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Le droit à la santé ne s’interrompt pas en temps de guerre : la Commission nationale met en garde contre les effets du déplacement forcé sur le système de santé au Liban

La Commission nationale des droits de l’homme, y compris le Comité pour la prévention de la torture, a mis en garde contre les graves conséquences des décisions de déplacement massif imposées cette semaine par les forces d’occupation israéliennes, qui contreviennent aux قواعد du droit international humanitaire. Ces mesures ont un impact direct sur la capacité du système de santé libanais à répondre aux besoins de la population, en particulier des groupes les plus vulnérables.

La Commission a souligné que le Liban risque de revivre le scénario observé lors de la guerre de 2024, lorsque plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir en raison des actions des forces d’occupation israéliennes, ce qui a exercé une pression sans précédent sur le secteur de la santé. Aujourd’hui, avec l’augmentation des appels à l’évacuation et au déplacement, ce secteur fait face à une nouvelle épreuve dans un contexte économique et humanitaire extrêmement complexe.

La Commission a affirmé que le déplacement forcé entraîne des pressions immédiates sur les services de santé. Les hôpitaux situés dans les zones évacuées sont contraints de réduire ou de suspendre leurs services, tandis que les patients atteints de maladies chroniques, telles que l’insuffisance rénale, le cancer ou d’autres affections nécessitant un traitement continu, sont obligés de chercher des soins dans d’autres régions. Ces hôpitaux d’accueil sont souvent déjà sous forte pression en raison des services qu’ils fournissent aux populations les plus vulnérables.

La Commission a ajouté que la charge ne se limite pas à l’aspect médical. Le système de santé libanais repose aujourd’hui largement sur les paiements directs des patients. Or, de nombreuses familles déplacées, contraintes de quitter leur domicile dans l’urgence, laissent derrière elles leurs économies ou les ont déjà épuisées, ce qui accroît leur vulnérabilité et limite leur accès aux soins de santé.

Elle a également souligné que le personnel de santé lui-même est affecté par le déplacement, de nombreux médecins, infirmiers et travailleurs de la santé se retrouvant parmi les personnes déplacées. Cela les oblige à prioriser la sécurité de leurs familles, entraînant une diminution temporaire du personnel disponible à un moment où les besoins en services de santé augmentent.

Cette situation intervient alors que le système de santé libanais fonctionne déjà avec des ressources extrêmement limitées, le pays dépendant largement des importations pour la plupart des médicaments et des fournitures médicales. Toute perturbation des chaînes d’approvisionnement constitue donc un facteur supplémentaire aggravant la pression sur les services de santé.

Dans ce contexte, la Commission nationale des droits de l’homme a souligné que la protection du droit à la santé demeure une obligation juridique et morale qui ne doit pas être compromise, même en période de conflit. Elle a appelé Israël à respecter les règles du droit international humanitaire, notamment celles relatives à la protection des civils, au maintien du fonctionnement des établissements de santé et à l’accès des patients aux traitements.

La Commission a également appelé les autorités libanaises et les partenaires internationaux à اتخاذ des mesures urgentes afin d’assurer la continuité des services de santé, de soutenir les établissements de santé et le personnel médical, et de garantir la disponibilité des médicaments et des fournitures essentielles, afin que nul ne soit privé de son droit aux soins de santé.

La Commission a conclu en affirmant que l’accès aux soins de santé, même en temps de guerre et de déplacement, n’est pas un privilège mais un droit fondamental de l’homme qui doit être protégé et garanti pour tous, sans discrimination.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).