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La Commission nationale des droits de l’homme salue la plainte déposée par Ali Cherri en France comme une étape vers la fin de l’impunité

La Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité pour la prévention de la torture, salue la plainte civile déposée devant l’unité des crimes de guerre en France par l’artiste et réalisateur franco-libanais Ali Cherri, en coopération avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), concernant la frappe aérienne israélienne ayant visé un immeuble résidentiel dans le quartier de Nweiri à Beyrouth le 26 novembre 2024.

Cette plainte revêt une importance particulière en raison de sa dimension personnelle directe. Ali Cherri a perdu dans cette attaque ses deux parents, Nadera Hayek, âgée de 78 ans, et Mahmoud Naïm Cherri, âgé de 88 ans, qui résidaient dans leur appartement au moment de la frappe, ainsi que leur employée de maison, Berki Nigisa. Au moins quatre autres civils, tous résidents du même immeuble, ont également été tués, tandis que l’attaque a causé d’importants dégâts matériels. Cette frappe est intervenue quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu.

Selon l’enquête publiée par Amnesty International en février 2026, aucune alerte préalable efficace n’a été émise, et aucune cible militaire n’a été identifiée ni au moment de l’attaque ni ultérieurement. Ces éléments constituent des motifs raisonnables de penser que cette frappe pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire et doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre.

La Commission souligne que le recours d’Ali Cherri, en tant que double ressortissant franco-libanais et victime directe, à la justice française, constitue une utilisation légitime et essentielle des mécanismes de compétence extraterritoriale, notamment dans un contexte marqué par l’absence de voies de recours effectives au niveau national ou international. Cette initiative met également en lumière le rôle déterminant que peuvent jouer les victimes dans l’activation des mécanismes de justice et de redevabilité.

La Commission estime que cette affaire dépasse le cadre individuel et s’inscrit dans un schéma plus large de violations documentées depuis octobre 2023, notamment des frappes répétées contre des zones résidentielles ayant causé des pertes civiles importantes sans responsabilité engagée à ce jour.

Dans ce contexte, l’ouverture éventuelle d’une enquête par les autorités judiciaires françaises constituerait une étape importante vers la lutte contre l’impunité et pourrait créer un précédent en matière de poursuites des violations commises au Liban devant des juridictions européennes.

La Commission appelle les autorités libanaises à coopérer pleinement avec ces procédures judiciaires, à soutenir les efforts visant à établir la vérité et à renforcer les mécanismes de responsabilité, notamment par l’acceptation de la compétence de la Cour pénale internationale.

Elle appelle également la communauté internationale à assumer ses responsabilités en activant les mécanismes de compétence universelle et en veillant à ce que les violations graves du droit international humanitaire ne restent pas impunies.

La Commission exprime enfin sa solidarité avec Ali Cherri et toutes les familles des victimes, et réaffirme son engagement à soutenir toute initiative judiciaire visant à garantir la vérité, la justice et la réparation.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).