La Commission nationale des droits de l’homme du Liban, incluant le Comité pour la prévention de la torture, se félicite de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution 80/214 en décembre 2025, une résolution majeure qui réaffirme le rôle fondamental des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits humains, ainsi que dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Cette résolution constitue une étape politique et normative importante, reconnaissant les institutions nationales des droits de l’homme comme des acteurs clés au niveau national, assurant le lien entre les engagements internationaux des États, leur mise en œuvre interne, les mécanismes de redevabilité et un développement inclusif ne laissant personne de côté.
La résolution 80/214 accorde une attention particulière aux droits des personnes handicapées, à l’occasion du vingtième anniversaire de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Elle salue expressément le rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits des personnes handicapées et encourage les États à désigner les institutions nationales comme mécanismes indépendants de suivi au titre de la CRDPH, conformément aux normes internationales.
La résolution appelle également les États à établir et à renforcer des institutions nationales des droits de l’homme pleinement conformes aux Principes de Paris, et à assurer le suivi des recommandations relatives à l’accréditation, afin de garantir leur indépendance, leur pluralisme et l’effectivité de leur mandat.
En outre, l’Assemblée générale réaffirme que les institutions nationales des droits de l’homme doivent être protégées contre toute forme de représailles, d’intimidation ou d’ingérence indue. Elle exhorte les États à enquêter rapidement sur de tels actes et à garantir des recours effectifs et une protection adéquate aux victimes, soulignant que la sécurité et l’indépendance des institutions nationales sont essentielles à leur crédibilité et à leur efficacité.
La résolution salue par ailleurs les possibilités offertes aux institutions nationales des droits de l’homme de contribuer de manière indépendante aux travaux des organes et mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits humains, et appelle à garantir leur participation pleine et effective à l’ensemble des mécanismes onusiens pertinents, notamment les organes conventionnels, les procédures spéciales et le Conseil des droits de l’homme.
Enfin, la résolution reconnaît le rôle essentiel du système des Nations Unies pour les droits de l’homme dans le soutien au développement et au fonctionnement des institutions nationales indépendantes, en coopération avec l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme. Elle salue également le renforcement de la coopération régionale entre les institutions nationales des droits de l’homme en Afrique, dans les Amériques, en Asie-Pacifique et en Europe.
La Commission nationale des droits de l’homme du Liban, incluant le Comité pour la prévention de la torture, considère l’adoption de cette résolution comme une réaffirmation forte de l’engagement de la communauté internationale en faveur de systèmes nationaux indépendants et efficaces de protection des droits humains. Elle réitère sa détermination à poursuivre, dans le cadre de son mandat légal, ses efforts en matière de protection des droits et libertés, de suivi des obligations de l’État, et de promotion de la dignité, de l’égalité et de l’inclusion, notamment des personnes handicapées.
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