La Commission nationale des droits de l’homme au Liban, y compris le Comité pour la prévention de la torture (NHRC-CPT), exprime sa profonde préoccupation face à la détérioration rapide de la situation humanitaire au Liban à la suite de l’agression israélienne en cours depuis début mars 2026.
Selon le Flash Update n°10 – Escalade des hostilités au Liban au 19 mars 2026, publié par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) le 21 mars 2026, la situation humanitaire au Liban s’est fortement dégradée dans un contexte de poursuite des hostilités.
Pertes civiles massives et déplacements forcés
L’escalade a entraîné la mort de plus de 1 000 personnes et fait 2 584 blessés, les enfants étant touchés de manière disproportionnée. L’intensité et l’extension géographique des attaques continuent d’affecter les populations civiles et les infrastructures à travers tout le pays.
La dynamique des déplacements demeure particulièrement préoccupante, avec plus de 1,2 million de personnes déplacées, dont plus de 134 000 actuellement hébergées dans 636 centres collectifs. Ces installations fonctionnent au-delà de leur capacité, avec un accès insuffisant à l’électricité, à l’eau, à l’assainissement et à l’intimité, ce qui accroît les risques de protection, notamment pour les groupes les plus vulnérables.
Attaques contre les services de santé, les journalistes et le personnel humanitaire
La Commission nationale des droits de l’homme au Liban, y compris le Comité pour la prévention de la torture (NHRC-CPT), souligne les graves conséquences de la poursuite des attaques contre des personnes et des biens protégés. Au moins 31 travailleurs de la santé ont été tués, et plusieurs hôpitaux et centres de soins de santé primaires sont désormais hors service, limitant considérablement l’accès aux services médicaux essentiels.
Les informations faisant état de la mort et de blessures de journalistes suscitent également de vives préoccupations quant au respect du droit international humanitaire, qui accorde une protection explicite aux professionnels des médias en situation de conflit armé.
Destruction des infrastructures civiles
La destruction des habitations, des routes, des ponts et des infrastructures hydrauliques se poursuit, perturbant l’accès aux services essentiels et entravant les opérations humanitaires. Les dommages causés aux infrastructures critiques aggravent encore les besoins humanitaires et réduisent la capacité de réponse.
Cadre juridique et obligations
La Commission rappelle que toutes les parties au conflit sont tenues de respecter le droit international humanitaire, notamment l’obligation de :
- distinguer entre civils et combattants,
- s’abstenir de toute attaque indiscriminée ou disproportionnée,
- prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils,
- garantir la protection du personnel médical, humanitaire et des journalistes.
Les ordres de déplacement doivent respecter les principes de nécessité, de proportionnalité et de clarté, et ne doivent pas entraîner des déplacements arbitraires ou forcés.
Appel à une action immédiate
La NHRC-CPT appelle à :
- la protection immédiate des civils et des infrastructures civiles,
- le respect intégral du droit international humanitaire,
- la protection des travailleurs de la santé, des journalistes et du personnel humanitaire,
- un accès humanitaire sans entrave,
- la reddition de comptes pour les violations, à travers des enquêtes indépendantes et impartiales.
La Commission réaffirme que la protection des civils constitue une obligation juridique fondamentale qui doit être respectée en toutes circonstances.
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