Dans une initiative citoyenne qui reflète les inquiétudes croissantes face à la montée des discours de division au Liban, l’association Act for the Disappeared a lancé un message ouvert adressé à la jeunesse libanaise, appelant à promouvoir la solidarité et à rejeter l’intolérance, la haine, le racisme, le sectarisme et les discriminations confessionnelles. Cette initiative intervient alors que le pays traverse une période politique et sociale particulièrement sensible, marquée par une intensification des tensions dans le discours public.
Le message a été transmis à un large réseau de partenaires, notamment les présidents de municipalités, les administrations universitaires et divers acteurs communautaires, avec l’espoir qu’il soit relayé auprès des étudiants et des jeunes dans différentes régions du pays. Par cette démarche, l’association souhaite encourager la jeunesse à jouer un rôle actif dans la promotion d’un discours public responsable et inclusif.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du travail de longue date mené par l’association auprès des familles des personnes disparues et victimes de disparition forcée au Liban. Forte de cette expérience, Act for the Disappeared rappelle que les conséquences des conflits internes ne disparaissent pas avec la fin des violences. Elles continuent au contraire de marquer profondément la mémoire des familles et de la société pendant des décennies. Dès lors, prévenir la répétition des tragédies du passé devient une responsabilité collective.
Du point de vue des droits humains, cette initiative revêt une importance particulière. En s’adressant directement aux jeunes, elle vise à renforcer une culture des droits de l’homme, du dialogue et de la reconnaissance mutuelle au sein de la société libanaise. Elle souligne également l’importance de traiter l’héritage des conflits passés, notamment la question non résolue des personnes disparues, comme une composante essentielle du processus de réconciliation et de justice transitionnelle.
Selon plusieurs défenseurs des droits humains, de telles initiatives constituent un outil essentiel pour prévenir les cycles de division et de violence. Dans une société pluraliste comme celle du Liban, mobiliser les jeunes et encourager les universités et les municipalités à diffuser des messages rejetant les discours de haine contribue à renforcer la cohésion sociale. L’initiative rappelle ainsi que la protection des droits humains commence par la construction d’une conscience collective capable de transformer les blessures du passé en engagement pour un avenir plus juste et solidaire.
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