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L’UNESCO inscrit la ville antique de Tyr au Liban sur la Liste du patrimoine mondial en péril

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a inscrit mercredi Tyr, ancienne cité côtière du sud du Liban fondée par les Phéniciens, sur la Liste du patrimoine mondial en péril, à la suite de plusieurs mois de bombardements israéliens ayant endommagé le site archéologique.

Fondée il y a environ 4 700 ans, Tyr abrite un patrimoine archéologique exceptionnel, dont deux zones protégées inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans sa décision, l’UNESCO a déclaré que « le site a été directement touché et a subi des dommages. En outre, son état de conservation suscite une inquiétude croissante, notamment en raison de la possibilité de nouveaux impacts. »

L’Organisation a ajouté que « les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien », précisant que c’est le gouvernement libanais qui a demandé son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Les vestiges archéologiques de Tyr, situés à environ 80 kilomètres au sud de Beyrouth et à moins de 20 kilomètres de la frontière israélienne, sont inscrits au patrimoine mondial depuis 1984 et comprennent principalement des vestiges datant de l’époque romaine.

Au cours des derniers mois, la ville s’est retrouvée au cœur du conflit, obligeant des dizaines de milliers d’habitants à fuir après les ordres d’évacuation émis par l’armée israélienne, qui concernaient notamment des quartiers comprenant des sites archéologiques. La majorité des habitants est toutefois revenue par la suite.

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a salué cette décision, estimant que l’inscription de Tyr sur la Liste du patrimoine mondial en péril permettra de « concentrer l’attention et la préoccupation de l’UNESCO et des États membres sur un site d’une importance majeure dans l’histoire d’une région aujourd’hui marquée par les conflits. »

La cité antique comprend deux secteurs protégés inscrits au patrimoine mondial, notamment un arc de triomphe romain et un hippodrome datant du IIᵉ siècle.

En juin dernier, l’un de ces sites a été directement touché par une frappe israélienne. Un responsable du ministère libanais de la Culture avait alors indiqué à l’AFP qu’un bâtiment administratif avait été atteint et que les débris des bombardements voisins avaient endommagé plusieurs éléments archéologiques, notamment des colonnes, des chapiteaux et des mosaïques.

Tyr est l’une des plus anciennes villes habitées du bassin méditerranéen. Au fil de son histoire, elle a connu les civilisations phénicienne, perse, hellénistique, romaine et byzantine.

Plus tôt cette année, le ministre libanais de la Culture a accusé Israël de ne pas respecter la Convention de La Haye de 1954, qui impose la protection des biens culturels en période de conflit armé. Il a également dénoncé le non-respect du symbole du Bouclier bleu, emblème international destiné à signaler les sites culturels protégés pendant les conflits.

La décision de l’UNESCO est intervenue lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, tenue à Busan, en République de Corée.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).