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La Commission nationale des droits de l’homme au Liban salue la protection renforcée du patrimoine culturel libanais par l’UNESCO et appelle à la reddition de comptes

La Commission nationale des droits de l’homme au Liban (NHRC) salue les récentes mesures prises par l’UNESCO pour renforcer la protection du patrimoine culturel libanais dans le contexte des hostilités en cours.

À la suite d’une session extraordinaire du Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, tenue le 1er avril 2026, l’UNESCO a accordé une protection renforcée provisoire à 39 biens culturels libanais, ainsi qu’une assistance financière internationale d’urgence dépassant 100 000 dollars américains afin de soutenir des mesures de sauvegarde immédiates.

La Commission souligne que ces sites bénéficient désormais du plus haut niveau de protection juridique en vertu du droit international humanitaire, notamment la Convention de La Haye de 1954 et son Deuxième Protocole de 1999. Toute attaque contre ces biens culturels protégés ou toute utilisation à des fins militaires peut constituer une violation grave du droit international et engager la responsabilité pénale individuelle.

La Commission note en outre que plusieurs de ces sites comprennent des lieux patrimoniaux d’importance mondiale, tels que Tyr, où des dommages ont déjà été confirmés grâce à un suivi satellitaire réalisé en coopération avec le Centre des Nations unies pour les applications satellitaires (UNOSAT).

La Commission rappelle que, le 18 novembre 2024, à la demande des autorités libanaises, l’UNESCO a convoqué une session extraordinaire à son siège à Paris, aboutissant à l’inscription provisoire de 34 biens culturels libanais sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.

Cette décision antérieure incluait des sites majeurs du patrimoine mondial tels que Baalbek et Tyr, situés dans des zones où des hostilités et des frappes aériennes ont été signalées.

La Commission souligne que la protection du patrimoine culturel est indissociable de la protection des droits de l’homme. Les biens culturels incarnent l’identité, la dignité et la mémoire collective des communautés. Leur destruction constitue non seulement une violation des obligations juridiques internationales, mais porte également atteinte à la cohésion sociale, à la résilience et aux perspectives de paix et de relèvement.

Dans ce contexte, la Commission nationale des droits de l’homme au Liban :

Salue les efforts de l’UNESCO, notamment le suivi satellitaire, les mesures d’intervention d’urgence et la coopération avec les autorités libanaises pour sécuriser les biens culturels et les collections muséales,
Souligne l’importance du statut de protection renforcée en tant que garantie juridique et signal clair adressé à toutes les parties quant à leurs obligations au regard du droit international,
Se félicite de la fourniture d’une assistance technique et financière visant à renforcer la préparation aux risques, la gestion des sites et la formation des professionnels du patrimoine ainsi que des parties prenantes concernées.

La Commission appelle toutes les parties au conflit à :

Respecter strictement leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, y compris la protection des biens culturels,
S’abstenir de cibler ou d’utiliser les sites culturels à des fins militaires,
Prendre toutes les précautions possibles afin d’éviter d’endommager les sites du patrimoine, en particulier ceux situés dans ou à proximité des zones habitées,
Garantir la reddition de comptes pour toute violation, notamment par le biais de mécanismes judiciaires nationaux et internationaux.

La Commission exhorte également les autorités libanaises et la communauté internationale à renforcer la coopération avec l’UNESCO et à mobiliser des ressources supplémentaires pour soutenir le programme d’urgence en cours couvrant les secteurs de la culture, de l’éducation et de l’information.

Dans un contexte d’escalade de la violence, la protection du patrimoine culturel libanais constitue non seulement une obligation juridique, mais aussi un impératif moral. La préservation de ces sites est essentielle pour sauvegarder l’identité du pays et poser les bases du relèvement, de la justice et d’une paix durable.

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NHRCLB
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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).