Sous le patronage du Président de la République libanaise, le général Joseph Aoun, représenté par le ministre de la Justice, M. Adel Nassar, le siège officiel de la Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité pour la prévention de la torture, a été inauguré ce matin dans l’immeuble Sarhal, au premier étage, boulevard Sami Solh, à Beyrouth.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités officielles, diplomatiques et issues du milieu des droits humains, notamment : le ministre de la Justice Adel Nassar ; Sultan bin Hassan Al-Jamali, secrétaire général du Réseau arabe des institutions nationales des droits de l’homme, à la tête d’une délégation du Réseau et du Comité national des droits de l’homme du Qatar ; le député Dr Michel Moussa, président de la Commission parlementaire des droits de l’homme ; la juge Mirna Klass, représentante du Parquet général près la Cour de cassation ; Sandra De Waele, cheffe de la délégation de l’Union européenne au Liban ; Mazen Shkoura, représentant régional du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ; M. Nino Karmoun, chef des conseillers techniques du Programme des Nations unies pour le développement ; le juge Tarek Abou Nassar, représentant le Conseil supérieur de la magistrature ; le juge Joseph Samaha, président de la Commission nationale des personnes disparues et disparues de force ; le Dr Ali Badran, membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption, ainsi que des représentants du corps diplomatique, des agences des Nations unies, des institutions de défense des droits humains et des organisations de la société civile.

Programme de l’inauguration
La cérémonie a débuté par la coupure du ruban à l’entrée du siège et l’exécution de l’hymne national libanais. Elle a été suivie d’un discours du commissaire aux relations internationales et à l’information de la Commission, M. Bassam Al-Kantar, qui a souligné la portée symbolique et pratique de cet événement, considérant l’ouverture du siège comme une étape charnière dans le renforcement du rôle de la Commission en tant qu’institution nationale indépendante et efficace.

Il a précisé que « ce siège que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas un simple espace administratif, mais le symbole de l’engagement de l’État libanais à protéger les droits et les libertés, et l’expression de la volonté du législateur de créer une institution jouant le rôle de médiateur, constituant la référence nationale pour la réception et le suivi des plaintes relatives aux violations, ainsi que pour la mise en œuvre des engagements internationaux du Liban, notamment ceux découlant du Protocole facultatif à la Convention contre la torture ».
Il a également indiqué que l’intégration du Comité national pour la prévention de la torture dans la loi de la Commission reflète une conscience législative avancée de l’importance de la prévention, plutôt que de se limiter à un traitement a posteriori des violations. Il a ajouté que cette inauguration coïncide avec les préparatifs de la participation du Liban à l’Assemblée générale de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme, exprimant l’espoir que la demande d’adhésion de la Commission soit inscrite à l’ordre du jour, en vue de l’obtention du statut « A », renforçant ainsi la position du Liban sur les plans régional et international.

Allocution du Président de la Commission
Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, incluant le Comité pour la prévention de la torture, le Dr Fadi Gerges, a prononcé une allocution dans laquelle il a affirmé que le parrainage du Président de la République constitue un message clair en faveur de l’indépendance de la Commission et du renforcement de son rôle institutionnel.
Il a souligné que l’inauguration du siège traduit concrètement l’engagement de l’État libanais envers la Constitution et les Principes de Paris régissant le fonctionnement des institutions nationales indépendantes, mettant en avant le rôle de la Commission en matière de suivi, d’évaluation, de sensibilisation et d’accompagnement des politiques publiques dans une perspective fondée sur les droits humains.
Il a également réaffirmé l’engagement de la Commission, à travers le Comité pour la prévention de la torture, à protéger les personnes privées de liberté, à lutter contre la torture et les mauvais traitements, et à promouvoir une coopération responsable avec les autorités compétentes.
Le Dr Gerges a insisté sur l’importance de l’adoption, dans les plus brefs délais, du décret relatif aux indemnités du président et des membres de la Commission, en raison de son rôle essentiel dans le renforcement de l’indépendance et la pérennité de son action. Il a en outre annoncé les préparatifs en vue du lancement de la feuille de route stratégique pour la période 2026–2027, fondée sur six axes prioritaires, soutenus par un système de suivi, d’évaluation, de redevabilité et d’apprentissage.
En conclusion, il a remercié l’ensemble des partenaires et des soutiens, en particulier le Comité national des droits de l’homme de l’État du Qatar, le Réseau arabe des institutions nationales des droits de l’homme, le gouvernement du Canada, l’Union européenne, ainsi que les organismes des Nations unies, notamment le PNUD et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme.
Allocution du Ministre de la Justice
Le ministre de la Justice, M. Adel Nassar, parrain de la cérémonie, a affirmé dans son discours que l’inauguration du siège confirme que les droits de l’homme constituent le fondement de la justice et la source de la légitimité de l’État.

Il a souligné que la Commission est un partenaire clé dans l’élaboration des politiques publiques, le suivi des défis et la promotion d’une culture des droits et de la dignité humaine, rappelant l’engagement de l’État à protéger la liberté d’expression, les droits de l’enfant, à lutter contre la traite des êtres humains et à renforcer l’indépendance de la justice.
Il a également présenté les mesures prises pour améliorer le fonctionnement de la justice, réduire la surpopulation carcérale, garantir des procès équitables, réactiver l’Institut des études judiciaires et ancrer une culture des droits humains au sein du corps judiciaire.
Le ministre a réaffirmé son engagement personnel, ainsi que celui du ministère de la Justice, à fournir les conditions juridiques et institutionnelles permettant à la Commission d’exercer ses missions avec efficacité et indépendance, rappelant l’adoption de ses règlements intérieur et financier par le Conseil des ministres.
Il a conclu en soulignant que ce siège sera un véritable espace de travail, une tribune pour la vérité et un outil efficace au service de la dignité humaine au Liban.

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