La Commission nationale des droits de l’homme annonce que son Comité du droit international humanitaire, dans le cadre de son mandat de surveillance, a procédé à l’identification, à la collecte, à la conservation et à l’analyse d’un ensemble de contenus numériques en sources ouvertes, notamment deux séquences vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, provenant du compte Israel Genocide Tracker, qui documenteraient le comportement d’éléments militaires à l’intérieur de domiciles civils dans la localité de Rab Thalathin, dans le caza de Marjayoun, au sud du Liban.
La première vidéo, publiée le 17 mars 2026, montre des images qui documenteraient l’entrée d’éléments militaires dans des habitations civiles à Rab Thalathin, leur déplacement à l’intérieur de ces lieux, la manipulation et l’altération de leur contenu, ainsi que leur enregistrement depuis l’intérieur des domiciles. La nature et les angles de prise de vue indiquent que ces images ont été captées à l’intérieur d’espaces résidentiels privés, ce qui pourrait constituer une atteinte à l’inviolabilité du domicile et une ingérence directe dans des biens civils protégés dans le contexte d’un conflit armé. La vidéo montre également des documents personnels, dont une carte d’électeur appartenant à Mme Fatima Nour El-Din, originaire de Rab Thalathin dans le caza de Marjayoun, ce qui pourrait permettre d’identifier les propriétaires ou les résidents concernés, soulevant des préoccupations supplémentaires en matière de vie privée et de dignité humaine.
Israeli terrorists are back to their disgusting behavior, this time from the village of Marjayoun, during today’s invasion and occupation of southern Lebanon. pic.twitter.com/aRrAsIGc4D
— Israel Genocide Tracker (@trackingisrael) March 17, 2026
La deuxième vidéo, publiée le 3 mars 2026 et accompagnée d’un texte indiquant qu’elle a été filmée « quelques heures après la reprise de l’incursion dans le sud du Liban », fait référence à ce que la source a qualifié de « destruction systématique des habitations de Libanais déplacés ». Dans ce contexte, il peut être déduit que les faits documentés ne se limitent pas à un incident isolé, mais seraient présentés comme s’inscrivant dans un schéma plus large et récurrent lié au déroulement des opérations militaires, ce qui pourrait, s’il est confirmé, constituer une pratique systématique visant des biens civils.
Cette documentation s’inscrit dans le cadre du travail continu du Comité du droit international humanitaire visant à surveiller et documenter les violations liées aux conflits armés, en particulier منذ تصاعد العمليات العسكرية au début du mois de mars 2026. Elle est menée conformément à son mandat consistant à évaluer le respect du droit international humanitaire et à identifier les schémas de violations potentielles.
Le Comité a engagé les mesures techniques et juridiques nécessaires pour préserver ces contenus conformément aux normes reconnues en matière de documentation des preuves numériques. Cela comprend une vérification préliminaire des sources, une analyse du contenu, l’extraction des métadonnées et, dans la mesure du possible, la détermination du contexte temporel et géographique. Ces démarches visent à garantir l’intégrité des preuves et leur recevabilité dans le cadre de tout processus futur de responsabilisation, au niveau national ou international.
Tout en soulignant que la qualification juridique définitive de ces faits demeure conditionnée à l’achèvement des vérifications et de l’évaluation juridique globale, le Comité indique que les actes reflétés dans ces contenus, s’ils sont confirmés, pourraient constituer des violations graves du droit international humanitaire, notamment celles relatives à la protection des civils et des biens civils. Ces violations potentielles incluent l’entrée illégale dans des domiciles privés, l’ingérence dans leur contenu, l’appropriation de biens, la destruction injustifiée, ainsi que les atteintes à la vie privée et à la dignité humaine.
Le Comité rappelle que les habitations privées et les biens civils bénéficient d’une protection spéciale en vertu des Conventions de Genève de 1949 et du droit international humanitaire coutumier pertinent. Toute attaque contre ces biens, leur utilisation ou leur destruction en l’absence de nécessité militaire impérative constitue une violation manifeste de ces règles et peut constituer des crimes de guerre, notamment le pillage et la destruction étendue de biens non justifiée par une nécessité militaire.
La documentation menée par le Comité couvre également des schémas plus larges de violations potentielles liées au conflit en cours, y compris des actes susceptibles de porter atteinte à la dignité des civils ou d’être utilisés comme moyens d’intimidation ou de coercition, ainsi que leurs conséquences psychologiques et matérielles profondes sur les populations affectées, en particulier les personnes déplacées.
La Commission souligne que ce travail de documentation s’inscrit dans son engagement à lutter contre l’impunité et à renforcer la responsabilité, notamment par la constitution d’une base de données fiable de preuves permettant de préserver les droits des victimes et de soutenir l’action des autorités judiciaires compétentes le moment venu.
Elle réitère enfin que le respect du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution, constitue une obligation juridique contraignante pour toutes les parties au conflit et doit être respecté en toutes circonstances.
هذه المقالة متاحة أيضًا بـ:
En savoir plus sur الهيئة الوطنية لحقوق الإنسان - لبنان
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

