La Commission nationale des droits de l’homme au Liban, y compris le Comité pour la prévention de la torture (NHRC-CPT), a tenu une réunion avec l’Association pour la prévention de la torture (APT) à son siège à Genève, dans le cadre de sa participation à l’Assemblée générale de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI).
Ont participé à cette réunion Mme Nicole Hogg, Secrétaire générale de l’APT, et M. Ben Buckland, Conseiller principal, ainsi que la délégation de la Commission composée du Dr Fadi Gerges, Président de la Commission, et de M. Bassam Al Kantar, Commissaire chargé des relations internationales.
Les discussions ont porté sur les risques de torture et de mauvais traitements dans le contexte du conflit et des déplacements massifs au Liban, la Commission ayant présenté des résultats préliminaires issus des travaux de suivi menés par son Comité de droit international humanitaire, mettant en lumière les défis croissants liés à la protection des personnes en situation de vulnérabilité dans le contexte actuel.
Les deux parties ont également exploré les perspectives de coopération stratégique, notamment à travers le développement de programmes de formation conjoints, le soutien aux équipes de visite des lieux de détention, ainsi que l’échange d’expertise pour l’élaboration d’outils pratiques et de guides visant à prévenir la torture et les mauvais traitements, conformément aux normes internationales.
La réunion a en outre abordé les stratégies de plaidoyer visant à lutter contre la torture et les mauvais traitements au Liban, y compris des initiatives législatives visant à renforcer le cadre juridique et les mécanismes de redevabilité afin d’assurer la poursuite des auteurs, conformément aux engagements internationaux du Liban.
Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’un partenariat établi entre la Commission et l’APT, remontant aux premières étapes de la mise en place de la Commission. En 2018, des membres de la Commission ont participé à des programmes de formation et à des visites d’étude à Genève organisés par l’APT, comprenant des sessions sur les mécanismes de prévention de la torture, la surveillance des lieux de détention, le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que des rencontres avec le Sous-Comité pour la prévention de la torture et des experts internationaux . Cette coopération a contribué à ancrer une approche préventive et à renforcer le travail de la Commission conformément aux standards internationaux.
À propos de l’Association pour la prévention de la torture (APT) :
L’APT est une organisation internationale de référence qui œuvre depuis plus de 40 ans pour un monde sans torture. Elle a contribué à la mise en place d’un système mondial de prévention de la torture, fondé sur des preuves indépendantes et une expertise spécialisée, avec un accent particulier sur tous les lieux de privation de liberté. L’APT agit à travers des partenariats étroits avec les États, les institutions nationales et la société civile, convaincue que la prévention de la torture repose sur des efforts collectifs et durables.
Au Liban, l’APT a joué un rôle précoce après la ratification par le pays du Protocole facultatif à la Convention contre la torture (OPCAT) en décembre 2008, faisant du Liban le premier État de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à y adhérer. Lors de sa mission en 2009, l’APT a engagé des consultations avec les autorités publiques, les parlementaires et la société civile afin d’explorer les options de mise en place d’un mécanisme national de prévention (MNP), y compris son intégration au sein d’une institution nationale des droits de l’homme, approche qui a contribué à façonner le cadre institutionnel actuel du Liban.
Les deux parties ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et la coopération, afin de renforcer le système national de prévention de la torture au Liban, de protéger la dignité humaine et de promouvoir l’État de droit.
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