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Le Conseil national de la recherche scientifique documente la destruction du secteur du logement

L’ampleur des destructions rapides ayant frappé le secteur du logement à la suite de l’agression israélienne contre le Liban en 2026 se révèle de plus en plus, reflétant l’une des vagues de ciblage les plus graves מאז le début de la guerre. Dans ce contexte, le Conseil national de la recherche scientifique, à travers le Centre national des risques naturels et d’alerte précoce, s’impose comme une référence scientifique majeure dans la documentation et l’analyse de ces destructions sur la base de données précises et fondées sur des preuves.

Selon un rapport préparé par la journaliste d’investigation Lili Gerges et publié dans le journal An-Nahar, les données indiquent que le Liban a subi plus de 5 200 attaques en l’espace de 35 jours seulement, entraînant la destruction ou l’endommagement d’environ 40 000 unités de logement, soit une moyenne d’environ 1 081 unités par jour. Ce chiffre ne reflète pas seulement l’ampleur des pertes, mais met également en évidence un rythme sans précédent dans la destruction des zones résidentielles, une grande partie des dommages ayant été enregistrée sur une période très courte par rapport aux phases précédentes de la guerre.

Un rôle scientifique au cœur de la crise

Le rôle du Conseil national de la recherche scientifique ne se limite pas à la collecte de données, mais s’étend à la mise en place d’un système intégré de suivi et d’analyse. Le Centre national des risques naturels s’appuie sur des technologies avancées, notamment la télédétection, l’analyse d’images satellitaires, l’intelligence artificielle et des sources communautaires, ainsi que sur des vérifications de terrain. Cette méthodologie permet de produire des données fiables et précises pour évaluer l’ampleur des dégâts et orienter les réponses.

Ce rôle est particulièrement crucial dans les contextes de conflit, marqués par la multiplicité des récits et des informations contradictoires, le Conseil constituant une référence scientifique neutre pour comprendre les modes de ciblage et documenter les atteintes aux infrastructures résidentielles.

Géographie de la destruction et extension de son ampleur

Les données montrent que la destruction ne s’est pas limitée à une zone géographique restreinte ou à des lignes de front traditionnelles, mais s’est étendue à un large éventail de régions libanaises, de la capitale et sa périphérie jusqu’au sud et à la Bekaa. La banlieue sud de Beyrouth arrive en tête des zones les plus touchées, suivie de Nabatieh, du district de Bint Jbeil et de la ville de Tyr, des régions caractérisées par une forte densité de population et une importance socio-économique notable.

Cette répartition géographique reflète non seulement l’intensité des frappes, mais également une extension du schéma des opérations militaires, les attaques ne se limitant plus aux zones périphériques ou frontalières, mais visant des centres urbains densément peuplés et des communautés civiles. L’extension des destructions à des quartiers entiers a entraîné l’effondrement des infrastructures locales, notamment les réseaux d’eau et d’électricité, les routes et les services essentiels, compliquant les efforts de secours.

En outre, cette extension montre que les destructions dépassent les clivages régionaux, confessionnels et économiques, conférant à leurs effets une dimension nationale et aggravant les inégalités de développement.

Une accélération préoccupante par rapport aux guerres précédentes

Bien que les guerres précédentes, notamment entre 2023 et 2024, aient enregistré un nombre total de dommages plus élevé, la caractéristique principale de la phase actuelle est l’accélération sans précédent du rythme des destructions. En seulement 35 jours, des dizaines de milliers d’unités de logement ont été détruites ou endommagées, des chiffres qui nécessitaient auparavant des mois, voire des années.

Cette accélération traduit un changement qualitatif dans la nature des opérations, tant par l’intensité et la simultanéité des frappes que par leur extension géographique, ainsi que par l’utilisation de moyens de destruction capables de causer des dégâts massifs en un temps très court.

Elle réduit considérablement la capacité des communautés et des institutions à s’adapter ou à se relever progressivement, transformant les crises en chocs immédiats dépassant les capacités de réponse.

Des conséquences humanitaires et économiques profondes

Les effets de ces destructions dépassent largement la perte matérielle des logements pour toucher le tissu social et économique de la société libanaise. La perte d’un logement ne signifie pas seulement la perte d’un abri, mais également la désintégration des liens familiaux et communautaires, ainsi que la perte de mémoire et d’identité liées au lieu.

Sur le plan économique, la destruction des logements entraîne une série de conséquences, notamment :

  • La perte des sources de revenus liées aux activités commerciales et domestiques
  • Le déclin de l’activité économique locale
  • Une pression accrue sur les marchés locatifs et les services

Par ailleurs, l’augmentation des déplacements internes exerce une pression considérable sur les infrastructures et les services essentiels dans les zones d’accueil, aggravant la vulnérabilité humanitaire.

À long terme, cette situation risque d’alimenter des cycles de pauvreté et de marginalisation, et de rendre les efforts de reconstruction plus complexes et coûteux.

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مؤسسة وطنية مستقلة منشأة بموجب القانون 62/ 2016، تتضمن آلية وقائية وطنية للتعذيب (لجنة الوقاية من التعذيب) عملاً بأحكام القانون رقم 12/ 2008 (المصادقة على البروتوكول الاختياري لاتفاقية مناهضة التعذيب). An independent national institution established under Law No. 62/2016, which includes a National Preventive Mechanism against torture (the Committee for the Prevention of Torture), in accordance with the provisions of Law No. 12/2008 (ratifying the Optional Protocol to the Convention against Torture). Une institution nationale indépendante établie en vertu de la loi n° 62/2016, qui comprend un mécanisme national de prévention de la torture (le Comité pour la prévention de la torture), conformément aux dispositions de la loi n° 12/2008 (ratifiant le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture).