arrestation, la détention, l'enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l'État ou par des personnes ou des groupes de personnes agissant avec l'autorisation, le soutien ou l'acquiescement de l'État, suivie d'un refus de reconnaître la privation de liberté ou de dissimuler le sort de la personne disparue ou le lieu où elle se trouve. met une telle personne en dehors de la protection de la loi.

Convention relative aux droits des personnes handicapées et son Protocole facultatif La Convention relative aux droits des personnes handicapées est un traité international des Nations Unies relatif aux droits de l'homme qui vise à protéger les droits et la dignité des personnes handicapées. Les Parties à la Convention relative aux droits des personnes handicapées doivent promouvoir, protéger et garantir la pleine jouissance des droits fondamentaux des personnes handicapées et veiller à ce que les personnes handicapées jouissent de la pleine égalité en vertu de la loi. La CDPH joue un rôle de catalyseur majeur dans le mouvement mondial en faveur des droits des personnes handicapées, ce qui permet de passer du fait de considérer les personnes handicapées comme des objets de charité, de traitement médical et de protection sociale à celui de les considérer comme des membres à part entière et égaux de la société en matière de droits de l'homme. La Convention a été la première ONU. Traité relatif aux droits de l’homme du XXIe siècle. Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits des personnes handicapées est un accord parallèle qui permet à ses parties

reconnaître la compétence du Comité des droits des personnes handicapées pour examiner les plaintes émanant de particuliers. La première étape consiste en un comité sur la recevabilité de la requête. La Convention exige «l'épuisement des recours internes» (article 2 du Protocole facultatif). Le Comité peut également déclarer irrecevable une communication si elle est anonyme ou non

Assez

justifiés.

Pour

exemple,

d ' un

Demandeur

peut

offre

La preuve que le recours aux recours internes serait excessivement long ou impossible.

Enlèvement d'enfant L'enlèvement ou la rétention d'un enfant en violation des droits de garde attribués à une personne, à une institution ou à tout autre organisme, conjointement ou seul, en vertu de la loi de l'État où l'enfant réside habituellement ou résidait habituellement immédiatement avant l'enlèvement ou la rétention.

Crimes contre l'humanité Tout acte ci-après commis en temps de paix ou de conflit armé dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile, en connaissance de cause: meurtre; l'extermination; asservissement; déportation ou transfert forcé de population; emprisonnement ou autre privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international; la torture; viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable; la persécution contre tout groupe ou collectif identifiable sur des motifs politiques, raciaux, nationaux, ethniques, culturels, religieux, de sexe (au sens du paragraphe 3 de l'article 7) ou d'autres motifs universellement reconnus comme inadmissibles en vertu du droit international, à l'égard de tout acte visé au présent paragraphe ou de tout crime relevant de la compétence de la Cour; disparition forcée de personnes; le crime d'apartheid; et d'autres actes inhumains de même nature causant intentionnellement de grandes souffrances ou de graves atteintes à l'intégrité corporelle ou à la santé mentale ou physique.

Protection des données Application systématique d'un ensemble de garanties institutionnelles, techniques et physiques qui préservent le droit à la vie privée en ce qui concerne la collecte, le stockage, l'utilisation et la divulgation des données personnelles.

Déportation En droit international humanitaire, l'expulsion fait référence au déplacement forcé de civils, qui est interdit en période d'occupation et de conflit armé non international, sauf lorsque cela est nécessaire pour des raisons de sécurité ou pour des raisons militaires impérieuses.

Détention de la liberté Toute forme de détention ou d'emprisonnement ou le placement d'une personne dans un établissement public ou privé de détention, que cette personne n'est pas autorisée à quitter à son gré, sur ordre d'aucune autorité judiciaire, administrative ou autre.

Privation de la nationalité L'acte unilatéral d'un État, que ce soit par décision des autorités administratives ou par l'application de la loi privant un individu de sa nationalité.

Centre de détention (migration) Établissement spécialisé utilisé pour la détention des migrants dans le but principal de faciliter des mesures administratives telles que l'identification, le traitement d'une demande ou l'exécution d'une mesure de renvoi.

Discrimination Toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur un motif tel que la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l'opinion politique ou toute autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation, et qui a pour but ou pour effet d'annuler ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l'exercice par toutes les personnes, sur un pied d'égalité, de tous les droits et libertés.

Personnes déplacées Personnes ou groupes de personnes qui ont été contraints ou obligés de fuir ou de quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel, soit à travers une frontière internationale, soit à l'intérieur d'un État, en particulier à la suite ou pour éviter les effets des conflits armés, des situations de violence généralisée, des violations des droits de l'homme ou des catastrophes naturelles ou d'origine humaine.

Travailleur migrant documenté Travailleur migrant ou membre de sa famille autorisé à entrer, à séjourner et à exercer une activité rémunérée dans l'État d'emploi conformément à la loi de cet État et aux accords internationaux auxquels cet État est partie.

Un procès équitable Un procès devant une cour ou un tribunal respectant les règles de l'autorité judiciaire (qui exige un tribunal compétent, indépendant et impartial établi par la loi) et les droits procéduraux (y compris l'égalité devant les tribunaux et les droits de la défense, l'équité et l'audience publique, un procès rapide, pour éviter l'auto-incrimination dans une affaire pénale, pour faire publier les décisions et pour éviter la double mise en danger).

Violence fondée sur le sexe Un terme général pour désigner tout acte préjudiciable commis contre la volonté d'une personne et fondé sur des différences sociales (c.-à-d. entre les sexes) entre les hommes et les femmes. Il s ' agit notamment d ' actes qui infligent des préjudices ou des souffrances physiques, sexuels ou mentaux, de menaces de tels actes, de coercition, de déni de ressources, de possibilités ou de services, de mariages forcés et d ' autres privations de liberté. Ces actes peuvent se produire en public ou en privé.

Plainte individuelle Une plainte officielle émanant d'une personne qui affirme que ses droits en vertu de l'un des traités ont été violés par un État partie, dont la plupart des traités

les organismes compétents sont compétents pour l'examiner. Le droit des organes conventionnels d'examiner les plaintes individuelles doit être expressément reconnu par l'État partie concerné de l'une des trois manières suivantes: a) En faisant une déclaration au titre de l ' article pertinent du traité (cette procédure s ' applique à la Convention internationale sur l ' élimination de toutes les formes de discrimination raciale, à la Convention contre la torture et à la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille); b) En ratifiant le traité lui-même ou en y adhérant (la présente procédure s ' applique à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées; c) En ratifiant ou en adhérant au protocole facultatif à un traité prévoyant un droit de plainte individuelle (cette procédure s'applique aux deux Pactes internationaux, à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, à la Convention relative aux droits de l'enfant et à la Convention relative aux droits des personnes handicapées). Crimes internationaux

Les crimes les plus graves d'intérêt international, tels qu'ils sont mentionnés en particulier dans le Statut de la Cour pénale internationale et sur lesquels la Cour a une compétence complémentaire des juridictions pénales nationales. Ces crimes comprennent les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre, l'agression et le génocide. Laissez-passer

Un document de voyage délivré dans des circonstances exceptionnelles par les agents consulaires à des ressortissants du pays ou à des ressortissants d'autres États auxquels l'État d'émission a assuré la protection. Elle peut également se référer à un document de voyage délivré par une organisation internationale à ses fonctionnaires. Institutions nationales de défense des droits de l’homme

De nombreux pays ont créé des institutions nationales des droits de l’homme (INDH) pour promouvoir et protéger les droits de l’homme. Ces institutions sont de plus en plus reconnues comme un élément essentiel de tout système national de protection des droits de l’homme, à condition que leur indépendance par rapport au contrôle gouvernemental puisse être assurée. En outre, une série de

des normes, connues sous le nom de Principes de Paris, ont été convenues pour évaluer l'indépendance et l'intégrité des institutions nationales.

Organisations non gouvernementales Les organisations non gouvernementales (ONG) peuvent participer à la promotion des droits de l'homme, en général ou en mettant l'accent sur une question spécifique. Il existe un cadre pour la participation des ONG à de nombreux mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, tels que l ' octroi du statut consultatif auprès du Conseil économique et social, qui leur permet de participer au Conseil des droits de l’homme. Les ONG internationales et nationales suivent de près les travaux des organes conventionnels. La plupart des organes conventionnels leur donnent l'occasion de contribuer au processus d'établissement des rapports par la présentation, par exemple, d'informations supplémentaires concernant l'application des traités dans un pays donné (parfois appelées «rapports alternatifs» ou «parallèles»). Toutefois, il existe des différences dans la façon dont les organes conventionnels traitent ces informations. Les ONG internationales et nationales ont également un rôle essentiel à jouer dans le suivi de la mise en œuvre des recommandations des organes conventionnels dans leurs observations finales au niveau national et dans la promotion du débat public national sur la mise en œuvre des droits de l'homme lors de l'élaboration du rapport et ultérieurement. Les ONG ont également contribué à promouvoir la ratification des traités relatifs aux droits de l'homme dans le monde entier.

Non-présentation de rapports Bien qu'ils aient librement assumé les obligations juridiques qui leur incombent en vertu des instruments relatifs aux droits de l'homme qu'ils ont ratifiés, certains États ne soumettent pas leurs rapports aux organes conventionnels. Il peut y avoir de nombreuses raisons pour lesquelles les États ne rendent pas compte, allant de la guerre et des troubles civils à des ressources limitées. L'assistance technique est fournie par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme pour aider les États à remplir leurs obligations en matière d'établissement de rapports. Les organes conventionnels ont également adopté des procédures pour faire en sorte que l ' application des traités par les États parties qui ne présentent pas de rapports soit examinée si les

Ces derniers n'ont pas répondu aux demandes d'information d'un organe conventionnel. En particulier, les comités sont prêts à examiner la situation dans un pays en l'absence de rapport.

Non-refoulement (principe de) L'interdiction pour les États d'extrader, d'expulser, d'expulser ou de renvoyer une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées ou où il existe des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture ou à d'autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,

ou

serait

être

en

danger

des

être

soumis

à

force exécutoire

ou de subir un autre préjudice irréparable.

Protocole facultatif

terme

«protocole»

est

utilisés

pour

d ' un

supplémentaire

juridique

instrument

C'est

complète et complète un traité. Un protocole peut porter sur n'importe quel sujet intéressant le traité initial et est utilisé soit pour traiter de quelque chose dans le traité initial (deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques), soit pour traiter d'une préoccupation nouvelle ou nouvelle (les deux premiers Protocoles facultatifs se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant), soit pour ajouter une procédure pour le fonctionnement et l'application du traité, telle qu'ajouter une personne

plaintes

procédure

(première

Facultatif

Protocole

à

des

Pacte international relatif aux droits civils et politiques,

Protocoles facultatifs à la Convention sur l ' élimination de toutes les formes de discrimination à l ' égard des femmes, à la Convention contre la torture, à la Convention relative aux droits des personnes handicapées, au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et au Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l ' enfant établissant une procédure de présentation de communications). Un protocole est «facultatif» parce qu'il n'est pas automatiquement contraignant pour les États qui ont déjà ratifié le traité initial; Les États doivent ratifier un protocole de manière indépendante ou y adhérer.

Pétitions Terme collectif englobant les différentes procédures de dépôt de plaintes devant les organes conventionnels. Les pétitions peuvent consister en des plaintes émanant de particuliers ayant violé un traité par un État partie ou d'États parties alléguant des violations al-U d'un traité par un autre État partie (réclamations inter-États).

Protection Toutes les activités visant à obtenir le plein respect des droits de la personne en vertu de la lettre et de l'esprit des organes de droit compétents (c'est-à-dire le droit des droits de l'homme, le droit international humanitaire, le droit des réfugiés). Recommandation Une recommandation ou une décision officielle émanant d'un organe conventionnel. Ce terme a été employé de manière incohérente pour décrire des décisions officielles sur des questions ou des résolutions spécifiques de nature plus générale, comme celles qui résultent d'une journée de débat général. Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale et le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes se réfèrent également à leurs observations générales comme «recommandations générales». ou nommé, fait par un État par lequel il vise à exclure ou à modifier l'effet juridique de certaines dispositions d'un traité dans leur application à cet État. Une réserve peut permettre à un État de participer à un traité multilatéral dans lequel il serait autrement incapable ou peu disposé à le faire. Les États peuvent formuler des réserves à un traité lorsqu'ils le signent, le ratifient, l'acceptent, l'approuvent ou y adhèrent. Lorsqu'un État émet une réserve lors de la signature, il doit la confirmer lors de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation. Les réserves sont régies par la Convention de Vienne sur le droit des traités et ne peuvent être contraires à l ' objet et au but du traité. En conséquence, lorsqu ' ils signent, ratifient, acceptent, approuvent ou adhèrent à un traité, les États peuvent formuler une réserve à moins que a) la réserve ne soit prohibuée par le traité; ou b) le traité prévoit que seules certaines réserves peuvent être faites, et celles-ci n'incluent pas la réserve en question. D'autres États parties peuvent déposer

des objections aux réserves d'un État partie. Les réserves peuvent être retirées en totalité ou en partie par l ' État partie à tout moment.

Procédure d'examen Procédure par laquelle un organe conventionnel examinera la situation dans un pays en l'absence de rapport de l'État partie. La procédure est suivie si un rapport est en retard depuis longtemps et si l'État partie n'a pas répondu aux rappels de l'organe conventionnel. Dans de nombreux cas, les États parties présentent leurs rapports pour éviter la procédure d ' examen; dans d'autres, ils envoient une délégation à la session de l'organe conventionnel et répondent aux questions de l'organe conventionnel même s'ils n'ont pas été en mesure de présenter un rapport. La procédure d'examen a été adoptée pour la première fois par le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale en 1991. D'autres comités utilisent l'expression «considération de la situation du pays en l'absence de rapport d'État». Certains comités transmettent une liste de points à l'État partie, même s'il n'y a pas de rapport. La plupart des comités formulent des observations finales à la fin du processus, bien que celles-ci puissent rester confidentielles si l'État partie souhaite présenter son rapport.

Règlement intérieur Les règles formelles adoptées par un organe conventionnel pour régir la manière dont il entreprend ses travaux. À l'exception du Comité des droits économiques, sociaux et culturels, les comités sont habilités par leurs traités respectifs à adopter leur propre règlement intérieur. Elles portent généralement sur des questions telles que l'élection des membres du Bureau et les procédures d'adoption des décisions, surtout si aucun consensus n'est possible. Le règlement intérieur est lié aux méthodes de travail, mais distinct de celles-ci.

Droit au retour Un élément du droit à la liberté de circulation qui implique que chacun soit libre de retourner dans son propre pays.

Procédure simplifiée de présentation de rapports Cette nouvelle procédure facultative de présentation de rapports, adoptée par le Comité contre la torture, le Comité des droits de l'homme et le Comité des travailleurs migrants, consiste à établir des listes de points à traiter à transmettre aux États parties avant de soumettre leurs rapports périodiques respectifs afin de faciliter le processus de présentation de rapports. La réponse de l'État partie à cette liste de points constitue son rapport à l'un de ces trois organes conventionnels.

