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Un rapport de Haaretz soulève de graves préoccupations concernant le pillage de biens civils au sud du Liban

Un rapport publié par le journal Haaretz le 23 avril 2026, rédigé par le journaliste Yaniv Kubovich, fait état de témoignages indiquant que des soldats israéliens, réguliers et réservistes, auraient participé à des actes de pillage à grande échelle de biens civils dans des habitations et des commerces au sud du Liban.

Selon le rapport, les biens concernés incluent des motos, des téléviseurs, des tableaux, des canapés et des tapis, ce qui suggère un phénomène d’appropriation à grande échelle de biens privés. Les témoignages de combattants et de commandants sur le terrain indiquent que ces pratiques sont devenues routinières, les différents niveaux de commandement en étant informés sans prendre de mesures disciplinaires efficaces pour y mettre fin.

Les allégations rapportées par Haaretz, si elles sont confirmées, soulèvent de graves préoccupations quant à des actes de pillage pouvant constituer des crimes de guerre au sud du Liban, ainsi qu’à d’éventuelles défaillances dans la chaîne de commandement.

Ces éléments appellent à la conduite d’enquêtes indépendantes, transparentes et efficaces, conformément aux normes internationales, afin de garantir la responsabilité et la protection des civils.

Évaluation juridique au regard du droit international humanitaire

Si elles sont confirmées, les pratiques décrites pourraient constituer des actes de pillage, strictement interdits par le droit international humanitaire.

L’article 33 de la Quatrième Convention de Genève interdit expressément le pillage en toutes circonstances. Cette interdiction est également consacrée par le Protocole additionnel I et fait partie du droit international coutumier tel que reconnu par le Comité international de la Croix-Rouge.

Le pillage se définit comme l’appropriation illégale de biens à des fins privées sans nécessité militaire. Les faits allégués semblent correspondre à cette définition, étant entendu que cette interdiction est absolue.

Qualification en tant que crime de guerre

Le pillage constitue un crime de guerre en droit pénal international. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, à son article 8(2)(b)(xvi), incrimine explicitement le pillage dans les conflits armés internationaux.

Lorsque ces actes sont commis à grande échelle ou de manière systématique, ils peuvent révéler des violations généralisées, engageant la responsabilité pénale individuelle.

Responsabilité du commandement

Les éléments rapportés soulèvent également la question de la responsabilité des supérieurs hiérarchiques.

Conformément à l’article 28 du Statut de Rome, les chefs militaires peuvent être tenus responsables s’ils savaient, ou auraient dû savoir, que leurs subordonnés commettaient de tels actes et s’ils n’ont pas pris les mesures nécessaires pour les prévenir ou les réprimer.

La connaissance alléguée de ces faits par les commandements, combinée à l’absence de mesures disciplinaires, pourrait constituer un manquement à l’obligation de contrôle effectif.

Obligations de l’État et reddition de comptes

Les États ont l’obligation de prévenir les violations du droit international humanitaire, d’enquêter de manière indépendante et impartiale, et de poursuivre les responsables.

L’absence d’action en ce sens contribue à l’impunité et affaiblit la protection des civils et de leurs biens.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).