Prochaines étapes
La recommandation entre en vigueur à compter d’aujourd’hui et sera présentée aux ministres lors de la réunion du Conseil « Justice ». Les États membres sont invités à prendre les mesures nécessaires au niveau national pour aligner leurs pratiques sur ces recommandations.
Contexte
Lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » d’octobre 2021, où la question de la détention figurait à l’ordre du jour, les ministres ont demandé à la Commission d’opter pour des recommandations ou des lignes directrices visant à améliorer les conditions de détention et à renforcer le recours à des mesures alternatives, plutôt qu’à une législation de l’Union européenne.
La recommandation d’aujourd’hui complète les droits procéduraux établis par les directives relatives au droit à l’interprétation et à la traduction, au droit à l’information, au droit d’accès à un avocat, à la présomption d’innocence, aux garanties procédurales pour les enfants et à l’aide juridictionnelle. Elle complète également la recommandation de la Commission européenne du 27 novembre 2013 relative aux garanties procédurales pour les personnes vulnérables.
Bien que tous les États membres soient tenus de respecter la Convention européenne des droits de l’homme, il existe en pratique des différences importantes en matière de détention provisoire, et les conditions matérielles de détention varient considérablement.
Les organes de contrôle des prisons dans l’ensemble de l’Union européenne signalent des préoccupations. En 2021, 81 constats de violations de l’article 3 de la Convention (traitements inhumains ou dégradants) ont été relevés dans 14 États membres, et 46 cas de violations de l’article 5 (droit à la liberté et à la sûreté) ont été constatés dans 12 États membres.
Ces différences entre les États membres ont un impact sur la confiance mutuelle et la coopération judiciaire en matière pénale, notamment dans le cadre de la reconnaissance mutuelle et du fonctionnement du mandat d’arrêt européen. Depuis 2016, l’exécution d’un tel mandat a été retardée ou refusée dans près de 300 cas en raison d’un risque réel de violation des droits fondamentaux.
Pour plus d’informations
Recommandation sur les droits procéduraux des suspects et des personnes accusées faisant l’objet d’une détention provisoire et sur les conditions matérielles de détention
Document non officiel de la Commission dans le contexte de l’adoption de la recommandation sur les droits procéduraux des suspects et des personnes accusées faisant l’objet d’une détention provisoire et sur les conditions matérielles de détention
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