Institutions spécialisées, fonds et programmes Les différentes institutions spécialisées, fonds et programmes du système des Nations Unies qui exécutent une grande partie du travail de l'ONU, y compris la promotion et la protection des droits de l'homme. Tous les organes conventionnels autorisent les organismes des Nations Unies à fournir des informations nationales supplémentaires lors de l ' examen d ' un rapport d ' État particulier. Certaines institutions spécialisées fournissent également une assistance technique aux États, tant pour ce qui est de la mise en œuvre des obligations conventionnelles que par écrit des rapports destinés aux organes conventionnels. Parmi les institutions spécialisées, fonds et programmes des Nations Unies qui participent au système des traités relatifs aux droits de l’homme, on peut citer l ' Organisation des Nations Unies pour l ' alimentation et l ' agriculture, l ' Organisation internationale du Travail, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l ' éducation, la science et la culture Organisation, Fonds des Nations Unies pour la population, Programme des Nations Unies pour les établissements humains, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Fonds des Nations Unies pour l'enfance, Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et Organisation mondiale de la santé. Les équipes de pays des Nations Unies participent également de plus en plus aux travaux des organes créés en vertu d ' instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Rapport de l ' État partie Le rapport selon lequel chaque État partie à un traité relatif aux droits de l’homme est tenu, en vertu

Les dispositions du traité, de soumettre régulièrement à l'organe conventionnel, en indiquant les mesures qu'il a adoptées pour mettre en œuvre le traité et les difficultés qu'il a rencontrées. Tous les traités exigent l'établissement d'un rapport initial complet dans un délai déterminé après la ratification et, à l'exception de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, subseU rapports périodiques à intervalles réguliers.

Abus sexuel L'intrusion physique réelle ou menacée de nature sexuelle, que ce soit par la force ou dans des conditions inégales ou coercitives.

Exploitation sexuelle Tout abus ou tentative d'abus d'une position de vulnérabilité, de pouvoir différentiel ou de confiance à des fins sexuelles, y compris, mais sans s'y limiter, de profit monétaire, social ou politique de l'exploitation sexuelle d'une autre personne.

Violence sexuelle La violence sexuelle est une forme de violence fondée sur le sexe. Il s'agit de tout acte sexuel, de toute tentative d'obtenir un acte sexuel, de tout commentaire ou de toute avance sexuel non désiré, d'un acte de traite ou d'un acte dirigé autrement contre la sexualité d'une personne en recourant à la contrainte de toute personne, quelle que soit sa relation avec la victime, quel que soit son contexte. La violence sexuelle revêt de multiples formes : viol, sévices sexuels, grossesse forcée, stérilisation forcée, avortement forcé, prostitution forcée, traite, esclavage sexuel, circoncision forcée, castration et nudité forcée.

Traité, convention, pacte ou instrument Il n'y a pas de différence juridique entre un traité, une convention ou un pacte. Tous sont des instruments juridiques internationaux qui, en droit international, lient juridiquement les États qui choisissent d ' accepter les obligations qui y sont énoncées en devenant parties à la suite des clauses finales de ces instruments.

Organe ou comité conventionnel

Un comité d'experts indépendants est nommé pour examiner l'application par les États parties d'un traité international relatif aux droits de l'homme. Les traités utilisent le terme «comité» dans l'ensemble. Cependant, les comités sont largement connus comme des «organes de traités» parce qu'ils sont créés en vertu des dispositions conventionnelles qu'ils supervisent. À bien des égards importants, ils sont indépendants du système des Nations Unies, bien qu ' ils reçoivent l ' appui du Secrétariat de l ' ONU et fassent rapport à l ' Assemblée générale. Parfois également appelé «organe de suivi des traités».

