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La Commission nationale des droits de l’homme au Liban (NHRC-CPT) participe à la Conférence annuelle 2026 de la GANHRI sur les droits humains dans l’espace numérique

La Commission nationale des droits de l’homme au Liban, y compris le Comité pour la prévention de la torture (NHRC-CPT), a participé à la Conférence annuelle 2026 de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI), tenue au Palais des Nations à Genève sous le thème : « Le rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits humains dans l’espace numérique ».

The conference also highlighted the role of NHRIs in enhancing public awareness and digital literacy.
The conference also highlighted the role of NHRIs in enhancing public awareness and digital literacy.

La délégation libanaise était conduite par le Dr Fadi Gerges, Président de la Commission, et M. Bassam Al Kantar, Commissaire aux relations internationales. Cette participation intervient dans un contexte critique pour le Liban, marqué par des crises humanitaires et des transformations numériques rapides soulevant de nouveaux défis en matière de droits humains.

La conférence s’est ouverte par des interventions de haut niveau, notamment de Mme Amina Bouayach, Présidente de la GANHRI, de M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, et de l’Ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, Président du Conseil des droits de l’homme. Les discussions ont porté sur les défis émergents liés aux technologies numériques, y compris l’intelligence artificielle, la surveillance et la gouvernance des données.

Dans ses interventions, la NHRC-CPT a insisté sur la nécessité d’ancrer la transformation numérique dans un cadre solide fondé sur les droits humains, en particulier dans les contextes fragiles et affectés par les conflits. Elle a mis en lumière le cas du Liban, où les technologies numériques jouent un rôle croissant dans les dynamiques humanitaires, notamment à travers l’utilisation de plateformes numériques pour diffuser des avertissements d’évacuation et leurs implications pour la protection des civils.

La conférence a constitué une plateforme d’échanges approfondis sur les cadres juridiques, les mécanismes de supervision et la responsabilité dans le domaine numérique. Les participants ont examiné le rôle des institutions nationales dans l’élaboration des politiques publiques, le suivi des technologies émergentes et la garantie que l’innovation ne se fasse pas au détriment des droits fondamentaux.

Elle s’est conclue par l’adoption d’une déclaration finale réaffirmant que le droit international des droits de l’homme s’applique pleinement dans l’espace numérique et que les droits dont jouissent les individus hors ligne doivent être protégés en ligne. La déclaration exprime également de vives préoccupations face à la surveillance illégale, à l’utilisation abusive des données personnelles, à la discrimination algorithmique et à l’usage des technologies numériques pour intimider ou réduire au silence les défenseurs des droits humains.

La NHRC-CPT a salué cette déclaration et réaffirmé son engagement à renforcer son rôle dans le suivi des impacts des technologies numériques sur les droits humains au niveau national. Elle a également souligné l’importance de soumettre les systèmes numériques, y compris l’intelligence artificielle, aux principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité, de transparence et de responsabilité.

La Commission a en outre insisté sur la nécessité de réduire les fractures numériques et de garantir un accès équitable aux infrastructures et services numériques, en particulier dans un contexte de crise économique et humanitaire susceptible d’accentuer les inégalités.

Elle a également mis en garde contre les atteintes à l’espace civique dans les environnements numériques, appelant à une protection accrue de la liberté d’expression, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des groupes vulnérables face aux risques numériques.

En marge de la conférence, la délégation a tenu plusieurs réunions bilatérales avec des représentants des Nations Unies et d’autres institutions nationales afin de renforcer la coopération et les capacités face aux défis émergents, notamment en matière d’intelligence artificielle et de gouvernance numérique.

La NHRC-CPT a conclu en soulignant que les institutions nationales des droits de l’homme ont un rôle essentiel à jouer pour garantir que les technologies restent au service de l’être humain et qu’elles soient développées et utilisées dans le respect de la dignité humaine et des normes internationales.

Cette participation reflète l’engagement continu du Liban dans les processus internationaux des droits de l’homme et sa volonté de répondre aux défis croissants à l’intersection entre technologie et droits fondamentaux.

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NHRCLB
NHRCLBhttps://nhrclb.org
مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).