La Commission nationale des droits de l’homme, qui comprend le Comité de prévention de la torture, a annoncé qu’elle accorde une attention exceptionnelle aux conditions des détenus en attente de jugement dans les prisons, les postes de police et les centres de détention situés dans les zones touchées par l’agression israélienne, ainsi que dans celles ayant fait l’objet de menaces d’évacuation de la population.
Selon les informations documentées par la Commission, des prisonniers et détenus en attente de jugement ont été transférés depuis les prisons et centres de détention vers des zones plus sûres, notamment vers la brigade judiciaire de la banlieue sud de Beyrouth, où 86 détenus en attente de jugement ont été transférés à la prison centrale de Roumieh. Quant aux postes de police situés à Khiam, Bint Jbeil et Mays al-Jabal, ils ont tous été évacués et 40 détenus en attente de jugement ont été transférés vers Saïda, où ils ont été répartis dans plusieurs centres de détention et postes de police placés sous l’administration de la brigade de Saïda.
Alors que les prisons de Tebnine et de Marjayoun restent fermées depuis l’agression israélienne de 2024 et n’ont pas encore été rouvertes après l’accord de cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024, la prison de Nabatieh compte toujours 120 prisonniers et détenus en attente de jugement, et aucune décision d’évacuation n’a encore été prise. La Commission a recommandé à la Direction générale des Forces de sécurité intérieure d’achever immédiatement les opérations d’évacuation, compte tenu des craintes d’une extension de l’agression israélienne.
À Baabda, où une décision d’évacuer le Palais de justice a été prise après des menaces visant des personnes vivant à proximité, la Commission a suivi la situation des détenus en attente de jugement dans la salle de détention du Palais de justice de Baabda. Il s’est avéré que l’évacuation ne concernait que les employés civils, tandis que l’administration pénitentiaire et les détenus en attente de jugement n’ont pas été évacués, après qu’il a été établi que l’alerte faisait partie de milliers de fausses alertes envoyées aux téléphones des citoyens et des résidents dans différentes régions libanaises.
La Commission a également annoncé qu’elle poursuit ses efforts pour assurer le succès de l’initiative qu’elle a lancée en 2024 afin de traiter le problème de la surpopulation dans les prisons libanaises et d’alléger les charges pesant sur les familles dans le contexte de l’agression israélienne continue contre le Liban. Elle poursuit également sa coordination avec les différentes autorités judiciaires, sécuritaires et militaires concernées afin d’accélérer la présentation des demandes de remise en liberté pour les personnes éligibles.
La Commission a rappelé les deux circulaires publiées par le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Al-Hajjar, en date du 29 octobre 2024 et du 10 avril 2025. Ces circulaires visent à activer l’application de l’article 108 du Code de procédure pénale et à en accélérer les procédures, en coopération avec la Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité de prévention de la torture, ainsi qu’avec la Direction générale des Forces de sécurité intérieure. Un mécanisme a été mis en place pour faciliter le dépôt des demandes de remise en liberté par les accusés détenus en attente de jugement et garantir leur accès à l’autorité judiciaire chargée d’examiner leurs dossiers.
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