Le document de base commun est soumis à un organe conventionnel en même temps qu ' un document spécifique à chaque instrument, axé sur des questions spécifiquement liées au traité concerné. Bien que souvent appelé «rapport spécifique à chaque traité», le rapport à chaque organe conventionnel consiste en fait en un document commun, qui est le même pour tous les comités, et un document spécifique à chaque organe conventionnel spécifique. Ces deux documents, lus ensemble, constituent le rapport de l'État partie. Torture

Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne à des fins telles que l'obtention de lui [ou] ou d'une tierce personne d'informations ou d'aveux, la sanctionnant [ou] pour un acte qu'elle [ou elle] ou un tiers a commis ou est soupçonné d'avoir commis, ou l'intimidant ou la forçant [ou] ou un tiers, ou pour quelque raison que ce soit, discrimination de quelque nature que ce soit, lorsque cette douleur ou cette souffrance est infligée par ou à l'instigation d'un agent public ou d'une autre personne agissant à titre officiel, ou avec son consentement exprès ou tacite. Elle ne comprend pas la douleur ou les souffrances découlant uniquement de sanctions légales, inhérentes à ces sanctions ou accessoires à celles-ci.

Traite des personnes Le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l'accueil de personnes, par la menace ou l'emploi de la force ou d'autres formes de coercition, d'enlèvement, de fraude, de tromperie, d'abus de pouvoir, ou d'une situation de vulnérabilité, ou par l'octroi ou la réception de paiements ou d'avantages pour obtenir le consentement d'une personne ayant le contrôle d'une autre personne, aux fins d'exploitation. L'exploitation comprend, au minimum, l'exploitation de la prostitution d'autrui ou d'autres formes d'exploitation sexuelle, de travail ou de services forcés, d'esclavage ou de pratiques analogues à l'esclavage, à la servitude ou au prélèvement d'organes.

Justice transitionnelle L'ensemble des processus et des mécanismes associés aux tentatives d'une société de s'accommoder d'un héritage d'abus à grande échelle dans le passé afin d'assurer la responsabilité, de servir la justice et de parvenir à la réconciliation.

Déclaration universelle des droits de l'homme La Déclaration universelle des droits de l'homme est un document marquant de l'histoire des droits de l'homme. La Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée et proclamée par l ' Assemblée générale en tant que norme commune de réalisation pour tous les peuples et toutes les nations, afin que chaque individu et chaque organe de la société, en gardant constamment à l ' esprit la présente Déclaration, s ' efforce, par l ' enseignement et l ' éducation, de promouvoir le respect de ces droits et libertés et, par des mesures progressistes, nationales et internationales, d ' assurer leur universalité et leur efficacité. reconnaissance et respect, tant parmi les peuples des États Membres eux-mêmes que parmi les peuples des territoires placés sous leur juridiction. L'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme dispose que toute personne a droit à la liberté de circulation et de résidence à l'intérieur des frontières de chaque État.

Violence à l'égard des femmes Tout acte de violence fondée sur le sexe qui entraîne ou risque d'entraîner,

préjudice ou souffrance physique, sexuelle ou psychologique subis par les femmes, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Crimes de guerre

Les crimes internationaux qui comprennent, en cas de conflit armé international, a) les violations graves des Conventions de Genève du 12 août 1949, b) les autres violations graves des lois et coutumes applicables dans les conflits armés internationaux dans le cadre établi du droit international; dans le cas d'un conflit armé ne présentant pas un caractère international, a) les violations graves de l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève du 12 août 1949 commises contre des personnes qui ne participent pas activement aux hostilités, y compris les membres des forces armées qui ont déposé les armes et ceux qui ont été mis hors de combat par la maladie, les blessures, la détention ou toute autre cause, et b) les autres violations graves des lois; et les coutumes applicables dans les conflits armés ne présentant pas un caractère international, dans le cadre établi du droit international, telles qu'elles sont énumérées et définies dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Un traitement indépendant et sûr des plaintesLa CNDH-CPT s’engage à respecter la confidentialité, l’impartialité, la protection et les droits de toutes les parties tout au long du processus.

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