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La Commission nationale des droits de l’homme participe à un séminaire sur la pensée verte au Forum culturel de Shemlan

Bassam Al Kantar, commissaire aux relations internationales et à l’information auprès de la Commission nationale des droits de l’homme du Liban, incluant le Comité pour la prévention de la torture (CNDH-CPT), a participé à un séminaire intitulé « La pensée verte : entre idéologie et droit naturel ». Organisée par le Forum culturel de Shemlan, la rencontre s’est tenue le jeudi 10 septembre 2026 au domicile du journaliste Nabil Al Mokaddam.

Ont également participé au séminaire la Dre Kawthar Shia, chercheuse et autrice spécialisée dans les questions environnementales et humaines ; Fadi Abi Allam, président du Parti vert libanais ; et l’ingénieur Malek Ghandour, président du Forum libanais pour l’environnement. La discussion était animée par Tamara Al Dib.

Dans son intervention, Al Kantar a présenté l’approche de la CNDH-CPT concernant les liens entre les changements climatiques et les droits humains. Il a souligné que la crise climatique ne pouvait plus être considérée comme une question environnementale ou technique spécialisée susceptible d’être reportée, mais qu’elle devait être reconnue comme un enjeu directement lié aux droits, aux libertés, à la justice et à la redevabilité.

Il a expliqué que les institutions nationales des droits de l’homme devaient passer d’un rôle de simple suivi à celui d’acteur engagé, sans pour autant se substituer au gouvernement, au pouvoir judiciaire ou à la société civile. Leur rôle consiste notamment à conseiller les autorités publiques, à surveiller les conséquences des politiques et des projets climatiques sur les droits humains, à recevoir les plaintes et à enquêter sur celles-ci, ainsi qu’à renforcer l’accès des personnes affectées à des recours effectifs.

Al Kantar a relevé que la crise climatique au Liban se conjugue avec l’effondrement économique et financier, la défaillance des services d’électricité, d’eau, de transport public et de gestion des déchets, les disparités régionales, les déplacements massifs de population, la pression croissante sur les municipalités et les établissements de santé, la dégradation des terres et l’augmentation des risques d’incendie.

Il a insisté sur le fait que la fragilité institutionnelle ne constituait pas un facteur secondaire, mais un élément essentiel de l’équation des risques pesant sur les droits humains, en particulier pour les groupes et les régions les plus vulnérables. Il a ainsi appelé à intégrer une approche fondée sur les droits humains dans toutes les politiques d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à leurs effets, tout en garantissant la participation du public, la transparence, la redevabilité et la non-discrimination.

Al Kantar a également appelé à distinguer la responsabilité mondiale de la responsabilité nationale. Le Liban ne figurant pas historiquement parmi les principaux contributeurs aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, il a droit au financement, au soutien et à la coopération internationale, conformément aux principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées. Il a toutefois souligné que cette réalité ne dispensait pas les autorités libanaises, dans la limite des capacités disponibles, de leurs obligations de protéger la population, de gérer les risques, de garantir l’accès à l’information, de prévenir la corruption, d’allouer les financements climatiques de manière transparente et de respecter les droits humains dans les projets d’atténuation et d’adaptation.

À l’ouverture du séminaire, Tamara Al Dib a souhaité la bienvenue aux intervenants et au public. Elle a mis en évidence le contraste entre la beauté naturelle du Liban, célébrée par les poètes, et la corruption ainsi que la négligence dont souffre son environnement. Elle a invité les participants à réfléchir aux moyens concrets de protéger le milieu naturel du pays contre sa dégradation continue.

La Dre Kawthar Shia a souligné que l’être humain faisait partie intégrante de la nature et que sa santé était directement liée à celle de la terre, de l’eau et de l’air. Selon elle, la pensée verte ne se limite pas à planter des arbres ou à trier les déchets : elle suppose de comprendre en profondeur la relation entre l’être humain et la Terre et d’adopter des modes de vie qui protègent la nature et préservent l’équilibre écologique.

Fadi Abi Allam a estimé que l’idéologie verte avait dépassé la critique du capitalisme de consommation pour devenir une philosophie visant à protéger la planète et à assurer sa survie. Il a mis en garde contre la transformation des ressources naturelles du Liban, qui constituent des droits collectifs, en instruments d’exploitation et d’investissement politique, dans un contexte marqué par les incendies de forêt, la privatisation des plages et la pollution industrielle. Il a affirmé que la sauvegarde de la nature constituait une condition essentielle au salut de l’être humain et de l’État.

L’ingénieur Malek Ghandour a, pour sa part, expliqué que la pensée verte était devenue une vision intégrée de l’être humain, de la société, de l’économie et de leur relation avec la nature. Elle ne pouvait plus être réduite à la protection des arbres ou à la diminution de la pollution. Il a insisté sur la nécessité de faire du citoyen un partenaire actif dans la prise de décision, plutôt qu’un simple bénéficiaire passif, et a appelé à l’élaboration d’une Charte verte transformant les principes environnementaux et les droits humains en objectifs concrets et réalisables.

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NHRCLB
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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).