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La Commission nationale des droits de l’homme évalue les résultats préliminaires des visites de 40 centres d’hébergement collectif dans le cadre du projet « Renforcer et protéger les droits des personnes déplacées à l’intérieur du Liban »

 

La Commission nationale des droits de l’homme, comprenant le Comité pour la prévention de la torture (CNDH-CPT), a tenu une réunion de travail à son siège à Beyrouth, sous la présidence du Dr Fadi Gerges, président de la Commission, avec la participation de l’équipe du projet « Renforcer et protéger les droits des personnes déplacées à l’intérieur du Liban », mis en œuvre avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cette réunion était consacrée à l’examen des résultats préliminaires de la première phase des visites de terrain menées dans 40 centres d’hébergement collectif répartis dans les différentes régions du Liban.

Cette réunion s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à renforcer le suivi indépendant de la situation des droits de l’homme dans le contexte des déplacements internes provoqués par l’escalade des hostilités, tout en promouvant une approche humanitaire fondée sur les droits de l’homme, conformément au mandat confié à la Commission par la loi n° 62/2016 ainsi qu’aux obligations du Liban en vertu du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Au début de la réunion, l’équipe du projet a présenté les principales conclusions préliminaires des visites de terrain, axées sur l’évaluation des conditions de vie dans les centres d’hébergement collectif et du respect des droits fondamentaux des personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’évaluation a porté sur l’accès à un logement adéquat, à l’eau, à l’alimentation, aux soins de santé, aux services d’assainissement, à la protection de la vie privée, à la sécurité ainsi qu’aux services essentiels. Elle a également permis d’identifier les risques de protection auxquels sont particulièrement exposés les femmes et les filles, les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et d’autres groupes vulnérables.

Le projet est mis en œuvre alors que les centres d’hébergement collectif demeurent un pilier essentiel de la réponse nationale aux déplacements internes. Selon le rapport hebdomadaire sur la situation publié le 6 juillet 2026 par l’Unité de gestion des risques de catastrophes auprès du Grand Sérail, 350 centres d’hébergement collectif sont toujours opérationnels sur l’ensemble du territoire libanais et accueillent 36 213 personnes déplacées appartenant à 9 351 familles. Les visites effectuées dans quarante centres constituent la première phase d’un programme national de suivi destiné à établir une base de données fiable sur la situation des personnes déplacées, à identifier les lacunes en matière de protection et à soutenir l’élaboration de réponses plus efficaces fondées sur des données probantes.

Les participants ont examiné les principales observations issues du suivi, lesquelles ont mis en évidence d’importantes disparités dans la qualité des services fournis entre les centres, ainsi que des difficultés liées à la surpopulation, au respect de la vie privée, à l’accès aux services essentiels et au renforcement des mécanismes de protection et d’orientation, notamment en faveur des groupes les plus vulnérables. Ils ont également examiné la méthodologie de collecte et d’analyse des données afin de garantir le respect des normes internationales en matière de documentation, la protection des données personnelles et l’application du principe de « ne pas nuire » tout au long des activités de suivi et de documentation.

Le président de la Commission, le Dr Fadi Gerges, a souligné que les personnes déplacées à l’intérieur du pays doivent être considérées comme des titulaires de droits, et non comme de simples bénéficiaires de l’aide humanitaire. Il a rappelé que le respect de la dignité humaine, de l’égalité, de la non-discrimination et de l’accès aux services essentiels constitue une obligation juridique qui incombe à toutes les autorités concernées.

Il a déclaré :

« Le suivi indépendant réalisé par la Commission ne vise pas uniquement à documenter la réalité sur le terrain, mais également à produire des informations fiables et des analyses juridiques fondées sur des preuves afin d’aider les décideurs à élaborer des politiques et des réponses plus efficaces, tout en veillant à ce que les droits de l’homme demeurent au cœur de l’action humanitaire. »

Le projet « Renforcer et protéger les droits des personnes déplacées à l’intérieur du Liban » contribue au renforcement des capacités institutionnelles de la Commission nationale des droits de l’homme en matière de suivi de terrain, de documentation, d’analyse juridique, de gestion des données et d’élaboration de rapports fondés sur des preuves. Il permettra à la Commission d’évaluer de manière régulière et indépendante la situation des droits de l’homme dans les centres d’hébergement collectif et les sites de déplacement, et de formuler des recommandations pratiques aux autorités nationales et aux partenaires internationaux afin d’améliorer la protection des personnes déplacées et de renforcer la redevabilité. Le projet vise également à développer des outils nationaux harmonisés de suivi conformes aux normes internationales et à renforcer la coopération avec les autorités publiques, les agences des Nations Unies, les organisations humanitaires et les organisations de la société civile, contribuant ainsi à une réponse nationale plus globale, plus efficace et fondée sur les droits de l’homme.

Les participants sont convenus de poursuivre les visites de terrain dans l’ensemble des gouvernorats libanais et d’achever l’analyse des données recueillies en vue de la préparation d’un rapport national complet. Ce rapport présentera une évaluation objective des conditions dans les centres d’hébergement collectif, identifiera les principaux défis et besoins en matière de protection, et formulera des recommandations pratiques à l’intention des autorités publiques et des partenaires humanitaires afin de renforcer la protection des personnes déplacées à l’intérieur du pays et d’améliorer la qualité de la réponse nationale.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).