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Liban : Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, toujours pas de justice pour les victimes

À l’occasion du cinquième anniversaire de la tragique explosion du port de Beyrouth, qui a causé la mort d’au moins 236 personnes et blessé plus de 7 000 autres, Amnesty International et Human Rights Watch ont publié une déclaration conjointe dénonçant l’échec des autorités libanaises à rendre justice aux victimes et à leurs familles.

Survenue le 4 août 2020, cette explosion reste l’une des plus puissantes explosions non nucléaires de l’histoire moderne. Cinq ans plus tard, l’enquête nationale reste bloquée par des interférences politiques, un manque de coopération de la part de hauts responsables, et des recours judiciaires répétés visant à entraver la vérité.

🔗 Lire les déclarations complètes :

Malgré la relance partielle de l’enquête en 2025 par le juge Tarek Bitar, les obstacles persistent. Plusieurs responsables politiques de haut niveau – dont d’anciens ministres et des députés – refusent de se soumettre aux convocations, invoquant des immunités ou lançant des poursuites contre le juge.

Avec l’arrivée au pouvoir du Président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam, de nouvelles promesses politiques ont été faites en faveur de la justice. Toutefois, plusieurs figures clés, dont l’ancien procureur Ghassan Oueidat, continuent d’entraver l’enquête en refusant de coopérer.

Les deux organisations appellent les autorités libanaises à :

  • Assurer une enquête complète, indépendante et sans interférences

  • Réformer les codes de procédure pénale et civile pour empêcher les abus

  • Identifier toute la chaîne de responsabilités, au Liban ou à l’étranger

“Une justice retardée est une justice refusée”, déclare Reina Wehbi, chargée de campagne pour le Liban à Amnesty International.

“Cette enquête est un test pour l’engagement du Liban envers l’état de droit et les droits humains”, affirme Ramzi Kaiss, chercheur à Human Rights Watch.

La Commission nationale des droits de l’homme du Liban, y compris son Comité pour la prévention de la torture, renouvelle son appel à la transparence judiciaire, l’indépendance des juges, et l’engagement clair en faveur des droits des victimes et de la vérité.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).