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Dre Josyan Madi-Skaff : protéger les droits des bénéficiaires des services de santé mentale est une composante essentielle des soins

Le 10 septembre proclamé Journée nationale de prévention du suicide et de sensibilisation à la santé mentale

La psychiatre Dre Josyan Madi-Skaff, membre de la Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité pour la prévention de la torture, a participé à la cérémonie officielle organisée au Grand Sérail, au cours de laquelle le 10 septembre de chaque année a été proclamé « Journée nationale de prévention du suicide et de sensibilisation à la santé mentale ».

La cérémonie s’est tenue sous le patronage du président du Conseil des ministres, Nawaf Salam, représenté par le ministre de la Santé publique, Dr Rakan Nassereddine. Elle a été organisée par le ministère de la Santé publique, par l’intermédiaire du Programme national de santé mentale, en partenariat avec l’association Embrace et l’organisation ABAAD, en présence de ministres, de députés ainsi que de représentants d’organismes officiels, d’agences des Nations Unies, d’organisations nationales et internationales, d’ordres professionnels et d’établissements universitaires.

La Dre Madi-Skaff a présenté une intervention intitulée « Réflexions sur le parcours de la santé mentale au Liban », dans laquelle elle a retracé les principales étapes du développement du secteur de la santé mentale au Liban au cours des dernières décennies, en s’appuyant sur son expérience de psychiatre et sur son travail dans les domaines des droits de l’homme et de la prévention de la torture et des mauvais traitements.

Elle a souligné que l’approche fondée sur les droits de l’homme ne constitue pas un élément accessoire des services de santé mentale, mais une composante fondamentale de la pratique professionnelle et de la qualité des soins. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la dignité des personnes bénéficiant de ces services, de respecter leur autonomie et leur volonté, et de garantir leur droit de participer aux décisions relatives à leur traitement.

La Dre Madi-Skaff a également attiré l’attention sur les risques d’atteintes aux droits de l’homme auxquels certaines personnes peuvent être exposées, notamment en cas d’hospitalisation sans consentement, de contention physique, d’isolement ou de traitement forcé. Elle a affirmé que de telles mesures devaient être soumises à des garanties juridiques et professionnelles strictes afin d’empêcher tout usage arbitraire et d’assurer un contrôle efficace, l’obligation de rendre des comptes ainsi que l’accès à des mécanismes de plainte et de recours.

Sa participation revêt une importance particulière au regard du mandat de la Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité pour la prévention de la torture, qui consiste notamment à protéger les droits des personnes privées de liberté et à contrôler les lieux de détention. Ce mandat couvre également les établissements et hôpitaux psychiatriques dans lesquels certaines personnes peuvent être empêchées de partir de leur plein gré.

Les participants ont affirmé que la prévention du suicide et la promotion de la santé mentale constituent une responsabilité nationale partagée. Elles nécessitent le développement de services accessibles et proches des communautés, la lutte contre la stigmatisation, le renforcement du dépistage précoce et de l’accès aux soins, ainsi que la participation effective des personnes ayant une expérience vécue à l’élaboration des politiques et à la conception des services.

Dans son discours prononcé au nom du président du Conseil des ministres, le ministre Nassereddine a souligné que la santé mentale n’était pas un luxe pouvant être reporté à des périodes plus calmes, mais un pilier essentiel de la résilience, du rétablissement et de la reconstruction de la société. Il a indiqué que l’investissement dans la santé mentale avait des retombées positives sur la santé, l’éducation, le développement économique et la stabilité sociale.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé au Liban, Dr Ahmed Zouiten, a pour sa part affirmé que le suicide pouvait être prévenu et que sa prévention relevait d’une responsabilité collective. Il a appelé à la mise en œuvre d’interventions fondées sur des données probantes et au renforcement de la coopération entre les différents secteurs.

La fondatrice et directrice de l’organisation ABAAD, Ghida Anani, ainsi que la cofondatrice et présidente de l’association Embrace, Mia Atwi, ont également souligné l’importance d’intégrer la protection et le soutien psychologique, de renforcer les partenariats entre l’État et la société civile et de poursuivre le développement de la Ligne nationale d’assistance psychologique 1564.

La cérémonie s’est achevée par la proclamation officielle du 10 septembre comme Journée nationale de prévention du suicide et de sensibilisation à la santé mentale, consacrant ainsi l’engagement du Liban à développer un système de santé mentale fondé sur les droits de l’homme et le respect de la dignité humaine.

Toute personne ayant besoin d’un soutien psychologique ou d’une assistance en matière de prévention du suicide peut appeler gratuitement la Ligne nationale d’assistance au 1564, accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).